Un nouveau vaccin contre la méningite en Afrique

Décembre 2010

Une femme sur une mobylette se couvre le bas du visage pour se protéger du vent, de la poussière et du risque infectieux qui pourrait se traduire par une méningite à méningocoques
M. Berlier

Jusqu’à 450 millions de personnes sont exposées au risque d’infection par le méningocoque A, la principale cause des épidémies de méningite en Afrique. Cette maladie tue chaque année des milliers de personnes.

De grandes épidémies se produisent tous les 7 à 14 ans et ce sont les enfants et les jeunes adultes qui payent le plus lourd tribut. Les plus malades meurent en général dans les 24 à 48 heures suivant l’apparition des symptômes. Pour les survivants, 10 à 20% souffrent de lésions cérébrales, d’une perte de l’audition ou de troubles de l’apprentissage.

En 2009, l’épidémie saisonnière de méningite qui a sévi dans une grande partie de l’Afrique sub-saharienne aurait infecté au moins 88 000 personnes et fait plus de 5000 morts.

Fin 2010, moins d’une décennie après le lancement du Projet de vaccins contre la méningite (un partenariat entre l’OMS et PATH), les autorités nationales de la santé au Burkina Faso, au Mali et au Niger, trois des pays les plus touchés, introduisent un nouveau vaccin conjugué contre le méningocoque A, MenAfriVac. Ce vaccin promet d’assurer une protection à long terme pour les enfants dès l’âge de 1 an, à un prix abordable pour l’Afrique.

Ce reportage raconte l’histoire de la mise au point de ce nouveau vaccin.

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