Préparation et riposte aux situations d'urgence

Coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV) – Émirats arabes unis

Bulletin d’information sur les flambées épidémiques
26 juin 2015

Le 21 juin 2015, le point focal national RSI pour les Émirats arabes unis a notifié à l’OMS deux cas supplémentaires d’infection par le coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen Orient (MERS-CoV).

Informations détaillées sur les cas

  • Une ressortissante étrangère de 46 ans de la région est a été identifiée par dépistage des contacts car elle est une parente d’un cas d’infection par le MERS-CoV, confirmé en laboratoire et signalé dans un bulletin précédent, le 16 juin. La patiente, qui présente d’autres pathologies, a donné un résultat positif à la recherche du MERS-CoV le 18 juin. Elle n’a pas été exposée à d’autres facteurs de risque connus pendant les 14 jours qui ont précédé l’apparition des symptômes. Placée en isolement dans une chambre à pression négative d’un service hospitalier, elle est actuellement asymptomatique.
  • Un ressortissant étranger de 11 ans de la région est a été identifié par dépistage des contacts car il est un parent d’un cas d’infection par le MERS-CoV, confirmé en laboratoire et signalé dans un bulletin précédent, le 16 juin. Le patient, qui n’a pas d’autres pathologies, a donné un résultat positif à la recherche du MERS-CoV le 18 juin. Il n’a pas été exposé à d’autres facteurs de risque connus pendant les 14 jours qui ont précédé l’apparition des symptômes. Placé en isolement dans une chambre à pression négative d’un service hospitalier, il est actuellement asymptomatique.

La recherche des contacts parmi les membres de la famille et parmi le personnel de santé se poursuit.

Le point focal national RSI pour les Émirats arabes unis a également notifié à l’OMS le décès d’un cas de MERS-CoV signalé dans un bulletin précédent, le 16 juin.

À l’échelle mondiale, 1350 cas d’infection par le MERS-CoV, confirmés en laboratoire, ont été notifiés à l’OMS, dont au moins 480 mortels.

Conseils de l’OMS

Compte tenu de la situation actuelle et des informations disponibles, l’OMS encourage tous les États Membres à poursuivre leur surveillance des infections respiratoires aiguës et à examiner avec soin toute présentation inhabituelle.

L’application des mesures de prévention et de lutte contre l’infection est essentielle pour éviter la propagation éventuelle du MERS-CoV dans les établissements de soins. Il n’est pas toujours possible d’identifier rapidement les patients porteurs de ce virus car, comme pour d’autres infections respiratoires, les premiers symptômes ne sont pas spécifiques. Les soignants devront donc systématiquement appliquer les précautions standard à tous les patients, quel que soit leur diagnostic.

Ils devront compléter les précautions standard par les précautions gouttelettes lorsqu’ils dispensent des soins à des patients présentant des symptômes d’infection respiratoire aiguë. Il leur faudra aussi adjoindre à ces mesures les précautions contact et le port d’une protection oculaire pour s’occuper de cas probables ou confirmés d’infection par le MERS CoV. Les précautions aériennes devront être mises en œuvre lors de l’exécution d’actes générant des aérosols.

Jusqu’à ce que l’on en sache plus sur le MERS CoV, les personnes atteintes de diabète, d’insuffisance rénale ou de maladie pulmonaire chronique, ainsi que les sujets immunodéprimés, seront considérés comme à haut risque de maladie grave en cas d’infection par le MERS CoV.

Par conséquent, ces personnes devront éviter les contacts rapprochés avec des animaux, en particulier les chameaux, lorsqu’elles se rendent dans des fermes, sur des marchés ou dans des étables ou des écuries, où l’on sait que le virus est potentiellement circulant. On appliquera également des mesures générales d’hygiène comme de se laver systématiquement les mains avant et après avoir touché un animal et éviter les contacts avec des animaux malades.

On observera également les règles d’hygiène alimentaire. On évitera ainsi de boire du lait de chamelle cru ou de l’urine de chameau, ou encore de consommer de la viande qui n’est pas assez cuite.

L’OMS ne conseille pas de dépistage particulier aux points d’entrée et ne recommande pas non plus actuellement l’application de restrictions aux déplacements ou au commerce en rapport avec cet événement.