Détection et investigation des manifestations postvaccinales indésirables graves consécutives à une vaccination antiamarile
Recommandations d’une consultation informelle d’experts 18–19 novembre 2008, Genève, Suisse
Le vaccin antiamaril est utilisé depuis plus de 70 ans et, comme pour la plupart des vaccins, a été associé à des effets secondaires bénins occasionnels, tels qu’une fièvre peu élevée ou une gêne locale au point d’injection. Récemment, la description de syndromes cliniques associés à la vaccination antiamarile chez des voyageurs auparavant non vaccinés a conduit à la reconnaissance de manifestations postvaccinales indésirables (MAPI) rares mais graves. Pour mieux connaître ces nouvelles entités cliniques, il est nécessaire d’élaborer et de normaliser des méthodes de surveillance, de détection et d’étude des manifestations postvaccinales indésirables graves consécutives à la vaccination antiamarile.
L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a convoqué une réunion d’experts pour entamer la discussion en vue d’élaborer des recommandations destinées aux pays mettant en route une surveillance active des MAPI consécutives à la vaccination antiamarile. Cette réunion s’est tenue les 18 et 19 novembre 2008 à Genève (Suisse), au Siège de l’OMS.
Le présent rapport reproduit les recommandations formulées grâce à un travail concerté entre l’OMS et des experts reconnus lors de cette consultation informelle et par la suite. Des travaux complémentaires seront nécessaires pour établir en bonne et due forme les recommandations opérationnelles relatives à la surveillance des manifestations indésirables graves une fois que l’expérience sur le terrain aura servi à valider certaines des propositions présentées ici.