Diabète

Mieux connaître le diabète


Types de diabète

Diabète de type 1 (DT1)

Description

  • Autrefois connu sous le nom de diabète insulino-dépendant.
  • Il se caractérise par une hyperglycémie due à une déficience absolue de la production d’insuline par le pancréas.
  • La survie des patients dépend des injections d’insuline durant toute la vie.
  • Il apparaît en général chez l’enfant ou l’adolescent (mais peut survenir à un stade ultérieur de la vie).
  • Il peut présenter des symptômes graves, comme le coma ou l’acidocétose.
  • En général, les patients ne sont pas obèses avec ce type de diabète, mais l’obésité n’est pas incompatible avec le diagnostic.
  • Les patients ont un risque accru de développer des complications microvasculaires et macrovasculaires.

Étiologie

  • En général (mais pas toujours), il est causé par la destruction auto-immune des cellules bêta du pancréas, avec la présence de certains anticorps dans le sang.
  • C’est une maladie complexe causée par des mutations sur plusieurs gènes, ainsi que par des facteurs environnementaux.

Symptômes

  • Excrétion excessive d’urine (polyurie), sensation de soif (polydipsie), de faim et perte de poids inexpliquée.
  • Engourdissement des extrémités, douleurs dans les pieds (sensations de gêne), asthénie et vision floue.
  • Infections récurrentes ou graves.
  • Perte de conscience, nausées/vomissements sévères (acidocétose) ou coma. L’acidocétose est plus fréquente en cas de DT1 que de DT2.

Diagnostic

  • Le diagnostic est posé en présence des symptômes classiques d’hyperglycémie et d’une analyse de sang anormale.
  • Glycémie (concentration plasmatique de glucose) ≥7 mmol/l (ou 126 mg/dl) ou ≥11,1 mmol/l (ou 200 mg/dl) 2 heures après une charge de glucose de 75 g.
  • Chez un patient n’ayant pas les symptômes classiques, on peut aussi poser le diagnostic avec deux analyses de sang anormales faites à des jours différents.
  • Dans la plupart des situations (même si l’analyse n’est pas toujours disponible dans les pays ayant peu de ressources), un autre test, appelé HbA1C, est fait pour renseigner sur la qualité de l’équilibre métabolique au cours des 2 ou 3 derniers mois et pour orienter la prise de décisions thérapeutique.

Traitement

  • Le traitement a pour objectif général d’apaiser les symptômes et d’éviter ou de retarder les complications en visant le retour à une glycémie normale.
  • Injections à vie de différentes combinaisons d’insuline : insuline rapide/lente, prise en charge intensive par de multiples injections avant les repas, injections quotidiennes une ou deux fois par jour, pompe à insuline.
  • La régularité de l’apport en insuline est essentielle (pourtant, elle n’est ni disponible, ni accessible financièrement dans de nombreux pays pauvres).
  • Les glucomètres pour l’autocontrôle de la glycémie.
  • La détection précoce et le traitement des complications (aux intervalles recommandés par les directives nationales et internationales): examens ophtalmologiques, analyses d’urine, soins des pieds et consultation d’un spécialiste si nécessaire.
  • Éducation du patient pour l’autosurveillance des signes et symptômes d’hypoglycémie (comme la faim, les palpitations, les tremblements, les sueurs, la somnolence et les étourdissements) et d’hyperglycémie.
  • L’éducation du patient sur l’alimentation, l’exercice physique et les soins des pieds.
  • Si possible, les groupes d’entraide dirigés par les patients et la participation de la communauté.

Diabète de type 2 (DT2)

Description

  • Autrefois connu sous le nom de diabète non insulino-dépendant (DNID).
  • Il se caractérise par une hyperglycémie due à un défaut de sécrétion de l’insuline accompagné en général d’une résistance à l’insuline.
  • Habituellement, les patients n’ont pas besoin d’une administration à vie d’insuline mais peuvent contrôler leur glycémie simplement à l’aide d’un régime et de l’exercice physique, ou en associant ces mesures à des médicaments par voie orale ou à l’insuline.
  • Il se développe en général (mais pas toujours) à l’âge adulte (mais sa fréquence augmente chez les enfants et les adolescents).
  • Il est lié à l’obésité, à la baisse de l’activité physique et à une mauvaise alimentation.
  • Comme pour le DT1, les patients sont exposés à un risque accru de complications microvasculaires et macrovasculaires.

Étiologie

  • Il s’associe à l’obésité, à une baisse de l’activité physique et à une mauvaise alimentation (et implique dans presque tous les cas une résistance à l’insuline).
  • Il survient plus fréquemment chez les sujets souffrant d’hypertension, de dyslipidémie (anomalies au niveau du cholestérol), d’obésité abdominale et il est un élément du «syndrome métabolique».
  • Il a souvent un caractère familial, mais c’est une maladie complexe causée par des mutations sur plusieurs gènes, ainsi que par des facteurs environnementaux.

Symptômes

  • Les patients peuvent ne présenter aucun symptôme ou des symptômes très discrets pendant des années avant d’être diagnostiqués.
  • On peut observer une excrétion excessive d’urine (polyurie), la sensation de soif (polydipsie), de faim et une perte de poids inexpliquée.
  • Il peut y avoir aussi un engourdissement des extrémités, des douleurs dans les pieds (sensations de gêne) et une vision floue.
  • Il peut y avoir des infections récurrentes ou sévères.
  • Les patients peuvent avoir des pertes de conscience ou tomber dans le coma, mais c’est moins fréquent qu’avec le DT1.

Diagnostic

  • Il est posé en présence des symptômes classiques de l’hyperglycémie et de résultats anormaux des analyses sanguines.
  • Glycémie (concentration plasmatique de glucose) ≥7 mmol/l (ou 126 mg/dl) ou ≥11,1 mmol/l (ou 200 mg/dl) 2 heures après une charge de glucose de 75 g.
  • Chez un patient n’ayant pas les symptômes classiques, on peut aussi poser le diagnostic avec deux analyses de sang anormales faites à des jours différents.
  • Dans la plupart des situations (même si l’analyse n’est pas toujours disponible dans les pays ayant peu de ressources), un autre test, appelé HbA1C, est fait pour renseigner sur la qualité de l’équilibre métabolique au cours des 2 ou 3 derniers mois et pour orienter la prise de décisions thérapeutique.
  • Certains patients asymptomatiques sont diagnostiqués à l’occasion d’un «dépistage opportuniste» dans les groupes à haut risque (lors d’une consultation médicale de routine, un agent de santé identifie son patient comme étant exposé à un risque élevé de diabète et prescrit un test de dépistage).
  • Par exemple, le fait d’avoir plus de 45 ans, un IMC supérieur à 25 kg/m2, d’appartenir à certains groupes ethniques ou d’avoir de l’hypertension peut amener à faire un test de dépistage.
  • Dans certains cas, c’est le patient lui-même qui demande le dépistage.

Traitement

  • Le traitement a pour objectif général d’apaiser les symptômes et d’éviter ou de retarder les complications en visant le retour à une glycémie normale.
  • On prescrit aux patients un régime et une activité physique, avec éventuellement l’addition d’une ou de plusieurs classes de médicaments par voie orale, les médicaments plus l’insuline ou l’insuline seule.
  • Les glucomètres pour l’autocontrôle de la glycémie (moins fréquemment qu’avec le DT1).
  • La détection précoce et le traitement des complications (aux intervalles recommandés par les directives nationales et internationales): examens ophtalmologiques, analyses d’urine, soins des pieds et consultation d’un spécialiste si nécessaire.
  • L’éducation du patient pour l’autosurveillance des signes et symptômes d’hypoglycémie (comme la faim, les palpitations, les tremblements, les sueurs, la somnolence et les étourdissements) et d’hyperglycémie.
  • L’éducation du patient sur l’alimentation, l’exercice physique et les soins des pieds.

Diabète gestationnel (DG)

Description

  • Il se caractérise par une hyperglycémie de gravité variable diagnostiquée au cours de la grossesse (sans antécédents connus de diabète) et disparaissant en général (mais pas toujours) dans les 6 semaines suivant l’accouchement.
  • Les risques pour la grossesse elle-même sont les malformations congénitales, une augmentation du poids de naissance de l’enfant et une hausse du risque de mortalité périnatale.
  • Les femmes ont ensuite un risque accru de développer un diabète (DT2) à un stade ultérieur de la vie.

Étiologie

  • On ne comprend pas tout à fait le mécanisme, mais il semble que les hormones de la grossesse interfèrent avec l’action de l’insuline.

Symptômes

  • La sensation de soif (polydipsie) et l’excrétion excessive d’urine (polyurie) sont plus fréquentes (bien que d’autres symptômes puissent se manifester).
  • Comme la grossesse elle-même peut accroître le besoin d’uriner, ces symptômes sont difficiles à reconnaître comme étant anormaux.
  • Un enfant plus grand que la normale au cours de la grossesse (lors d’un examen prénatal de routine) peut amener à faire un dépistage du diabète.

Diagnostic

  • L’épreuve standard d’hyperglycémie provoquée par voie orale est faite à 24 28 semaines de grossesse après le jeûne nocturne (glycémie à jeun et glycémie 2 heures après une charge de glucose de 75 g).
  • Une glycémie à deux heures ≥7,8 mmol/l (ou 140 mg/dl) pose le diagnostic de diabète gestationnel.
  • Si la glycémie à jeun et la glycémie postprandiale sont trop élevées au premier trimestre de la grossesse, cela peut indiquer un diabète préexistant (qui est alors considéré comme une autre affection, avec des conséquences différentes).

Traitement

  • Le strict contrôle métabolique de la glycémie pour réduire les risques obstétriques.
  • La prescription d’un régime/d’exercices physiques, associé(s) à des médicaments par voie orale ou à l’insuline.
  • Les glucomètres pour l’autocontrôle de la glycémie.
  • L’éducation de la patiente sur l’alimentation et l’activité physique.
  • L’éducation de la patiente après l’accouchement pour lui faire perdre du poids et faire des exercices physiques afin d’éviter le diabète à un stade ultérieur.
  • Le dépistage du DT2 tout au long de la vie, la patiente appartenant à une catégorie à risque.
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