Global Alert and Response (GAR)

Prise en charge des cas de Syndrome respiratoire aigu sévère—(SRAS)

Ces directives font l'objet de révisions régulières et sont mises à jour selon les informations disponibles. Elles sont destinées à apporter une base générique sur laquelle les autorités nationales pourront mettre au point des directives adaptées à leurs circonstances spécifiques.

Révision en date du 11 avril 2003

Prière de se référer aux Définitions de cas pour la surveillance du Syndrome respiratoire aigu sévère—SRAS

Prise en charge des cas présumés et probables de SRAS

  • Hospitaliser sous isolation ou en cohorte avec d'autres cas de SRAS ( Conseils en matière de lutte contre l'infection nosocomiale)
  • Prélever des échantillons (expectorations, sang, sérum, urines) afin d'exclure les causes connues de pneumonie (y compris les causes atypiques) ; envisager la possibilité d'une co-infection avec le SRAS et prendre les radiographies thoraciques qui s'imposent
  • Prélever des échantillons pour investigation de SRAS, y compris:
    Numération des globules blancs, numération des plaquettes, créatine phosphokinase, tests de la fonction hépatique, urée et électrolytes sanguins, protéine C réactive et sérums appariés (ces derniers seront particulièrement utiles pour une meilleure compréhension du SRAS, que le cas soit ou non considéré ultérieurement comme un cas de SRAS)
  • A l’admission, le recours aux antibiotiques est conseillé pour le traitement de la pneumonie non nosocomiale à couverture atypique
  • On portera une attention particulière aux traitements et interventions qui peuvent donner naissance à des aérosols, par exemple le recours aux agents bonchodilatateurs diffusés par nébuliseurs, la physiothérapie pulmonaire, la bronchoscopie, la gastroscopie, ainsi qu'à toute procédure ou intervention qui pourrait endommager le tractus respiratoire ; si néanmoins vous estimez que le recours à ce traitement ou à cette intervention est nécessaire pour le ou la malade, observez les précautions requises (isolement, gants, masque, tablier…)
  • Les nombreux traitements à base d’antibiotiques essayés contre le SRAS n’ont pas produit d’effet indiscutable. Un nombre croissant de malades a reçu de la ribavirine avec ou sans corticostéroïdes d’accompagnement mais, en l’absence d’indicateurs cliniques, il n’a pas été possible de prouver l’efficacité de cette approche. On a proposé de mettre au point une approche multicentrique et coordonnée pour étudier l’efficacité du traitement par la ribavirine.

Définition d'un contact SRAS

On parlera de contact pour toute personne exposée à un cas présumé ou probable de SRAS ; cette personne peut donc présenter un risque accru de contracter un SRAS. Les renseignements disponibles à ce jour font penser que les situations d'exposition à risque incluent le fait d'avoir donné des soins à un cas présumé ou probable de SRAS ou d'avoir partagé son existence ou encore le fait d'avoir été en contact direct avec les sécrétions respiratoires ou avec les liquides corporels ou les excréta (p. ex. les selles) d'un cas présumé ou probable de SRAS.

Prise en charge des contacts de cas probables

  • Informer le contact sur le SRAS (aspects cliniques, transmission, etc.)
  • Placer le contact sous surveillance active pendant 10 jours et conseiller l'isolement volontaire à domicile
  • S’assurer qu’un membre de l’équipe de soins de santé publique rendra visite ou téléphone au contact tous les jours
  • Noter la température chaque jour
  • En cas d’apparition de symptômes, il faudra examiner le contact au sein d’une unité de soins de santé appropriée
  • Le premier symptôme à survenir sera le plus souvent la fièvre

Prise en charge des contacts de cas présumé

On recommandera à tout le moins les précautions suivantes :

  • Informer le contact sur le SRAS (aspects cliniques, transmission, etc.)
  • Placer le contact sous surveillance passive pendant 10 jours
  • En cas d’apparition de symptômes, le contact devra spontanément se signaler par téléphone aux autorités de santé publique
  • Le contact pourra poursuivre ses activités habituelles
  • Le premier symptôme à survenir sera le plus souvent la fièvre

La plupart des autorités sanitaires nationales pourront vouloir procéder à une évaluation des risques sur des bases individuelles et compléter les directives concernant la prise en charge de contacts de cas présumés de SRAS en conséquence.

Sortie du suivi

Si les investigations montrent qu'un cas présumé ou probable de SRAS ne répond plus aux définitions de "cas présumé " ou de "cas probable", ces cas peuvent être retirés du suivi.

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