Alerte et action au niveau mondial (GAR)

Coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV) – mise à jour

Bulletin d’information sur les flambées épidémiques

Le 26 mai 2014, le point focal national du Règlement sanitaire international (RSI) de la République islamique d’Iran a notifié à l’OMS les 2 premiers cas confirmés en laboratoire d’infection par le coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS CoV). Les 2 patientes sont des sœurs habitant la province de Kerman.

Informations détaillées communiquées à l’OMS:

  • Une femme de 52 ans tombée malade le 11 mai et hospitalisée le même jour. La patiente est actuellement dans un état critique. Elle présente une autre pathologie. Elle n’a pas d’antécédents de voyage. Elle a cependant des antécédents de contact étroit avec une femme atteinte de syndrome d’allure grippale et s’était rendue en Arabie saoudite pour la umra. La patiente n’a pas d’antécédents de contact avec des animaux ni de consommation de produits crus issus du chameau dans les 14 jours ayant précédé l’apparition de la maladie.
  • Une femme de 50 ans tombée malade le 11 mai et hospitalisée le 17 mai. Son état est actuellement stable. Elle présente une autre pathologie. Elle n’a pas d’antécédents de voyage. Elle aurait cependant été en contact étroit avec sa sœur, la patiente de 52 ans susmentionnée. La patiente n’a pas d’antécédents de contact avec des animaux ni de consommation de produits crus issus du chameau dans les 14 jours ayant précédé l’apparition de la maladie.

Tous les contacts étroits des cas susmentionnés, y compris les membres de la famille, les autres patients hospitalisés et le personnel de santé font actuellement l’objet d’investigations de la part des autorités sanitaires de province et du Centre iranien de lutte contre la maladie. Des mesures de lutte ont été mises en place à l’hôpital où sont hospitalisés les 2 cas. Des informations et instructions pertinentes ont été communiquées aux proches, au personnel des aéroports, aux pèlerins de retour de la umra et aux voyageurs.

À l’échelle mondiale, 683 cas de MERS-CoV confirmés en laboratoire, dont 204 mortels, ont été officiellement notifiés à l’OMS. Ce chiffre comprend tous les cas notifiés dans la présente mise à jour plus 44 cas confirmés en laboratoire officiellement communiqués à l’OMS par l’Arabie saoudite entre le 19 mai et le 2 juin. L’OMS collabore étroitement avec l’Arabie saoudite afin de recueillir des informations supplémentaires sur ces cas et publiera de nouvelles mises à jour dès que possible.

Conseils de l’OMS

Compte tenu de la situation actuelle et des informations disponibles, l’OMS encourage tous les États Membres à poursuivre leur surveillance des infections respiratoires aiguës et à examiner avec soin toute présentation inhabituelle.

Les mesures de lutte contre l’infection sont essentielles pour prévenir l’éventuelle propagation du MERS-CoV dans les établissements de santé. Il n’est pas toujours possible d’identifier rapidement les patients atteints de MERS-CoV car, comme pour d’autres infections respiratoires, les premiers symptômes ne sont pas spécifiques de la maladie. Il est donc important que les agents de santé appliquent systématiquement les précautions standard pour tous les patients, quel que soit le diagnostic.

Il faudra compléter ces mesures par les précautions gouttelettes lors des soins prodigués à tous les malades présentant des symptômes d’infection respiratoire aiguë, et par les précautions contact et une protection oculaire lorsqu’on s’occupe d’un cas probable ou confirmé d’infection par le MERS-CoV. Les précautions aériennes sont indiquées lorsqu’on met en œuvre des procédures générant des aérosols.

Tant que l’on n’en sait pas davantage sur le MERS-CoV, les personnes diabétiques et celles souffrant d’insuffisance rénale ou de maladie pulmonaire chronique et les personnes immunodéprimées sont considérées comme exposées à un risque élevé de maladie grave due au MERS-CoV. Elles devront éviter les contacts rapprochés avec des animaux, en particulier les chameaux, lorsqu’elles se rendent dans des fermes ou des élevages situés dans des zones où l’on sait que le virus peut être en circulation.

On veillera à respecter les mesures générales d’hygiène, comme se laver régulièrement les mains avant et après avoir touché des animaux et éviter les contacts avec des animaux malades.

Les bonnes pratiques d’hygiène alimentaire devront être respectées. On évitera de consommer du lait cru de chamelle ou de l’urine de chameau, ou de la viande mal cuite.

L’OMS ne conseille pas de dépistage particulier aux points d’entrée en rapport avec cet événement, et ne recommande pas actuellement de restrictions aux déplacements ou au commerce.

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