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Office of the Director-General

World Health Organization
Organisation mondiale de la Santé

UPDATED: Mon Feb 18 16:59:04 2002

Dr. Gro Harlem Brundtland        
Directeur général
Organisation mondiale de la Santé

Genève,
1er décembre 1999

 

In English

Journée mondiale du SIDA : remarques finales

Nous venons d’être informés de la façon dont l’épidémie progresse et nous réagissons. Nous avons également écouté avec beaucoup d’intérêt Mark Scott, qui a expliqué comment de nombreux jeunes perçoivent le VIH/SIDA et comment ils font face aux risques et à la réalité de la vie dans des communautés très touchées par l’épidémie de SIDA.

Avant de nous quitter, je voudrais adresser ce message aux jeunes :

Tout d’abord, procurez-vous l’information nécessaire.

La recherche et l’expérience montrent que de bons programmes d’éducation à la santé sexuelle protègent du VIH et des grossesses non désirées les jeunes sexuellement actifs. Contrairement à ce que les gens croient souvent, cela n’entraîne pas des rapports sexuels plus précoces ou plus fréquents.

Une éducation fondée sur des bases factuelles face au problème de la drogue peut aider les jeunes à évaluer l’usage qu’ils font de diverses substances, tout comme le risque d’infection par le VIH associé à l’injection de drogues, et donc les aider à changer de comportement.

Il est évident que nous ne saurions priver les jeunes d’une information qui peut leur sauver la vie.

Ensuite, veillez à acquérir les compétences nécessaires à la vie et faites-en usage.

La préparation à la vie active, qui peut être assurée par des jeunes eux-mêmes, aide à prendre les bonnes décisions concernant la sexualité, à résister aux pressions pour éviter des rapports sexuels non désirés ou l’usage de drogues, à reconnaître les situations à risque, à savoir où et comment demander assistance et, enfin, à mieux comprendre et à aider les personnes vivant avec le VIH.

Troisièmement, demandez conseils et avis si vous avez un problème.

L’action de conseil peut aider les jeunes à faire de meilleurs choix en matière de santé. Elle est particulièrement importante pour les jeunes vivant avec le VIH, car elle les aide à maîtriser leur vie et leur maladie.

Quatrièmement, demandez de l’aide aux services de santé en cas de besoin.

Cela signifie que les établissements de santé doivent être à l’écoute des jeunes. Ils doivent dispenser des services abordables, préserver la confidentialité et rester objectifs. Les services doivent porter sur le conseil et le dépistage volontaires du VIH, les avis en matière de planification familiale, la distribution de préservatifs ainsi que l’information et les moyens de réduire les risques d’infection à VIH associés à l’injection de drogues.

Enfin, faites un effort pour mobiliser votre famille et votre communauté et les inciter à agir.

Les jeunes ont besoin de sécurité et d’appui dans un environnement qui les met à même et les encourage à adopter des comportements plus sûrs. Il leur faut des parents réceptifs, mais aussi des politiques et des pratiques adaptées à leurs besoins aux niveaux de la communauté et du pays. Les jeunes doivent exiger de participer à leur élaboration à tous les niveaux et doivent pour cela saisir toutes les occasions qui leur sont offertes.

Il convient de clore cette Journée en prenant conscience de nos responsabilités.

Les jeunes peuvent contribuer à se protéger et aider à instaurer un milieu plus sûr et des services plus efficaces pour d’autres jeunes.

Mais ils ne pourront le faire tout seuls. C’est nous, les adultes, et les institutions que nous avons créées, qui disposons du pouvoir politique et des ressources nécessaires pour promouvoir le changement. Il ne faut pas décevoir la jeunesse. Notre action de conseil serait dénuée de sens si nous ne cherchions pas à créer des conditions telles que cette action soit suivie de faits. Nous devons donner aux jeunes les moyens de s’aider eux-mêmes.

Je vous remercie.

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