Alerte et action au niveau mondial (GAR)

Coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV) - Mise à jour

Bulletin d’information sur les flambées épidémiques
26 juin 2014

Les 19, 20, 22 et 23 juin 2014, le point focal pour le RSI en Arabie saoudite a notifié à l’OMS 4 cas confirmés en laboratoire supplémentaires d’infection par un coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV).

Description des cas

  • Une femme de 38 ans, originaire de la ville de Riyad, dans la région de Riyad. Cette femme avait été admise à l’hôpital pour une autre maladie le 20 avril. Elle a commencé à présenter des symptômes respiratoires le 11 juin et il a été confirmé en laboratoire le 18 juin qu’elle était porteuse d’un MERS-CoV. Elle est actuellement dans un état stable. Des investigations sont en cours sur la source de l’infection
  • Un homme de 45 ans, originaire de la ville de Riyad, dans la région de Riyad. Cet homme est tombé malade le 6 juin et a été admis à l’hôpital le 19 juin. Il a été confirmé en laboratoire le 20 juin qu’il était porteur d’un MERS-CoV. Il a été rapporté qu’il ne présentait aucun antécédent de contact avec un cas antérieurement confirmé en laboratoire de MERS-CoV, de voyages ou de contact avec des animaux. Ce malade est actuellement dans un état stable.
  • Un homme de 57 ans originaire d’un village situé à 50 km de la ville d’Umluj, dans la région de Tabuk. Cet homme a été admis dans un hôpital le 16 juin et il a été confirmé en laboratoire le 22 juin qu’il était porteur d’un MERS-CoV. Il a fait l’objet d’un transfert aérien à Djeddah le 24 juin et se trouve actuellement dans un état critique. Il présentait des antécédents d’exposition quotidienne à des dromadaires. Il est rapporté qu’il souffre d’une pathologie sous-jacente.
  • Un homme de 85 ans, originaire de la ville de Djeddah, dans la région de Makkah. Cet homme est tombé malade le 15 juin et a été admis à l’hôpital le 21 juin. Il a été confirmé en laboratoire le 22 juin qu’il était porteur d’un MERS-CoV. Il présentait une pathologie sous-jacente. Il se trouve actuellement dans un état stable. Il est rapporté qu’il n’a aucun antécédent de contact avec des animaux.

L’investigation et le suivi des contacts des cas confirmés en laboratoire sont en cours.

En outre, 2 décès supplémentaires ont été notifiés parmi les cas antérieurement confirmés d’infection par un MERS-CoV.

À l’échelle mondiale, 707 cas confirmés en laboratoire d’infection par un MERS-CoV, y compris au moins 252 décès associés, ont été notifiés officiellement à l’OMS.

Conseils de l’OMS

Compte tenu de la situation actuelle et des informations disponibles, l’OMS encourage tous les États Membres à poursuivre leur surveillance des infections respiratoires aiguës et à examiner avec soin toute présentation inhabituelle.

L’application des mesures de prévention et de lutte contre les infections est essentielle pour éviter la propagation potentielle du MERS CoV dans les établissements de soins. Il n’est pas toujours possible d’identifier précocement les patients porteurs de ce virus car, comme pour d’autres infections respiratoires, les premiers symptômes ne sont pas spécifiques. Les soignants devront donc toujours appliquer systématiquement les précautions standard à tous les patients, quel que soit leur diagnostic.

Ils devront compléter les précautions standard par les précautions gouttelettes lorsqu’ils dispensent des soins à des patients présentant des symptômes d’infection respiratoire aiguë; il leur faudra aussi adjoindre à ces mesures les précautions contact et le port d’une protection oculaire pour s’occuper de cas probables ou confirmés d’infection par un MERS-CoV ; les précautions aériennes devront être mises en œuvre lors de l’exécution de procédures générant des aérosols.

Jusqu’à ce que l’on en sache plus sur le MERS-CoV, les personnes atteintes de diabète, d’insuffisance rénale ou de maladie pulmonaire chronique ou encore les individus immunodéprimés seront considérés comme à haut risque de maladie grave en cas d’infection par un MERS-CoV. Par conséquent, ces personnes devront éviter les contacts rapprochés avec des animaux, en particulier les dromadaires, lorsqu’ils se rendent dans des fermes, sur des marchés ou dans des étables ou des écuries, où l’on sait que le virus est potentiellement circulant.

On appliquera également des mesures générales d’hygiène comme le lavage systématique des mains avant et après avoir touché un animal et l’évitement des contacts avec des animaux malades.

On observera également des pratiques d’hygiène alimentaire. On évitera ainsi de boire du lait de chamelle cru ou de l’urine de dromadaire, ou encore de consommer de la viande insuffisamment cuite.

En rapport avec cet événement, l’OMS ne conseille pas de dépistage particulier aux points d’entrée et ne recommande pas non plus actuellement l’application de restrictions aux déplacements ou au commerce.

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