L’Observatoire mondial de la Santé: un guichet unique pour les données sanitaires

Décembre 2012

Un chercheur souhaitant savoir quels sont les pays où les taux de tuberculose sont les plus élevés aura sans doute des difficultés à trouver les informations les plus récentes ou à les repérer parmi les centaines de colonnes de chiffres souvent présentées dans un format pouvant rebuter même les analystes de données les plus passionnés.

L’Observatoire mondial de la Santé, portail en ligne de l’OMS, fait actuellement l’objet d’améliorations afin que les spécialistes – statisticiens, épidémiologistes, économistes et chercheurs en santé publique, ou quiconque s’intéressant à la santé mondiale – puissent trouver et utiliser plus aisément les données sanitaires.

L’Observatoire mondial de la Santé est le «guichet unique» de la plus importante et plus complète collection de données sanitaires actualisées au monde. Il offre un accès public gratuit, moyennant une simple page Internet, à un vaste réservoir de données et d’analyses sur la situation et les tendances de la santé mondiale dans les domaines prioritaires, intégrant près de 1000 indicateurs sanitaires.

Agents de santé effectuant une visite à domicile en Afrique
OMS/P. Formenty

Les informations sanitaires de l’OMS proviennent de nombreuses sources, dont les services publics de l’état civil, les systèmes de santé, les enquêtes et les recensements, les projets de recherche et les bases de données établies par d’autres organisations. Les pays participent étroitement aux discussions visant à améliorer la collecte des données et à mettre au point les meilleures méthodes d’estimation lorsqu’il y a des lacunes dans ces données.

Des données plus conviviales

Hazim Timimi, gestionnaire de données au sein du Département Halte à la Tuberculose, travaille avec l’équipe de l’Observatoire mondial de la Santé afin d’améliorer l’accès public à l’impressionnante quantité de données relatives à la tuberculose rassemblées par son département.

«Il est logique de réunir l’ensemble des informations que l’OMS collecte afin que le public puisse y avoir accès en un lieu unique, en utilisant une interface cohérente et un format standard», déclare-t-il. «Les données seront ainsi plus largement disponibles et plus faciles à utiliser qu’auparavant.»

Selon Philippe Boucher, responsable technique de l’équipe de l’Observatoire, la nouvelle version, qui devrait être lancée début de 2013, offrira une plus grande convivialité, permettant d’accéder plus aisément aux données de l’OMS et de les convertir dans divers formats afin qu’elles puissent être utilisées à différentes fins. Parmi les nouveautés figure une série de cartes mondiales interactives qui présentent pour chaque pays les informations sanitaires les plus récentes d’un simple glissement de la souris d’un ordinateur. Celles-ci peuvent être partagées sur Facebook et Twitter.

Pages thématiques

Mais l’Observatoire mondial de la Santé est plus qu’un simple réservoir de bases de données. Les questions prioritaires qui ont une incidence sur la santé, telles que l’environnement, la sécurité routière, l’alcool et la nutrition, ainsi que des maladies spécifiques telles que le choléra, le VIH et le paludisme, sont regroupées sous 30 thèmes différents. Ces pages présentent des analyses faisant appel aux indicateurs clés, des vues des bases de données, les principales publications et des liens vers les pages Web intéressantes. L’Observatoire donne aussi accès à des rapports spéciaux de l’OMS et fournit des liens vers les profils sanitaires et épidémiologiques pour les États Membres de l’OMS.

Collaboration

L’Observatoire mondial de la Santé partage ses données avec les observatoires régionaux de la santé et les bases de données des partenariats et intègre les leurs. La Région OMS du Pacifique occidental a ainsi pris l’Observatoire mondial de la Santé comme modèle pour construire sa propre base de données, «the Health Information and Intelligence Platform». Arlene Quiambaoa, directeur de projet au Bureau du Pacifique occidental (WPRO), précise que la collaboration a permis d’importantes économies.

«Au lieu de rassembler des données auprès de différents sites Web et bases de données, il nous a suffi d’intégrer l’Observatoire mondial de la Santé et notre base de données régionale.», dit-elle. «Et aujourd’hui, nous disposons de plus de temps pour donner un sens à ces données dans le cadre des programmes et politiques actuels et futurs, et pour prendre en temps voulu des décisions reposant sur des données factuelles.

Philippe Boucher indique qu’il souhaiterait favoriser une plus grande interaction avec les utilisateurs de l’Observatoire. «Si les utilisateurs souhaitent une fonction ou un format particulier, qu’ils n’hésitent pas à nous le faire savoir. Lorsque nous savons ce que nos utilisateurs souhaitent, il est beaucoup plus facile de leur donner satisfaction.»

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