Alerte et action au niveau mondial (GAR)

Coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV) – mise à jour

Bulletin d’information sur les flambées épidémiques

Le 26 avril 2014, le Ministère de la Santé égyptien a notifié le premier cas confirmé en laboratoire d’infection par le coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV) en Égypte.

Il s’agit d’un homme de 27 ans qui a vécu à Riyad (Arabie saoudite) les quatre dernières années. Il a été en contact avec un cas précédent, confirmé en laboratoire (son oncle), décédé le 19 avril et avec un autre cas confirmé en laboratoire (un voisin de son oncle) qui est encore en traitement à l’hôpital de Djeddah (Arabie saoudite). Il est tombé malade le 22 avril, est revenu en Égypte le 25 et son infection par le MERS-CoV a été confirmée le 26 avril. Il est actuellement dans un état stable.

L’OMS a mobilisé une équipe pour aider l’Arabie saoudite à faire le point sur la situation actuelle, à déterminer les lacunes au niveau de l’information pour mieux comprendre les risques pour la santé publique liés à la recrudescence actuelle de cas, notamment dans les établissements de soins et à déterminer le type des investigations à mener pour mieux comprendre les chaînes de transmission et la transmission associée aux soins de santé.

L’Arabie saoudite a fourni des informations sur 138 cas identifiés entre le 11 et le 26 avril 2014 dans ce pays, dont des détails préliminaires sur les cas et les décès liés à la flambée à Djeddah. L’OMS actualisera dès que possible le total mondial de cas confirmés en laboratoire d’infections par le MERS-CoV et des décès sur la base des informations officielles fournies par l’Arabie saoudite.

Conseils de l’OMS

Compte tenu de la situation actuelle et des informations disponibles, l’OMS invite tous les États Membres à poursuivre leur surveillance des infections respiratoires aiguës sévères (IRAS) et à examiner avec soin toute présentation inhabituelle.

Les mesures de prévention et de lutte contre les infections sont indispensables pour éviter la propagation du MERS-CoV dans les établissements de soins. Les établissements soignant des patients chez lesquels une infection à MERS-CoV est suspectée ou confirmée devront prendre des mesures appropriées pour réduire le risque de transmission du virus à d’autres patients, au personnel médical ou aux visiteurs. Une éducation et une formation à la prévention et à la lutte contre les infections devront être dispensées à tous les soignants et faire l’objet de rappels réguliers.

L’identification précoce du MERS-CoV n’est pas toujours possible, la maladie prenant parfois une forme bénigne ou atypique. Il est donc important de garantir l’application systématique des précautions standard pour tous les patients, quel que soit le diagnostic, et toutes les pratiques de travail.

Il faudra compléter ces mesures par les précautions gouttelettes lors des soins prodigués à tous les malades présentant des symptômes d’infection respiratoire aiguë, et par les précautions contact et une protection oculaire lorsqu’on s’occupe d’un cas probable ou confirmé d’infection à MERS-CoV. Les précautions aériennes sont indiquées lorsqu’on met en œuvre des procédures générant des aérosols.

Lorsque les indices cliniques et épidémiologiques sont fortement évocateurs d’une infection à MERS-CoV, le patient devra être pris en charge comme s’il était potentiellement infecté, même si un premier test sur un écouvillon nasopharyngé s’avère négatif. Dans le cas où ce test initial est négatif, il convient de le répéter sur des échantillons prélevés au niveau des voies respiratoires inférieures.

Il est conseillé au personnel soignant de rester vigilant. En application des recommandations actuelles de surveillance, on soumettra à un dépistage du MERS-CoV les voyageurs récemment revenus du Moyen-Orient et chez lesquels se développe une IRAS.

Il est aussi rappelé à tous les États Membres qu’ils doivent rapidement évaluer et notifier à l’OMS tout nouveau cas d’infection à MERS-CoV, en communiquant également les informations relatives aux expositions pouvant avoir entraîné l’infection ainsi qu’une description de l’évolution clinique. Ils devront lancer rapidement des investigations sur l’origine de l’exposition afin d’identifier le mode d’exposition et de prévenir une éventuelle poursuite de la transmission du virus.

Les personnes exposées à un risque élevé de maladie grave due au MERS-CoV devront éviter les contacts rapprochés avec des animaux lorsqu’elles se rendent dans des fermes ou des élevages situés dans des zones où l’on sait que le virus peut être en circulation. Ceux qui, dans le grand public, visitent une ferme ou un élevage devront observer les mesures générales d’hygiène, comme se laver régulièrement les mains avant et après avoir touché des animaux, éviter les contacts avec des animaux malades et respecter les bonnes pratiques d’hygiène alimentaire.

En rapport avec cet événement, l’OMS ne conseille pas de dépistage particulier aux points d’entrée et ne recommande pas actuellement de restrictions aux déplacements ou au commerce.

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