Pourquoi les taux de la mortalité palustre divergent-ils dans des études récentes ?

Questions-réponses
Février 2012

Un article du Lancet, paru le 3 février 2012, estimait à 1,24 million le nombre de personnes mortes du paludisme en 2010 alors que, pour la même année, l’OMS estimait qu’il y en avait eu 655 000.

L’OMS est reconnaissante des efforts faits par tous les partenaires pour améliorer les estimations sur le paludisme et d’autres maladies importantes pour la santé publique.

Les milieux de la santé publique savent bien que les estimations sont fortement influencées par les sites, les données, les hypothèses et les méthodes utilisées pour leurs études. Dans celle-ci, la divergence de l’estimation du nombre des décès chez les plus de 5 ans est due à la différence des méthodes employées.

L’OMS s’en tient à ses estimations précédentes, basées sur une méthode mise au point par cette institution des Nations Unies, en collaboration avec d’autres partenaires. Elle relève avec satisfaction les estimations de l’Institute for Health Metrics and Evaluation qui révèlent en fait plus de similitudes que de différences. Les deux méthodes montrent qu’un nombre toujours trop élevé de personnes meurent encore du paludisme. Elles établissent une tendance constante à la baisse, grâce aux investissements pour généraliser l’utilisation d’outils qui sauvent des vies.

Pour améliorer les estimations épidémiologiques à l’avenir, il est impératif d’aider les pays aux ressources limitées à mettre en place de solides systèmes d’information sanitaire. Cela suppose le diagnostic précis des causes des décès et une collaboration plus grande de la part des experts travaillant sur ces estimations pour produire des données précises en temps voulu. Ces informations sont essentielles pour une prise de décision garantissant que les interventions sanitaires couvrent bien les communautés voulues et aient un potentiel optimal pour aider les populations à vivre plus longtemps et en meilleure santé.

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