Situations d'urgence

Riposte mondiale à la flambée de virus Zika

Mis à jour le 15 juillet 2016

L’OMS/OPS et ses partenaires ont lancé une riposte stratégique contre le virus Zika, qui met l’accent sur la prévention et la prise en charge des complications médicales résultant de l’infection par ce virus.

À ce jour, un budget s'élevant à 122,1 millions de dollars (US $) est nécessaire pour mettre en œuvre efficacement le plan de riposte stratégique au virus Zika de juillet 2016 à décembre 2017.

Le plan de riposte décrit 4 objectifs principaux pour aider les gouvernements nationaux et les communautés à prévenir et prendre en charge les complications de l’infection par le virus Zika, ainsi qu’à en atténuer les conséquences socioéconomiques:

  • Détection
  • Prévention
  • Soins et soutien
  • Recherche

Le développement des capacités des systèmes de santé dans les pays affectés est l’un des piliers du plan de riposte stratégique. La propagation du virus Zika aura des conséquences sur le long terme pour les familles, les communautés et les pays dont les systèmes de santé seront sollicités pendant des années pour soigner les enfants nés avec ces complications.

La stratégie s’intéresse également à la communication à propos des risques auprès des femmes en âge de procréer, des femmes enceintes, de leurs partenaires, des familles et des communautés. Elle jouera un rôle central dans les efforts de prévention pour s’assurer qu’ils ont bien les informations dont ils ont besoin pour se protéger.

Dans les autres éléments, on trouve la gestion de la lutte antivectorielle, les conseils en matière de santé sexuelle et reproductive, ainsi que l’éducation sanitaire et les soins dans le contexte social et légal de chaque pays où il y a une transmission du virus Zika.

Le plan met l’accent sur plusieurs caractéristiques de la flambée nécessitant une riposte et un soutien collaboratifs à l’échelle mondiale :

  • le risque de poursuite de la propagation internationale du virus Zika, compte tenu de la répartition des moustiques du genre Aedes, capables de transmettre le virus;
  • l’absence d’immunité dans la population des zones où le virus est en circulation pour la première fois, ce qui permet à la maladie de se propager rapidement;
  • l’absence de vaccin, de traitement spécifique et de tests diagnostiques rapides; et
  • les inégalités au niveau de l’accès aux installations d’assainissement, à l’information et aux services de santé dans les zones affectées.

Le plan donne la base de la coordination et de la collaboration entre l’OMS et ses partenaires, de façon à soutenir dans toute la mesure du possible les capacités de préparation et de riposte dans les pays.