Comment la réduction des risques liés aux catastrophes sauve-t-elle des vies ?

Questions-réponses
Octobre 2012

Q: Comment la réduction des risques liés aux catastrophes sauve-t-elle des vies ?

R: Des situations d’urgence peuvent se produire dans n’importe quel pays, à n’importe quel moment. Lorsque la catastrophe survient, elle peut perturber gravement le fonctionnement d’une communauté et la population dépend alors de l’aide extérieure. Mais on peut faire beaucoup pour prévenir et réduire les effets des catastrophes, ainsi que pour renforcer la réponse des communautés exposées.

Les pays dotés de systèmes de santé bien développés et de personnels de soins bien formés et bien équipés dans les communautés sont mieux préparés à faire face aux catastrophes. Quand une communauté est bien préparée, de nombreuses vies peuvent être sauvées au cours des premières heures de la situation d’urgence, avant même l’arrivée de l’aide extérieure. Ce sont les populations locales qui connaissent le mieux leurs besoins et les risques auxquels elles sont exposées.

Pour réduire les risques ainsi que les pertes humaines et matérielles à l’avenir, l’OMS aide les pays à renforcer la résilience de leurs systèmes de santé en développant la gestion des risques associés aux urgences, une approche comportant des mesures allant de la prévention à la préparation, à la riposte et au relèvement. Les mesures dans ce domaine sont les suivantes :

  • création de politiques et de stratégies nationales de soutien; allocation de ressources à la gestion des risques;
  • amélioration de l’accès aux soins de santé primaires de qualité avant la survenue des catastrophes, ainsi que pendant la riposte et le relèvement;
  • formation et équipement des personnels de santé; les faire participer à la planification de tous les types de situations d’urgence;
  • identification des dangers, des vulnérabilités et des capacités d’évaluation des risques;
  • promotion de la sensibilisation aux risques des situations d’urgence et éducation sanitaire (assainissement et hygiène par exemple);
  • mise en place de systèmes d’alerte précoces des prestataires de santé et des communautés;
  • protection des établissements de santé contre les dangers et préparation à la riposte sanitaire aux situations d’urgence.
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