[an error occurred while processing this directive]
 

Genre, femmes et santé

  OMS > Programmes et projets > Genre, femmes et santé > Violence à l'égard des femmes
imprimer

Violence à l'égard des femmes et VIH/SIDA: Page précédente | 1,2,3,4,5,6

Il y a une interaction, à bien des égards et toujours au détriment des femmes, entre la violence à l'égard des femmes et l'épidémie du VIH:

  
  • Les femmes peuvent être infectées par le VIH lors de relations sexuelles forcées, ce qui arrive malheureusement souvent partout au monde. Une femme risque probablement beaucoup plus d'être infectée par le VIH au cours de relations sexuelles forcées que lors de rapports sexuels consentis car les rapports sexuels forcés impliquent toujours un traumatisme et souvent des déchirures de tissus qui ouvrent la porte au virus.
  • Des violences sexuelles infligées durant l'enfance (une autre forme de violence à l'égard des femmes) peuvent avoir pour effet que la victime aura plus tendance à adopter un comportement à risques par la suite, ce qui accroîtra ses risques d'être infectée par le VIH au cours de sa vie.
  • La violence et la crainte de la violence peut avoir pour conséquence qu'une femme, même dans le cadre d'une union consensuelle, n'insistera pas pour l'utilisation de préservatifs ou n'osera pas refuser des rapports sexuels qu'elle ne souhaite pas. Etant donné que l'utilisation de préservatifs et l'abstinence sont actuellement les moyens les plus fiables et les plus largement disponibles pour éviter une infection par le VIH, les femmes n'ont souvent tout simplement pas la possibilité de se protéger.
  • De même, la crainte de violence, de rejet et d'abandon peut dissuader des femmes à vouloir connaître leur état d'infection par le VIH ou, si elles en prennent connaissance, d'en faire part à leurs partenaires. Bien que les hommes soient parfois aussi confrontés à ces craintes, leur impact est probablement moindre; en général, les femmes sont de plus petite taille, ont un niveau social moins élevé et un pouvoir économique moindre. De plus, les hommes sont plus susceptibles de recourir à la violence à l'égard des femmes que les femmes à l'égard des hommes.
  • Etant donné que la violence peut dissuader les femmes à se soumettre à un test, elle peut avoir un effet négatif pour la lutte contre l'infection par le VIH, pour le traitement de cette infection et pour les programmes de prévention de la transmission de l'infection de la mère à l'enfant.

L'incidence de la violence à l'égard des femmes et le VIH n'est pas clairement établie, mais le Département Genre et santé de la femme estime que des informations plus concrètes sont nécessaires sur l'importance de cette incidence et sur ses implications. C'est dans cet esprit que l'OMS a convoqué la suivante réunion d'experts ; cette réunion a eu lieu du 23 au 25 octobre 2000 :

- "Violence à l'égard des femmes et l'épidémie de VIH/SIDA : Etablir un agenda de recherche" [pdf 763kb]

Pour en savoir plus sur le lien entre le genre et l'infection par le VIH, consulter la page du GWH : a href=" http://www.who.int/gender/hiv_aids/fr/index.html " target="_new">Genre et VIH/SIDA.

Violence à l'égard des femmes et VIH/SIDA: 1,2,3,4,5,6

[an error occurred while processing this directive]