Directeur général

Facilité internationale d’achat de médicaments

Cérémonie de clôture
21 avril 2006

Monsieur le Président, Monsieur l’Ambassadeur Da Rocha Paranhos,
Monsieur le Ministre,
Mesdames et Messieurs,
Chers collègues et amis,

Bonjour.

Je vois dans cette salle de nombreux visages familiers : Mme l’Ambassadeur Sigrun Mogedal, M. l’Ambassadeur Michel Kazatchkine, M. l’Ambassadeur Jean-Marie Ripert. Je vois également mon ami Richard Feachem du Fonds mondial et d’autres amis de l’UNICEF et de la Banque mondiale, aux côtés de représentants des pays, d’ONG, de fondations, de l’industrie pharmaceutique et du secteur privé. Une prestigieuse assemblée.

Je tiens à remercier tout particulièrement le Brésil, le Chili, la France et la Norvège du rôle mobilisateur qu’ils ont joué dans l’élaboration de propositions de financement novatrices au profit des pays en développement. Soyez-en assurés : l’OMS souscrit pleinement à cette importante initiative.

Au cours de l’année écoulée, j’ai eu l’honneur de débattre de ces questions avec le Président Chirac et M. Douste-Blazy. Lorsque cette idée a été lancée, elle était véritablement novatrice. J’admire les dirigeants qui ont su, par leur engagement, faire de cette idée une réalité.

J’ai participé à des réunions sur les modes de financement novateurs depuis fin 2004. Des résultats concrets pour la santé apparaissent déjà.

Le dispositif proposé représente un pas important pour garantir un approvisionnement prévisible et durable en médicaments et produits diagnostiques. Il s’agit d’éléments critiques pour l’extension des programmes contre le VIH, la tuberculose et le paludisme. Les médicaments doivent être sûrs, accessibles et d’un coût abordable. Certes, les médicaments ne sont pas tout, mais il est difficile de s’en passer.

L’offre et le caractère abordable de médicaments de qualité ont longtemps séparé pays en développement et pays développés. L’utilisation créative des revenus de ce dispositif de financement novateur permettant de rendre l’accès plus équitable est un moyen de combler cet écart. Je félicite les pays en développement qui prévoient d’introduire une telle taxe, manifestant ainsi leur solidarité.

Quelles seront les prochaines étapes ? Au cours des prochains mois, nous nous tiendrons prêts pour faire de votre proposition une réalité. L’OMS peut se prévaloir d’une solide expérience dans ce domaine, acquise notamment avec le dispositif mondial d’approvisionnement en médicaments antituberculeux. Un projet pilote mis en place rapidement montrera l’utilité de cette nouvelle initiative et ouvrira la voie à un déploiement rapide.

Nous devons maintenant agir vite et obtenir rapidement des résultats. Comme l’a souligné M. Douste-Blazy, aucun nouveau dispositif ne doit faire double emploi avec les structures et mécanismes existants. Les dispositions prises devront garantir la complémentarité, une administration allégée et des coûts opérationnels maintenus au minimum.

La semaine prochaine, je dois rencontrer les Ministres de la Santé du G8 à Moscou. J’y parlerai de nos projets dans le domaine des maladies infectieuses. Le fruit de nos discussions et les résultats que nous prévoyons constitueront une contribution importante aux engagements du G8 concernant le VIH, la tuberculose et le paludisme. Je soulèverai également cette question à l’Assemblée mondiale de la Santé en mai et au Sommet du G8 en juillet.

Pour terminer, permettez-moi de vous remercier d’ouvrir ainsi un nouveau chapitre créatif de la mobilisation de ressources pour la santé.

L’OMS se tient prête pour concrétiser immédiatement cette idée.

Je vous remercie.

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