Suis-je exposé au risque de grippe aviaire?

Questions et réponses en ligne
11 janvier 2006

Q : Suis-je exposé au risque de grippe aviaire?

R : Le risque pour les humains de contracter la grippe aviaire est presque exclusivement limité à ceux qui ont été en contact étroit avec des volailles domestiques infectées. Il est pratiquement inexistant pour ceux qui n'ont aucun contact avec des oiseaux domestiques ou sauvages.

A ce jour, la plupart des cas humains de grippe aviaire se sont produits dans des zones rurales ou périurbaines où de nombreuses familles ont de petits élevages de volailles qu'elles laissent circuler en liberté dans des cours où jouent les enfants et même parfois pénétrer dans les habitations. Dans de telles conditions, les possibilités abondent d'être exposés au virus, excrété en grande quantité par les oiseaux infectés dans leurs déjections, ou à un environnement contaminé. On considère néanmoins que l'exposition est maximale au cours de l'abattage, de la plumée, de la découpe et de la préparation des volatiles pour la cuisine. L'expérience récente en Asie et en Turquie montre qu'il est particulièrement important de bien faire comprendre aux enfants qu'ils doivent s'abstenir de toucher des volailles ou des oiseaux sauvages malades ou morts et qu'ils doivent signaler immédiatement ces volatiles lorsqu'ils en trouvent.

Les volailles et les produits dérivés doivent être suffisamment cuits et correctement manipulés au moment d'être préparés. Des températures normales de cuisson (70°C dans toutes les parties de l'aliment) tuent le virus. Les consommateurs doivent veiller à ce que volailles et œufs soient bien cuits (pas de chairs «rosées» et pas de jaune qui «coule»).

On s'inquiète de la possibilité pour le virus, si les circonstances étaient favorables, d'évoluer vers une forme qui serait très infectieuse pour l'être humain et pourrait se propager facilement d'une personne à l'autre. Pour l'instant, cela ne s'est pas encore produit.

L'OMS enquête actuellement sur les dernières flambées de grippe aviaire en Turquie. A ce jour, aucun élément ne permet de penser que le virus a accru sa transmissibilité ou son aptitude à se propager d'une personne à l'autre.

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