Afrique : travailler pour la santé à Mbandaka (République démocratique du Congo)
Situé à 730 km au nord-est de Kinshasa, Mbandaka est la capitale de la province Equateur et elle compte plus de 200 000 habitants. Il n'y a ni l'électricité, ni l'eau courante, pas plus que de taxis, de bus, de trains ou d'ambulance. Pour aller à Kinshasa ou en revenir, il faut emprunter soit l'un des six vols hebdomadaires assurant la liaison à partir du petit aéroport, soit le bateau sur le fleuve Congo, un trajet qui prend une semaine dans chaque sens.
Le paludisme, la tuberculose, la lèpre, les infections respiratoires aiguës, les infections sexuellement transmissibles et le VIH/SIDA font partie des maladies les plus courantes qui sévissent dans cette communauté. La variole du singe (orthopoxvirose simienne), l'onchocercose et la trypanosomiase africaines sont endémiques dans cette région, qui connaît aussi des épidémies de rougeole et de méningite. Bien qu'encore faible, l'incidence des maladies chroniques augmente.
A l'Hôpital général de Mbandaka, le personnel s'efforce de sauver des vies, de soulager les souffrances et de donner les moyens à la communauté d'être en meilleure santé. Quatre soignants de cet hôpital vont nous faire part de leur expérience.
Dr Jacquim Mafuwala, médecin, chef de personnel
Mme Mani Kanza, infirmière de bloc opératoire
