Préparation et riposte aux situations d'urgence

Infection à virus Zika – Honduras

Bulletin d’information sur les flambées épidémiques
21 décembre 2015

Le 16 décembre 2015, le Ministère de la santé du Honduras a notifié deux (2) cas autochtones d’infection à virus Zika. Les deux sont de sexe masculin et résident au Sud du pays. Les cas ont été identifiés par la surveillance active et confirmés par RT-PCR (PCR après transcription inverse). Le Ministère de la santé a demandé au public de poursuivre les activités de lutte et de prévention, en particulier la lutte antivectorielle.

Conseils de l’OMS

La présence de gîtes larvaires à proximité des habitations humaines constitue un risque important pour l’infection à virus Zika. La prévention et la lutte s’appuient sur la réduction de la reproduction des moustiques à la source (en enlevant ou en modifiant les gîtes larvaires) et en diminuant le contact entre les moustiques et les êtres humains. On peut y parvenir en réduisant le nombre d’habitats naturels ou artificiels remplis d’eau dans lesquels prospèrent les larves de moustiques, en réduisant les populations de moustiques adultes autour des communautés exposées au risque et en prenant des mesures de protection comme des répulsifs, des panneaux moustiquaires, en fermant les portes et les fenêtres et en portant des vêtements à manches et à jambes longues. Comme les moustiques du genre Aedes (le principal vecteur de la transmission) piquent pendant la journée, il est recommandé à ceux qui dorment aussi pendant la journée, notamment les jeunes enfants, les malades ou les personnes âgées de se protéger avec des moustiquaires imprégnées d’insecticide. Les spirales et autres vaporisateurs d’insecticide peuvent également diminuer la probabilité d’être piqué.

Lors des flambées, on peut procéder périodiquement à des pulvérisations spatiales d’insecticide pour tuer les moustiques en vol. Les insecticides qui conviennent (recommandés par le système OMS d’évaluation des pesticides – WHOPES) peuvent aussi être utilisés comme larvicides pour traiter des contenants relativement grands où l’eau s’accumule.

Les personnes et plus particulièrement les femmes enceintes se rendant dans des zones à haut risque doivent prendre les précautions de base pour se protéger des piqûres de moustiques : produits répulsifs, port de vêtements clairs, à manches et à jambes longues, panneaux moustiquaires fixés aux pièces pour empêcher les moustiques d’entrer.

Sur la base des informations actuellement disponibles, l’OMS ne recommande aucune restriction aux voyages ou aux échanges commerciaux avec le Honduras.