Direction générale de l'OMS

Le Directeur général de l'OMS s'adresse au Conseil exécutif

Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus
Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé

Genève, Suisse
22 janvier 2018

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les membres du Conseil exécutif, Mesdames et Messieurs les non-membres, Excellences, chers collègues, Mesdames et Messieurs,

Vendredi dernier, à 5 h 45 du matin, j’ai reçu un message de mon collègue Michel Zaffran, qui est Directeur du Département Éradication de la poliomyélite, m’apprenant de terribles nouvelles : deux agents travaillant pour la poliomyélite, une mère et sa fille, avaient été abattues au Pakistan.

C’était le premier message de la journée, très tôt le matin.

Profondément attristé, je n’arrivais pas à croire la nouvelle que m’apprenait mon collègue.

Il est révoltant qu’une mère et sa fille de 16 ans aient pu être tuées alors qu’elles tentaient de protéger la santé d’enfants. C’est vraiment triste et, comme je l’ai dit, révoltant.

Malheureusement, ce ne sont pas les seules. Au cours des trois premiers trimestres de l’année écoulée, 44 agents de santé ont été tués dans l’exercice de leurs fonctions, alors qu’ils s’efforçaient de sauver et de protéger la vie des autres.

Cela ne nous dissuadera pas d’éradiquer la poliomyélite ni de fournir les services d’importance vitale que nous assurons. Au contraire, nous nous battrons avec plus de détermination encore.

Je vous demanderais de vous lever avec moi pour observer une minute de silence en mémoire de leur sacrifice.

Je vous remercie.

Mesdames et Messieurs,

Pour commencer, je vous souhaite à tous une très bonne année.

C’est une année particulière à de nombreux égards. C’est une année riche en occasions et en opportunités.

Premièrement, elle marquera le soixante-dixième anniversaire de l’OMS, qui sera l’occasion de célébrer les succès passés et de repenser notre avenir.

On fêtera aussi le quarantième anniversaire de la Déclaration d’Alma-Ata sur les soins de santé primaires, qui offrira l’occasion de réaffirmer que les soins primaires centrés sur la personne doivent être à la base de notre action pour instaurer la couverture sanitaire universelle.

Et ce sera le centenaire de la pandémie de grippe espagnole, l’occasion de nous souvenir des effets dévastateurs que les épidémies peuvent avoir si nous n’y sommes pas préparés.

Comme vous le savez, il y a cent ans, la grippe espagnole a fait plus de morts – entre 50 et 100 millions – que la Première Guerre mondiale.

Mais c’est aussi une année d’opportunités pour l’OMS.

C’est l’année qui déterminera à quoi ressemblera l’OMS de demain.

Ces six derniers mois, mon équipe et moi avons travaillé tous les jours pour renforcer les fondations de l’Organisation.

Nous avons travaillé sans relâche pour mettre au point le projet de treizième programme général de travail. Beaucoup d’entre nous n’ont même pas pris de congés pendant les grandes vacances.

Nous avons élaboré un plan pour transformer l’OMS.

Nous avons entrepris de réorganiser la mobilisation de ressources.

Nous avons aussi mis sur pied une équipe de direction solide, où le talent rivalise avec l’expérience. Pour la première fois, nous sommes parvenus à la parité des sexes aux rangs les plus élevés de l’OMS, où les femmes sont désormais plus nombreuses que les hommes et la diversité géographique plus grande que jamais auparavant. C’est un accomplissement historique.

Bien sûr, tous ces efforts sont étroitement liés entre eux. Nous ne pouvons pas appliquer le programme général de travail sans transformer l’OMS, ou sans ressources, ou sans une direction solide. Voilà pourquoi je dis que nous posons les fondations. C’est ce que nous faisons depuis six mois.

Le programme général de travail, la transformation, la mobilisation de ressources, une direction solide, voilà les fondations.

Mais tout en renforçant les fondations, nous avons avancé dans le travail courant de l’Organisation.

Nous avons créé une forte dynamique politique dans le domaine des maladies non transmissibles et de la tuberculose, auxquelles l’Assemblée générale des Nations Unies consacrera des réunions de haut niveau dans le courant de l’année.

Nous avons créé une nouvelle commission indépendante de haut niveau sur les maladies non transmissibles.

Nous avons lancé une nouvelle initiative pour combattre les effets des changements climatiques sur la santé dans les petits États insulaires en développement.

Nous avons signé de nouveaux accords avec la Banque mondiale, le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, et d’autres encore.

Nous avons entamé un nouveau processus de collaboration avec les organisations de la société civile pour, ensemble, mieux nous faire entendre. Collectivement, on est mieux entendu que quand chacun s’exprime séparément.

Et nous avons conclu l’année par une participation au Forum 2017 sur la couverture sanitaire universelle qui s’est tenu à Tokyo, où nous avons été témoin d’un engagement politique sans précédent à l’appui de notre vision de la santé pour tous.

Je tiens à remercier tout particulièrement le gouvernement du Japon ainsi que Son Excellence le Premier Ministre Abe, non seulement pour avoir accueilli cette importante réunion, mais aussi pour l’engagement du pays à consacrer un montant de 2,9 milliards de dollars (US $) aux efforts visant à faire progresser la couverture sanitaire universelle dans le monde entier.

Le rapport de suivi de la couverture sanitaire universelle, présenté à Tokyo, nous rappelle également la tâche à accomplir.

Au moins la moitié de la population de la planète n’a toujours pas accès aux services de santé essentiels.

Et près de 100 millions de personnes sont plongées dans la pauvreté chaque année en raison des dépenses de santé à leur charge.

Cette situation doit cesser.

Nous constatons toutefois des signes d’espoir.

En effet, il y a tout juste 12 jours, j’ai eu l’honneur de rencontrer le Président Uhuru Kenyatta à Nairobi. Comme vous le savez peut-être, Son Excellence a récemment annoncé que les soins de santé abordables constitueraient l’un des quatre piliers de l’économie kenyane au cours de son second mandat à la tête du pays.

Il souhaite obtenir le soutien de l’OMS. Lors de notre rencontre, il m’a prié d’aider son gouvernement à identifier le modèle de financement le plus efficace pour concrétiser sa vision. Et il souhaite y parvenir rapidement ; en effet, il ne m’a accordé que trois mois ! Il s’agit bien là d’une preuve de sa détermination.

Il en a été de même à Madagascar, où les autorités viennent à peine de constituer un fonds national de solidarité pour la santé, qui commence à être introduit dans trois districts.

Et aussi au Rwanda, où j’ai visité le centre de santé de Mayange, juste à l’extérieur de Kigali. Dans cette zone, toutes les femmes accouchent au centre de santé ; tous les enfants sont vaccinés ; et chacun est inscrit au système d’assurance-maladie communautaire. Il est rare de constater de tels taux, y compris dans des pays beaucoup plus riches que le Rwanda.

Mon séjour dans ces trois pays m’a rappelé que la couverture sanitaire universelle n’est pas une chimère. Il s’agit d’une réalité dans de nombreux endroits. Chacun des pays où je me suis rendu se trouvait à une étape différente de ce parcours, mais ils ont tous la même destination.

Cette année, comme vous le savez, la couverture sanitaire universelle sera le thème de la Journée mondiale de la santé et de l’Assemblée mondiale de la Santé. Je suis heureux d’annoncer que nous célébrerons la Journée mondiale de la santé à Sri Lanka, qui célèbre également le soixante-dixième anniversaire de son indépendance. Permettez-moi de saisir cette occasion pour souhaiter à Sri Lanka une « bonne fête d’indépendance ! ».

Aucun autre pays ne conviendrait mieux à la tenue de cet événement. Comme vous le savez, Sri Lanka offre depuis longtemps des soins de santé gratuits à sa population.

Cette année, nous prévoyons également de mettre au défi l’ensemble des pays de prendre au moins trois mesures concrètes pour progresser vers la couverture sanitaire universelle.

Et je commence par vous. Les membres du Conseil, aussi bien que des non-membres, sont présents aujourd’hui.

Dans les prochains jours, je ferai parvenir à chacun des chefs d’État une lettre leur demandant de prendre part au défi mondial pour la couverture sanitaire universelle, afin de réaliser ce que je vous demande ici, à savoir prendre des mesures concrètes.

Je vous le demande parce que j’ai pu observer un degré d’engagement que je n’ai pas constaté lors du Sommet du G20.

Je propose que lorsque nous nous réunirons de nouveau en mai à l’occasion de l’Assemblée de la Santé, le plus de pays possible soient prêts à s’engager sur les mesures qu’ils prendront au cours des 12 prochains mois concernant la couverture sanitaire universelle.

Je suis plus convaincu que jamais que la couverture sanitaire universelle est non seulement le meilleur investissement pour améliorer la santé dans le monde, mais aussi le meilleur investissement pour un monde plus sûr.

Comme je l’ai indiqué, la couverture sanitaire universelle et la sécurité sanitaire sont étroitement liées.Comme je l’ai indiqué, la couverture sanitaire universelle et la sécurité sanitaire sont étroitement liées.

Au cours des six derniers mois, l’OMS est intervenue dans 50 situations d’urgence dans 48 pays, dont neuf urgences de niveau 3, soit le niveau le plus élevé.

Je reçois désormais quotidiennement une note d’information fournissant une synthèse de l’ensemble des situations d’urgence en cours, et de notre riposte face à celles-ci.

Nous avons créé un tableau comportant des données presque en temps réel sur les flambées et les situations d’urgence.

Et nous avons également institué le Conseil de sécurité sanitaire de l’OMS, une réunion bimensuelle coprésidée par Peter Salama (mon Directeur général adjoint) et moi-même, au cours de laquelle nous examinons de manière approfondie l’ensemble des situations d’urgence.

En réalité, pas un jour ne passe sans que je ne me consacre à la question des situations d’urgence. Nous nous efforçons de traiter les situations d’urgence comme le ferait un conseil de sécurité national. Il s’agit d’une activité quotidienne.

Lors de mon voyage à Madagascar, j’ai visité un centre de traitement de la peste et j’y ai rencontré un garçon de huit ans prénommé Aine. Il avait réussi à survivre grâce à un diagnostic et à un traitement précoces. Cependant, plus de 200 autres personnes n’ont pas eu autant de chance. Pour être exact, 207 personnes ont perdu la vie.

Cette situation aurait pu être bien pire ; en effet, la saison de transmission avait commencé plus tôt qu’à l’accoutumée ; la maladie s’est propagée dans les zones d’endémie et en dehors de celles-ci; et la forme pulmonaire hautement contagieuse de la peste sévissait.

Cet ensemble de facteurs constituait une situation dangereuse.

Toutefois, l’action rapide des autorités, avec le soutien de l’OMS et de l’ensemble de nos partenaires, a permis de maîtriser très rapidement la flambée.

La saison de transmission va continuer jusqu’en avril, nous restons donc vigilants.

Néanmoins, nous ne pouvons rester les bras croisés et attendre le début de la prochaine saison. Nous devons nous préparer à faire face à une flambée qui aura lieu dans le courant de l’année et qui sera encore pire.

C’est la raison pour laquelle je trouve très encourageant que le Président de Madagascar ait accepté d’affecter des fonds à la lutte contre la peste et de faire preuve de son engagement par le renforcement des services d’assainissement et des efforts de lutte antivectorielle, de sorte que nous puissions être les premiers à lancer l’attaque.

Car si nous voulons vraiment que règne la sécurité dans le monde, nous devons mettre l’accent sur la prévention des situations d’urgence plus que sur la simple riposte.

Prévenir – nous devons être les premiers à frapper et ne pas attendre que l’ennemi nous frappe. Et si une flambée survient, nous devons être prêts à l’affronter.

Voilà pourquoi nous nous efforçons de recenser les capacités de tous les pays à contribuer à une « armée de réserve sanitaire » qui pourra être déployée rapidement face aux situations d’urgence.

Quand ce processus aura été mené à son terme, nous avons convenu avec le Réseau mondial d’alerte et d’action en cas d’épidémie (GOARN) que nous reviendrons vous demander de vous engager à fournir autant de collaborateurs que possible et à financer leur déploiement là où on en aura besoin dans un délai de 72 heures au maximum.

Nous disposerons ainsi de femmes, d’hommes et de moyens financiers considérables stationnés dans de nombreux pays. Ce sera là un instrument d’un genre nouveau pour la mobilisation de ressources : de ressources en nature.

Nous devons parallèlement renforcer la capacité des pays à se préparer aux situations d’urgence et à assurer la riposte lorsqu’elles surviennent.

Pour y parvenir, nous devons aussi renforcer les bureaux de l’OMS dans les pays en veillant à ce qu’ils disposent des moyens, des outils et des autorisations nécessaires pour faire de leur mieux – avec une délégation de pouvoirs étendue. Nous devons leur fournir les collaborateurs qu’il leur faut aux postes requis, en les dotant des moyens nécessaires pour atteindre les objectifs du «triple milliards».

Dans chacun des trois pays où je me suis récemment rendu, j’ai été particulièrement impressionné et inspiré par l’ardeur des représentants et du personnel de l’OMS dans les pays, et par la qualité de leur action. Ce sont eux les vraies étoiles de notre firmament. Et nous nous devons de leur donner les moyens de faire encore mieux.

Certes, ces responsabilités accrues signifient qu’il y aura davantage de comptes à rendre et nous veillerons à ce que nos bureaux de pays soient performants et respectent des normes contraignantes à cet égard.

Mais pour arriver à de tels résultats, pour progresser vers la couverture sanitaire universelle, pour faire face aux situations d’urgence, pour mettre les pays au centre des préoccupations, il faut que l’OMS change.

Au cours des six derniers mois, j’ai donné la priorité à l’élaboration d’un plan visant à transformer l’OMS pour offrir au monde l’Organisation dont il a besoin.

Notre objectif est clair: il faut faire de l’OMS une organisation moderne œuvrant dans l’harmonie pour apporter une différence tangible à l’état de santé de la population de chaque pays.

Pour le réaliser, nous devons avoir une vision, une mission et une stratégie communes sur lesquelles nous devons nous aligner.

Cela suppose une refonte de nos pratiques institutionnelles – de la planification aux achats et au recrutement. Comme vous le savez, ces pratiques sont bien trop lentes et il nous faut des résultats rapides et prévisibles.

Enfin et surtout, il faudra modifier la culture, l’état d’esprit de l’Organisation.

Nous avons récemment demandé à l’ensemble du personnel dans le monde – 9000 collaborateurs – de participer à une enquête pour « prendre le pouls » de l’Organisation. Les résultats ont été encourageants, mais ils ont aussi fait ressortir plusieurs domaines où des améliorations majeures s’imposent.

L’enquête a montré que nous devons apprendre à mieux communiquer notre vision et notre stratégie dans l’ensemble de l’Organisation, et associer le personnel aux buts que nous nous fixons. Mais nous devons aussi davantage rendre des comptes.

Il faut motiver chaque membre du personnel pour qu’il fasse toujours de son mieux en ayant le sentiment d’être partie prenante, et lui offrir des possibilités de formation et un plan de carrière.

Et nous devons instaurer une culture de transparence et de collaboration qui donne à chacun les moyens d’agir.

Ces conclusions nous ramènent aux réalités. Je les prends très au sérieux et j’en tire déjà les conséquences. Nous allons rapidement renforcer notre direction pour que tous les membres du personnel puissent connaître leur rôle et rendre compte de leur action. Ce qu’on attend de chacun doit être bien clair.

Ces conclusions nous rappellent aussi que nous pouvons rédiger un programme général de travail de très bonne qualité, mais que nous avons aussi besoin d’une Organisation de très bonne qualité pour l’exécuter. C’est pour cela que le programme général de travail et le plan de transformation doivent aller de pair. L’un n’est pas possible sans l’autre. Ces fondements revêtent une importance cruciale.

Et nous devons aussi surveiller continuellement nos progrès, avec rigueur et dans la transparence. Nous aurons pour cela un tableau de bord équilibré qui nous aidera à suivre une approche globale pour tous les principaux aspects de la stratégie et de la transformation de l’OMS.

Nous allons au-devant de 18 mois de changements intenses pour devenir l’OMS que vous voulez et dont le monde a besoin.

Le processus de transformation sera ciblé et aura une date limite. L’équipe qui en est chargée se transformera alors elle-même en une unité assurant l’amélioration continue au sein de l’Organisation, laquelle ne devra plus seulement «servir» mais «servir et penser».

Là encore, il nous faut votre appui. Si nous voulons vraiment changer le fonctionnement de l’OMS, nous avons besoin d’un maximum de fonds souples et à objet non désigné. Nous pouvons désormais compter sur le soutien croissant de beaucoup d’entre vous à cet égard.

Si nous restons confrontés aux mêmes restrictions en matière de financement, nous produirons les mêmes résultats.

Aucune organisation ne peut réussir si son budget n’est pas aligné sur ses priorités. Je suis bien conscient du déficit de confiance qui existe entre le Secrétariat de l’OMS et les États Membres. Nous ferons tout pour le combler. Mais nous voudrions aussi que vous nous aidiez de votre côté.

Comme je l’ai dit la semaine dernière à la réunion du Comité du programme, du budget et de l’administration, le programme général de travail concerne avant tout notre vision. Il s’agit d’imaginer le monde auquel nous aspirons et de définir l’Organisation dont nous avons besoin pour que ce monde devienne réalité.

Ce n’est pas une tâche que le Secrétariat peut accomplir seul. Nous devons le faire ensemble. C’est pourquoi je sollicite votre appui sur trois fronts :

Tout d’abord sur le plan interne, je vous demande un engagement concret en faveur de la couverture sanitaire universelle et je vous demande de nous annoncer votre engagement lorsque nous nous réunirons à nouveau en mai lors de l’Assemblée de la Santé; ensuite au plan mondial, je vous demande d’engager votre personnel et vos ressources pour financer leur déploiement face aux situations d’urgence dans les 72 heures partout où nous en avons besoin; et enfin, je vous demande de faire en sorte que l’OMS puisse disposer de fonds à objet non désigné pour pouvoir vraiment mettre les pays au centre des préoccupations et progresser vers la réalisation des objectifs de développement durable.

Ma visite dans mon propre continent, l’Afrique, il y a une quinzaine de jours m’a rappelé la raison pour laquelle je me suis lancé dans la campagne pour devenir Directeur général – pour les peuples: pour le peuple malgache, qui doit pouvoir compter sur nos meilleurs efforts afin qu’il soit prêt et protégé quand débutera la prochaine saison de peste; pour le peuple kényan, le peuple rwandais, pour les peuples du monde entier, qui doivent pouvoir compter sur nos meilleurs efforts pour promouvoir la santé, préserver la sécurité et servir les plus vulnérables.

J’en reviens à cette nouvelle qui m’a bouleversé à mon réveil vendredi. Tous les jours, certains, là bas, donnent tout et ne reçoivent rien. Une mère et son enfant se sont sacrifiées pour sauver d’autres vies. Elles nous rappellent ce à quoi doit servir notre action. J’en ai encore le cœur lourd. Je suis sonné de tristesse. Notre mission est plus grande: soyons en bien conscients!

Je vous confie le souvenir de cette mère et de sa fille de 16 ans. Il n’y a pas pour nous de meilleurs guides.

Merci à tous.