Les maux de tête (céphalées) sont-ils fréquents?

Questions et réponses en ligne
30 septembre 2005

Q : Les maux de tête (céphalées) sont-ils fréquents?

R : Le mal de tête est un phénomène extrêmement courant. La forme la plus répandue est la « céphalée de tension ». Selon les données disponibles, il apparaît que dans les pays développés les céphalées de tension affectent les deux tiers des hommes et plus de 80 % des femmes. Le problème des céphalées chroniques quotidiennes est moins bien reconnu : jusqu’à un adulte sur 20 souffre de maux de tête tous les jours ou presque.

La migraine, plus étudiée que les autres types de céphalées, a beaucoup retenu l’attention même si elle est moins fréquente. Elle apparaît d’ordinaire à la puberté et sévit surtout entre 35 et 45 ans, mais elle peut affecter des personnes beaucoup plus jeunes, même des enfants. Des études européennes et américaines ont montré que 6-8 % des hommes et 15-18 % des femmes souffrent de migraines chaque année. Les chiffres sont comparables en Amérique centrale et en Amérique du Sud. Les taux plus élevés observés partout chez les femmes (deux à trois fois supérieurs aux taux masculins) ont une cause hormonale.

Les céphalées sont douloureuses et incapacitantes. Elles peuvent provoquer d’importantes souffrances personnelles, une altération de la qualité de vie et avoir des implications financières. Les crises céphalalgiques répétées, et souvent la crainte constante de la prochaine, minent la vie familiale, la vie sociale et la vie professionnelle. Malgré cela, certains – même parmi les professionnels de la santé – ont tendance à les considérer comme une affection mineure et la charge physique, affective et socio-économique est mal reconnue.

Dans la très grande majorité des cas, il n'est pas nécessaire de recourir à des tests ou à du matériel coûteux, ni à un spécialiste pour assurer un traitement efficace. Les céphalées relèvent le plus souvent des soins de santé primaires. Les aspects essentiels d'une bonne prise en charge sont les suivants : prise de conscience du problème, diagnostic exact, prévention des erreurs de traitement, modification du mode de vie et utilisation en connaissance de cause de produits pharmaceutiques peu coûteux.

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