Nous venons d’être informés de la façon dont l’épidémie
progresse et nous réagissons. Nous avons également écouté avec
beaucoup d’intérêt Mark Scott, qui a expliqué comment de nombreux
jeunes perçoivent le VIH/SIDA et comment ils font face aux risques et
à la réalité de la vie dans des communautés très touchées par l’épidémie
de SIDA.
Avant de nous quitter, je voudrais adresser ce
message aux jeunes :
Tout d’abord, procurez-vous l’information
nécessaire.
La recherche et l’expérience montrent que de
bons programmes d’éducation à la santé sexuelle protègent du VIH
et des grossesses non désirées les jeunes sexuellement actifs.
Contrairement à ce que les gens croient souvent, cela n’entraîne
pas des rapports sexuels plus précoces ou plus fréquents.
Une éducation fondée sur des bases factuelles
face au problème de la drogue peut aider les jeunes à évaluer l’usage
qu’ils font de diverses substances, tout comme le risque d’infection
par le VIH associé à l’injection de drogues, et donc les aider à
changer de comportement.
Il est évident que nous ne saurions priver les
jeunes d’une information qui peut leur sauver la vie.
Ensuite, veillez à acquérir les compétences
nécessaires à la vie et faites-en usage.
La préparation à la vie active, qui peut être
assurée par des jeunes eux-mêmes, aide à prendre les bonnes
décisions concernant la sexualité, à résister aux pressions pour
éviter des rapports sexuels non désirés ou l’usage de drogues, à
reconnaître les situations à risque, à savoir où et comment
demander assistance et, enfin, à mieux comprendre et à aider les
personnes vivant avec le VIH.
Troisièmement, demandez conseils et avis si vous
avez un problème.
L’action de conseil peut aider les jeunes à
faire de meilleurs choix en matière de santé. Elle est
particulièrement importante pour les jeunes vivant avec le VIH, car
elle les aide à maîtriser leur vie et leur maladie.
Quatrièmement, demandez de l’aide aux services
de santé en cas de besoin.
Cela signifie que les établissements de santé
doivent être à l’écoute des jeunes. Ils doivent dispenser des
services abordables, préserver la confidentialité et rester
objectifs. Les services doivent porter sur le conseil et le dépistage
volontaires du VIH, les avis en matière de planification familiale,
la distribution de préservatifs ainsi que l’information et les
moyens de réduire les risques d’infection à VIH associés à l’injection
de drogues.
Enfin, faites un effort pour mobiliser votre
famille et votre communauté et les inciter à agir.
Les jeunes ont besoin de sécurité et d’appui
dans un environnement qui les met à même et les encourage à adopter
des comportements plus sûrs. Il leur faut des parents réceptifs,
mais aussi des politiques et des pratiques adaptées à leurs besoins
aux niveaux de la communauté et du pays. Les jeunes doivent exiger de
participer à leur élaboration à tous les niveaux et doivent pour
cela saisir toutes les occasions qui leur sont offertes.
Il convient de clore cette Journée en prenant
conscience de nos responsabilités.
Les jeunes peuvent contribuer à se protéger et
aider à instaurer un milieu plus sûr et des services plus efficaces
pour d’autres jeunes.
Mais ils ne pourront le faire tout seuls. C’est
nous, les adultes, et les institutions que nous avons créées, qui
disposons du pouvoir politique et des ressources nécessaires pour
promouvoir le changement. Il ne faut pas décevoir la jeunesse. Notre
action de conseil serait dénuée de sens si nous ne cherchions pas à
créer des conditions telles que cette action soit suivie de faits.
Nous devons donner aux jeunes les moyens de s’aider eux-mêmes.
Je vous remercie.