Dans la forêt équatoriale de la République démocratique du Congo, l’OMS et ses partenaires luttent contre Ebola

À plus de 1400 kilomètres de la capitale Kinshasa, dans la province du Bas-Uélé, au Nord du pays, s'est déclarée une flambée de la maladie à virus Ebola. L'OMS et les partenaires de la santé sillonnent la région pour mettre en place les mesures de prévention et de lutte contre le virus...

 Dans le petit village de Gukpale, situé au cœur de la forêt équatoriale de la province de Bas-Uele, un médecin du Ministère de la santé de RDC discute avec un jeune homme suspecté d’avoir contracté la maladie à virus Ebola
OMS/A. Clements-Hunt

Dans le petit village de Gukpale, situé au cœur de la forêt équatoriale de la province de Bas-Uele, un médecin du Ministère de la santé discute avec un malade. Le jeune homme de 20 ans, suspecté d’avoir contracté la maladie à virus Ebola, a accepté de se soumettre à un test sanguin dont le résultat s’est révélé négatif.

Les villages comme celui-là ne sont accessibles qu’à pied, à vélo ou à moto et il est impossible de transférer en toute sécurité les cas suspects vers des centres de traitement Ebola. Les équipes de proximité du Ministère de la santé, avec l’appui de ses partenaires, se rendent au chevet des malades, prélèvent des échantillons sanguins, dispensent des conseils et fournissent du matériel médical afin de traiter les malades à domicile.

Les équipes de l'OMS dans le centre de traitement Ebola géré par Médecins sans frontières à Likati, dans la province du Bas-Uele (République démocratique du Congo),
OMS/A. Clements-Hunt

Dans le même temps, dans le centre de traitement Ebola géré par Médecins sans frontières à Likati, dans la province du Bas-Uele (République démocratique du Congo), les agents de santé ont été alertés d’un possible cas suspect de maladie à virus Ebola. Après avoir examiné les symptômes cliniques du jeune homme pour vérifier s’ils correspondaient à la maladie à virus Ebola, l’équipe est arrivée à la conclusion que ce n’était pas le cas. Des alertes régulières provenant des centres de santé de toute la province montrent que le système de surveillance mis en place par le Ministère de la santé, l’OMS et les partenaires dans cette région reculée fonctionne très bien.

Dans une région forestière reculée du Bas-Uele, un psychologue du Ministère congolais de la santé explique aux villageois le mode de transmission du virus Ebola.
OMS/A. Clements-Hunt

Dans une autre région forestière reculée du Bas-Uele, un psychologue clinicien du Ministère congolais de la santé explique aux villageois le mode de transmission du virus Ebola. Il est essentiel de sensibiliser les communautés à la maladie et aux mesures qui peuvent être prises pour s’en protéger afin de maîtriser les flambées.

Un groupe de  volontaires de la Croix-Rouge congolaise de la province du Bas-Uele
OMS/A. Clements-Hunt

Un groupe de 75 volontaires de la Croix-Rouge congolaise de la province du Bas-Uele sont formés à la façon d’inhumer sans risque les personnes décédées à cause de la maladie à virus Ebola ainsi qu’à la façon de désinfecter les maisons afin d’éviter la propagation de la maladie.

Formation de volontaires de Croix Rouge de la RDC dans le cadre de la lutte contre le virus Ebola
OMS/A. Clements-Hunt

La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) est l’un des partenaires qui accompagnent le Ministère de la santé de la République démocratique du Congo dans sa lutte contre une flambée de maladie à virus Ebola dans le nord-est du pays.

Volontaires de la Croix Rouge de RDC en cours de formation sur la lutte contre le virus Ebola avec l'OMS et l'UNICEF
OMS/A. Clements-Hunt

Au terme des deux jours de formation, avec l’appui de l’UNICEF et de l’OMS, les volontaires se disperseront dans les zones de santé environnantes afin d’informer le public sur les façons de se protéger du virus Ebola et d’éviter la propagation de la maladie.