Directeur général

Communication à la presse sur la préparation à une pandémie de grippe

Genève, Suisse
24 août 2005

Nous devons nous préparer à une pandémie de grippe avant qu'elle ne se produise.

Je viens de signer un accord avec Roche qui va nous aider à nous préparer à cette éventualité.

Je tiens à remercier le laboratoire Roche de son don de trois millions de traitements d'oséltamivir, ou Tamiflu. Roche mettra ces antiviraux à disposition quand nous jugerons que leur acheminement sur les lieux d'une flambée aiderait à ralentir ou à stopper la propagation d'une souche de virus grippal susceptible de déclencher une pandémie. Nous collaborerons avec les pays touchés pour distribuer les médicaments à ceux qui en ont besoin.

Cela nous laissera peut-être le temps de mettre au point et de produire un vaccin efficace, et le temps aux pays d'appliquer d'autres mesures d'urgence, par exemple de mobiliser suffisamment de personnel et d'établissements médicaux et de fermer les écoles ou d'autres lieux publics pour empêcher le virus de se propager.

J'insiste sur le fait que les antiviraux ne sont qu'un élément des plans de préparation à une pandémie. Ce stock est un première étape et ne dispense pas les pays d'élaborer au plus vite leur propre plan.

La préparation à l'apparition d'une souche de virus grippal à potentiel pandémique est une priorité de l'OMS. Elle doit l'être aussi pour tous les pays du monde. Une action coordonnée et efficace peut limiter la mortalité, les souffrances et les perturbations sociales qu'une pandémie ne manquera pas de causer.

Le virus est solidement implanté dans certaines parties de l'Asie. De nouvelles flambées ont récemment été confirmées chez les oiseaux au Kazakhstan, en Mongolie et en Fédération de Russie.

Le Viet Nam, le Cambodge, la Thaïlande et l'Indonésie ont signalé 112 cas humains, dont 57 mortels.

Mais, franchement, le système de surveillance n'est pas encore assez puissant pour détecter tous les cas humains.

Il est urgent d'améliorer le système d'alerte précoce pour détecter les flambées chez l'animal et chez l'homme. C'est une condition indispensable pour utiliser l'antiviral du mieux possible. Il faut coordonner la recherche et accélérer la mise au point d'un vaccin anti-pandémie. Il faut inciter les pays pauvres à s'investir davantage dans l'effort international.

Le Dr Margaret Chan me représente pour les questions de pandémie de grippe et étudie comment l'OMS peut aider les pays à se préparer à cette éventualité.

Je tiens à souligner que la coopération internationale est extrêmement importante. Une pandémie de grippe ne fera pas de distinction entre les habitants des beaux quartiers et ceux qui vivent dans des taudis.

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