Alerte et action au niveau mondial (GAR)

Coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV) – mise à jour

Bulletin d’information sur les flambées épidémiques
14 juillet 2014

Le 10 juillet 2014, le point focal national RSI pour les Émirats arabes unis (EAU) a notifié à l’OMS 2 nouveaux cas confirmés en laboratoire d’infection par le coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS CoV).

Informations détaillées sur les cas notifiés par l’Arabie saoudite:

Un homme de 67 ans, d’Abu Dhabi (EAU), tombé malade le 17 juin, a été hospitalisé le même jour. Le 2 juillet 2014, le patient était dans un état critique et admis en soins intensifs dans un hôpital d’Abu Dhabi. L’infection par le MERS CoV a été confirmée en laboratoire le 6 juillet. Le patient présenterait d’autres pathologies. Il possède un élevage de chameaux dans l’est de l’Arabie saoudite, dans lequel il s’était rendu 3 mois avant de tomber malade et où il avait été en contact direct avec les animaux. Deux semaines avant de tomber malade, il s’était rendu dans un élevage de chameaux à Abu Dhabi, mais sans être en contact direct avec les animaux. Il n’a pas d’antécédents de contact avec un cas d’infection par le MERS CoV précédemment confirmé en laboratoire et n’a pas non plus voyagé récemment. Les investigations au sein de l’élevage de chameaux à Abu Dhabi et le suivi des contacts du patient se poursuivent.

Un homme de 50 ans résidant à Abu Dhabi (EAU), identifié lors de l’examen des contacts dans un élevage où l’infection par le MERS CoV d’un chameau avait été confirmée en laboratoire, d’après un rapport du Ministère de l’Eau et de l’Environnement du 26 juin. Le patient a été soumis à un test de dépistage de l’infection par le MERS CoV le 3 juillet. Il ne présentait alors pas de symptômes. Il s’est cependant mis à tousser le 5 juillet et l’infection a été confirmée en laboratoire le 6 juillet. Il n’a pas d’antécédents de contact avec un cas d’infection par le MERS CoV précédemment confirmé en laboratoire. La recherche des contacts du patient et d’autres contacts de l’élevage de chameaux se poursuit.

Au niveau mondial, 836 cas d’infection par le MERS CoV confirmés en laboratoire, dont au moins 288 décès, ont été officiellement notifiés à l’OMS.


Conseils de l’OMS

Compte tenu de la situation actuelle et des informations disponibles, l’OMS encourage tous les États Membres à poursuivre leur surveillance des infections respiratoires aiguës et à examiner avec soin toute présentation inhabituelle.

L’application des mesures de prévention et de lutte contre les infections est essentielle pour éviter la propagation potentielle du MERS-CoV dans les établissements de soins. Il n’est pas toujours possible d’identifier rapidement les patients porteurs de ce virus car, comme pour d’autres infections respiratoires, les premiers symptômes ne sont pas spécifiques. Les soignants devront donc toujours appliquer systématiquement les précautions standard à tous les patients, quel que soit leur diagnostic. Ils devront compléter les précautions standard par les précautions gouttelettes lorsqu’ils dispensent des soins à des patients présentant des symptômes d’infection respiratoire aiguë. Il leur faudra aussi adjoindre à ces mesures les précautions contact et le port d’une protection oculaire pour s’occuper de cas probables ou confirmés d’infection par le MERS-CoV; les précautions aériennes devront être mises en œuvre lors de l’exécution de procédures générant des aérosols.

Jusqu’à ce que l’on en sache plus sur le MERS-CoV, les personnes atteintes de diabète, d’insuffisance rénale ou de maladie pulmonaire chronique ou encore les individus immunodéprimés seront considérés comme à haut risque de maladie grave en cas d’infection par un MERS-CoV. Par conséquent, ces personnes devront éviter les contacts rapprochés avec des animaux, en particulier les chameaux, lorsqu’ils se rendent dans des fermes, sur des marchés ou dans des étables ou des écuries, où l’on sait que le virus est potentiellement circulant. On appliquera également des mesures générales d’hygiène comme se laver systématiquement les mains avant et après avoir touché un animal et éviter les contacts avec des animaux malades.

On observera également des pratiques d’hygiène alimentaire. On évitera ainsi de boire du lait de chamelle cru ou de l’urine de chameau, ou encore de consommer de la viande qui n’est pas assez cuite.

En rapport avec cet événement, l’OMS ne conseille pas de dépistage particulier aux points d’entrée et ne recommande pas non plus actuellement l’application de restrictions aux déplacements ou au commerce.

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