Alerte et action au niveau mondial (GAR)

Maladie à virus Ebola en Afrique de l’Ouest – mise à jour

Bulletin d’information sur les flambées en cours
6 mai 2014

Guinée

Au 3 mai 2014 à 18 heures, le Ministère guinéen de la Santé a notifié un total cumulé de 231 cas cliniques de maladie à virus Ebola, dont 155 mortels. Il n’y a pas eu de changement dans le nombre de cas confirmés par PCR (127) depuis la dernière mise à jour du 2 mai 2014, mais un décès supplémentaire a été notifié parmi les cas confirmés (82 décès).

Il y a eu 5 nouveaux cas probables et 5 nouveaux décès parmi les cas probables de maladie à virus Ebola depuis le dernier rapport (actuellement 49 cas, dont 39 décès). De plus, 55 cas (34 décès) sont classés comme des cas suspects. Au 2 mai, deux patients restent en isolement à Conakry et trois à Guékédou. Tous les nouveaux cas et décès ont été signalés à Guékédou. La date d’isolement du cas confirmé le plus récent est le 26 avril à Conakry et le 1er mai à Guékédou.

La répartition géographique des cas cliniques de maladie à virus Ebola depuis le début de l’épidémie est la suivante: Conakry (53 cas, dont 24 mortels), Guékédou (145/105), Macenta (22/16), Kissidougou (6/5), Dabola (4/4) et Dinguiraye (1/1). Il n’y a pas eu de nouveau cas à Kissidougou depuis le 1er avril, ni à Macenta depuis le 9 avril. À Djingaraye et Dabola, aucun nouveau cas n’a été signalé depuis la fin mars 2014.

Le total cumulé des cas confirmés en laboratoire et des décès depuis le début de la flambée est le suivant: Conakry (40 cas, dont 20 mortels); Guékédou (72/50); Macenta (13/10); Kissidougou (1/1) et Dabola (1/1). L’analyse des données épidémiologiques des 3 dernières semaines montre que le nombre de nouveaux cas est en diminution à Guékédou.

Les activités de prévention et de lutte contre la maladie à virus Ebola se poursuivent à Guékédou : série d’activités novatrices de sensibilisation de la communauté et de mobilisation sociale auprès des responsables communautaires, sociétés minières, banques, écoles et universités et organisations non gouvernementales locales; diffusion de messages à travers les radios communautaires rurales ou sous forme d’affiches; projection de films sur la maladie à virus Ebola; et éducation sur cette maladie au porte-à-porte dans les villages et quartiers touches.

Le nombre de cas et de contacts reste susceptible d’évoluer en raison de la synthèse des données sur les cas et les contacts et des résultats de laboratoire, du renforcement des activités de surveillance et des activités de recherche des contacts. La récente introduction des tests sérologiques de recherche du virus Ebola pour les cas cliniques négatifs à la PCR est également susceptible de modifier le nombre définitif de cas confirmés en laboratoire.

La période d’incubation de cette maladie pouvant aller jusqu’à 3 semaines, il est probable que les autorités sanitaires guinéennes continueront de notifier de nouveaux cas dans les prochaines semaines et d’autres cas suspects pourraient également être identifiés dans les pays limitrophes.

Libéria

Il n’y a pas eu de changement dans la situation épidémiologique au Libéria. Le Ministère de la Santé et de la Protection sociale du Libéria a indiqué qu’il n’y avait pas actuellement d’alerte aux maladies du type fièvre hémorragique virale au Libéria. Des activités de surveillance active se poursuivent. Au 5 mai, 152 contacts avaient achevé leurs 21 jours de suivi et ne faisaient plus l’objet d’une surveillance médicale.

L’OMS et les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) d’Atlanta (États-Unis) organisent aujourd’hui une formation à l’application EpiInfo VHF pour le personnel du Ministère. La formation à la surveillance active à l’intention des responsables sanitaires de comté et de district est prévue la semaine prochaine dans les comtés de Bong et Nimba.

Sierra Leone

Au 3 mai, aucun cas de maladie à virus Ebola n’a été confirmé en Sierra Leone. Entre le 16 mars et 2 mai 2014, le Ministère de la Santé et de l’Assainissement du Sierra Leone a recherché la présence de maladie à virus Ebola ou de fièvre de Lassa chez 105 patients présentant des symptômes évocateurs de fièvre hémorragique virale.

Aucun cas de maladie à virus Ebola n’a été décelé au moyen de la PCR pour la recherche des virus Ebola tandis que l’infection par le virus de la fièvre de Lassa a été confirmée chez 10 patients. La fièvre de Lassa est endémique en Sierra Leone. Trente-cinq (35 contacts) ont été dénombrés; 15 ont terminé leurs 21 jours de suivi et ne font plus l’objet d’une surveillance médicale.

Une formation à la préparation et à l’action en cas de maladie à virus Ebola a été dispensée à 375 agents de santé, dont du personnel infirmier de district de niveau supérieur, du personnel de soins de santé primaires, des infirmières hospitalières de niveau supérieur et des cliniciens et responsables hospitaliers. Du matériel de protection individuelle a été prépositionné dans tous les hôpitaux de district, certains hôpitaux privés et de mission et à l’Hôpital des Forces armées. Les activités de surveillance active se poursuivent, notamment l’investigation de toutes les rumeurs concernant des maladies évocatrices de fièvre hémorragique virale.

Action de l’OMS

L’OMS continue à apporter son soutien aux Ministères de la Santé de Guinée et du Libéria pour leurs activités de prévention et de lutte contre la maladie à virus Ebola. Au 5 mai, 112 experts avaient été déployés à cette fin: 68 dans le cadre du dispositif mondial de renfort de l’OMS, 33 experts internationaux en provenance d’institutions partenaires du Réseau mondial d’alerte et action en cas d’épidémie (GOARN) et 10 consultants extérieurs.

Des compétences ont été mobilisées dans les domaines suivants: coordination, anthropologie médicale, prise en charge clinique des cas, gestion des données et informatique sanitaire, surveillance et épidémiologie, lutte contre l’infection, services de laboratoire, logistique, communication sur les risques, mobilisation sociale, finances et administration et mobilisation des ressources.

À ce jour, 87 experts ont été déployés en Guinée, 20 au Libéria, 1 en Sierra Leone et 4 au Bureau régional OMS de l’Afrique.

Douze autres déploiements sont prévus dans les disciplines suivantes: anthropologie médicale, prise en charge clinique des cas, surveillance et épidémiologie, services de laboratoire, logistique et communication sur les risques et auprès des médias.

L’OMS ne recommande pas que des restrictions aux voyages ou aux échanges commerciaux soient imposées à la Guinée ou au Libéria sur la base des informations actuellement disponibles concernant cet événement.

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