Alerte et action au niveau mondial (GAR)

Fièvre jaune en République démocratique du Congo

Bulletin d’information sur les flambées épidémiques

Le 12 mars 2014, deux événements impliquant la fièvre jaune ont été notifiés dans le nord et le sud de la RDC. Six cas confirmés en laboratoire d’infection par le virus de la fièvre jaune ont été signalés. Sur ce chiffre, trois venaient de la zone sanitaire de Bondo1, Province orientale, deux de la zone sanitaire de Buta, Province orientale et un de la zone sanitaire de Kikondja, Province du Katanga. Au total 139 cas suspects, probables et confirmés, dont six décès, ont été notifiés.

Dans le district de Bondo, le cas indicateur était un homme de 40 ans tombé malade (fièvre et ictère) le 10 décembre 2013. On ne sait pas s’il était vacciné contre la fièvre jaune. La confirmation en laboratoire a été effectuée par l’Institut national de recherche biomédicale (INRB) de Kinshasa, qui a mis en évidence une positivité des IgM au test ELISA. La reconfirmation du test de laboratoire a été effectuée par le laboratoire de référence régional pour la fièvre jaune de l’Institut Pasteur à Dakar (Sénégal), au moyen d’un test plus spécifique pour la maladie (test de neutralisation par réduction des plages, ou PRNT) les autres arbovirus étant exclus.

Le deuxième cas a été signalé dans la même zone sanitaire le 30 janvier 2014 et la confirmation en laboratoire a été effectuée le 11 mars 2014. L’état vaccinal du patient à l’égard de la fièvre jaune est inconnu.

Les investigations préliminaires sur la flambée ont révélé que dans le district de Bondo et le district sanitaire de Buta, au moins 116 cas suspects ont été notifiés.

Dans le district de Kikondja, le cas indicateur était une femme de 19 ans, et avait été signalé par le centre de santé de Ntwati le 17 février 2014. Le cas a été confirmé en laboratoire par l’INRB et par l’Institut Pasteur de Dakar. Suite à l’identification du cas indicateur, une investigation de la flambée a été menée dans trois villages, Katongue, Kimbuvu et Lukila, où 23 cas suspects ont été identifiés.

Le Groupe international de coordination pour l’approvisionnement en vaccin antiamaril (YF-ICG2), a approuvé la fourniture de 559 876 doses de vaccin antiamaril et les dépenses opérationnelles pour une campagne de vaccination de masse en réaction à la flambée.

Une campagne de vaccination de masse en réaction à la flambée est prévue le 1er mai 2014. Elle sera dirigée par le Ministère de la Santé de la RDC avec l’appui de l’Alliance GAVI, de Médecins sans Frontières (MSF) et d’autres partenaires. L’OMS apporte un appui étroit pour la gestion de la flambée en ce qui concerne les activités de suivi, de prévention et de lutte sur le terrain et pour la mobilisation de ressources.


1 Une zone sanitaire en RDC est un district dans d’autres pays.

2 L’YF-ICG est un partenariat qui gère le stock de vaccins contre la fièvre jaune pour les situations d’urgence sur la base d’un fonds de roulement. Y sont représentés le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), Médecins sans Frontières (MSF), la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) et l’OMS, qui fait également fonction de secrétariat. Le stock est financé par l’Alliance GAVI.

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