Directeur général

Vers l’élimination des nouvelles infections par le VIH chez l’enfant

Dr Margaret Chan
Directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé

Allocution d’ouverture à la réunion de haut niveau de l’UNICEF sur les innovations pour l’élimination des nouvelles infections par le VIH chez l’enfant
Washington, États-Unis d’Amérique

22 juillet 2012

Mesdames et Messieurs les Ministres, Mesdames et Messieurs les délégués, Mesdames et Messieurs,

Après avoir lutté pour endiguer cette épidémie dévastatrice pendant plus de 30 ans, nous sommes enfin sur le point de vaincre le virus.

Tout au long de ces années, nous avons suffisamment appris et innové pour gagner la partie.

Pour la première fois, nous sommes en mesure d’inverser le cours de l’épidémie et d’en célébrer la fin.

Mais nous devons rester vigilants. Les découvertes scientifiques ont ouvert d’intéressantes possibilités de prévention et de traitement. Mais celles-ci sont tempérées par l’exigence de durabilité dans un climat d’austérité financière presque partout.

Compte tenu de ces réalités, nous devons faire des choix stratégiques fondés sur des données probantes et devons plus que jamais faire appel à l’innovation – l’innovation technique mais aussi opérationnelle et programmatique.

L’une des possibilités les plus intéressantes, qui s’appuie sur un plan mondial, une preuve de faisabilité et l’engagement des dirigeants mondiaux, consiste à faire en sorte que chaque enfant qui viendra au monde d’ici 2015 soit exempt de VIH.

Les innovations techniques qui nous le permettront, proposées par l’OMS, comprennent des solutions pour mettre en place les schémas thérapeutiques les meilleurs et les plus adaptés pour prévenir la transmission du virus.

Parmi les considérations qui doivent orienter des choix politiques figurent la rentabilité immédiate et les économies à long terme.

Mais aussi la faisabilité opérationnelle.

Quel est le moyen le plus simple d’atteindre les objectifs sans alourdir la tâche des programmes et du personnel, accroître les exigences pour les systèmes d’achat et de gestion des stocks, ou ajouter aux complexités de la prescription?

Ce que je considère le plus intéressant, c’est l’objectif supplémentaire que l’on envisage désormais.

C’est-à-dire d’administrer à la femme enceinte la trithérapie suppressive la meilleure pour sa propre santé et non pas uniquement le schéma médicamenteux minimal nécessaire pour prévenir la transmission du virus à son enfant.

Cela signifie que l’on pourra lui prescrire les meilleurs médicaments indépendamment de la numération des CD4 et poursuivre le traitement de cette femme le reste de sa vie.

L’épidémie de sida a toujours contraint la communauté internationale à faire le bon choix. Alors que nous réfléchissons aux innovations qui permettent d’éliminer l’infection chez l’enfant, nous avons à nouveau la possibilité techniquement de faire le bon choix.

Je vous remercie.

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