Sécurité routière : un problème de santé publique

29 mars 2004

La circulation
Dans les rues encombrées, les piétons et les motocyclistes sont particulièrement vulnérables

On rapporte que, lors de l’enquête sur le premier décès dû à un accident de la circulation, en 1896, le coroner aurait déclaré : « Cela ne doit plus jamais se reproduire ».”.1 Pourtant, plus d’un siècle plus tard, 1,2 million de personnes meurent chaque année sur les routes et l’on recense plus de 50 millions de blessés. Si l’on ne prend pas les mesures nécessaires, ces chiffres augmenteront encore.

Dans le monde entier, d’innombrables voitures, bus, camions, cyclomoteurs, motos et véhicules à deux ou trois roues sillonnent les routes. En rendant le transport des personnes et des marchandises plus rapide et plus efficace, tous ces véhicules contribuent au développement économique et social dans de nombreux pays. Mais, si les transports motorisés ont bien des avantages, ils peuvent aussi entraîner de lourds préjudices si la sécurité n’est pas une priorité. Les piétons et les cyclistes sont particulièrement exposés. Les collisions sont fréquentes, de même que les décès et les traumatismes.

Si les tendances actuelles se poursuivent, le nombre des tués et des blessés sur les routes du monde augmentera de 60 % entre 2000 et 2020. La plupart de ces accidents surviendront dans les pays en développement où de plus en plus de personnes utilisent des transports motorisés. Dans ces pays, les cyclistes, les motocyclistes, les usagers des transports publics et les piétons sont particulièrement exposés aux traumatismes dus aux accidents de la circulation.

Les décès et les traumatismes ne sont pas une fatalité

Il existe des solutions et un grand nombre d’interventions efficaces. Il ressort des pays ayant une longue expérience des transports motorisés qu’une approche scientifique de la sécurité routière, appliquée à l’ensemble du système, est essentielle pour venir à bout du problème. Il s’agit d’étudier globalement la question et d’établir les interactions entre les véhicules, les usagers de la route et l’infrastructure routière pour trouver des solutions.

Il n’y a pas de modèle simple en matière de sécurité routière. Des interventions ou des stratégies efficaces dans un cadre précis nécessiteront peut être une adaptation ailleurs. Au cours des prochains mois, l’OMS s’intéressera plus particulièrement aux interventions portant sur cinq des nombreux facteurs de risque à l’origine des tués et des blessés sur les routes.

Speeding carDes routes plus sûres : cinq domaines clefs pour des interventions efficaces - en anglais


Rendre nos routes plus sûres

La Journée mondiale de la Santé 2004 sera consacrée à la sécurité routière. Ce jour-là, le 7 avril, l’OMS et la Banque mondiale lanceront le Rapport mondial sur la prévention des traumatismes dus aux accidents de la circulation qui rend compte de ce que nous savons actuellement sur le problème des accidents de la circulation, expose des faits scientifiques et propose des solutions. L’OMS et ses partenaires donneront aussi le coup d’envoi à une campagne mondiale sur la sécurité routière : il s’agira pendant un an de promouvoir les mesures permettant d’éviter les accidents de la route.

LIENS CONNEXES

On peut éviter les décès et les traumatismes sur les routes et donc les pertes et les souffrances qu’ils entraînent. Avec une volonté politique ferme et une approche intégrée portant à la fois sur les véhicules, les usagers et l’infrastructure, il sera possible de rendre les routes plus sûres.

SITES CONNEXES

Tous les chiffres sont extraits du Rapport mondial sur la prévention des traumatismes dus aux accidents de la circulation

1 Source: World’s first road death. London, RoadPeace. (accessed 1 March 2004) - en anglais

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