Action de santé à visée humanitaire

Le séisme et les raz-de-marée en Asie du Sud - Rapports de situation n°7

Période couverte: 4 janvier 2005

Photo: Keystone

La survenue d'épidémies dans toute la région reste la première des préoccupations de l'OMS. Les cas isolés de maladies diarrhéiques qui ont été déjà confirmés dans les camps provisoires en Inde et à Sri Lanka soulignent la nécessité d'améliorer les conditions d'hygiène et d'assainissement pour les 3 à 5 millions de personnes déplacées, selon les estimations. On signale des cas de diarrhées qui sont attentivement étudiés pour voir s'il ne s'agit pas de choléra ou de typhoïde. Il est particulièrement préoccupant de constater que, dans toute la région, la situation se prête à l'apparition de cas de choléra, maladie connue dans cette zone. Le manque d'eau potable, l'insuffisance de l'assainissement, le stress, le traumatisme psychologique et le surpeuplement des camps renforcent le risque épidémique. Les secours ont bien progressé mais il faut coordonner l'action entre tous les acteurs de la santé.

Principaux enjeux

  • Les secours parviennent à une plus grande partie des populations sinistrées mais il reste des zones à Aceh où ils ne sont pas encore arrivés. Les dommages subis par les infrastructures des pays affectés rendent impossible le maintien de l'approvisionnement en eau et de l'assainissement au niveau requis pour réduire au maximum le risque épidémique.
  • L'aide humanitaire est entravée par les immenses dommages causés aux infrastructures et par les distances à couvrir pour arriver dans les zones sinistrées les plus éloignées.
  • Les personnes déplacées, qui souffrent de stress et de traumatismes psychologiques, vivent entassées et dans de mauvaises conditions d'hygiène et d'assainissement. Les camps doivent être gérés correctement.
  • Il faut assurer une distribution cohérente des secours au moyen d'une action coordonnée entre tous les acteurs du secteur de la santé. "Le système international fonctionne", a déclaré à New York Jan Egeland, Coordonnateur des Nations Unies pour les secours d'urgence.

Informations les plus récentes


  Nombre de morts Nombre de blessés Nombre de disparus Nombre de personnes déplacées Destructions Informations particulières
Indonésia 94 081 >2 500 1 351 271 908 172 sous-districts et 1 550 villages détruits  
Sri Lanka 30 196 15 683 3 846 834 849 Familles sinistrées (212 223), maisons (103 753) Camps installés (789)
Inde 9 571 3 281 au Tamil Nadu seulement 5 914 627 119 habitations (136 198)/villages (883)/ 4 171 ha de cultures 532 camps de réfugiés, 384 956 personnes
Thaïlande 5 187 8 457 3 810     Mobilisation de 47 708 sauveteurs
Maldives 82 1 313 26 8 352   8 500 personnes evacuées sur d'autres îles
Malaisie 68 73 hospitalisés/ 694 patients ambulatoires        
Myanmar 59 43 3 3 205 sans abris / ménages (638) 592 maisons détruites dans 17 villages  
Somalie 46 283     1 975 maisons complètement détruites 16 720 familles touchées

Selon les informations données par les médias, il y a 150 000 morts confirmés, un demi million de blessés et, selon les estimations, cinq millions de sans abris à la suite du séisme et du tsunami dans la Région de l'Asie du Sud-Est.

En Somalie, il y a 46 morts confirmés et les anciens dans les villages sinistrés signalent que l'on reste sans nouvelles de plus de 252 pêcheurs. Il y a de nombreux blessés légers et seulement 283 blessés graves. Dans leur grande majorité, les 1 975 maisons endommagées ont été complètement détruites, même lorsqu'elles étaient construites en pierres. Les 16 720 ménages affectés sont des familles de pêcheurs ou des familles indigentes, déjà victimes de la sécheresse ou des pluies torrentielles.

Les pays sont en état d'alerte et contrôlent l'apparition éventuelle d'épidémies au moyen de la surveillance épidémiologique et de la vérification des informations.

Priorités sanitaires

Maladies transmissibles
  • Indonésie: l'OMS n'a reçu aucune information confirmée sur des flambées épidémiques. Avec l'appui technique de l'OMS et d'autres organismes, le Ministère indonésien de la Santé a instauré un plan d'action pour la surveillance épidémiologique et l'alerte avancée. Une équipe de coordination de la surveillance sera mise en place dès que possible à Banda Aceh.
  • Sri Lanka: On a signalé le 1er janvier dans le district de Batticaloa 120 cas de diarrhées dans 52 camps mais, après enquête, ce nombre a été réduit à moins de 40 au total, ce qui reste à un niveau endémique. La disponibilité de l'eau potable en quantité suffisante reste un problème important et un spécialiste OMS de l'eau et de l'assainissement travaille avec l'UNICEF et le Conseil de l'Eau. Le réseau municipal d'adduction d'eau fournit de l'eau potable aux camps situés dans les temples et les écoles mais, dans certains des 80 camps de ce district, il n'y a pas suffisamment de lieux d'aisance. L'OMS a pour objectif d'améliorer immédiatement l'assainissement dans les camps, l'évacuation des ordures, la prise en charge et la notification. Le déploiement de techniciens, de réactifs, de fournitures et de matériel a permis d'installer des services de laboratoire de proximité pour la prévention et la prise en charge des maladies. Il faut renforcer l'hygiène personnelle et apprendre aux familles à manipuler convenablement l'eau potable. Les soins des maladies chroniques et le soutien psychologique sont également assurés dans les camps.
  • Inde: Jusqu'à présent, aucun des organismes gouvernementaux participant aux opérations de secours et d'urgence ne signale de poussées épidémiques. On a cependant connaissance de cas sporadiques de diarrhées et de neuf cas de rougeole. Le Ministère de la Santé surveille attentivement l'évolution de la situation. Des équipes médicales / des camps de soins (75) sont opérationnels au Tamil Nadu. De plus, 101 équipes médicales fixes, 72 équipes mobiles et 568 équipes paramédicales ont été déployées pour aider les victimes dans l'Etat d'Andhra Pradesh. Dans le Kerala, les autorités de l'Etat ont déployé 224 médecins dans les zones sinistrées et installé 40 camps de soins. La prévention des épidémies dans l'archipel de Nicobar est prioritaire et une équipe de spécialistes, dirigée par le Directeur général des services de santé, se trouve actuellement à Port Blair pour faire le lien entre les actions sanitaires ; 80 médecins et 20 infirmières des institutions centrales ont été déployés dans les différentes îles en complément de l'action menée par les forces armées ; il y a 120 lits d'hôpitaux opérationnels sur le navire Magar INS ; au 3 janviers 2005, 61,63 tonnes de médicaments d'urgence et de matériel de désinfection avaient été livrés. Au total, 148 équipes médicales spécialisées ont été déployées dans les zones sinistrées des îles Andaman et Nicobar.
  • Thaïlande: Le nombre cumulé des incidents sanitaires signalés dans six provinces sinistrées s'établissait au 1er janvier à : 167 cas de diarrhées aiguës, 163 cas de surinfection des plaies, 33 cas d'intoxication alimentaire, 20 cas de pneumonie, 8 de paludisme, 7 de dengue. Ces chiffres restent à un niveau endémique. La surveillance épidémiologique est assurée par les hôpitaux publics et privés, ainsi que par tous les centres de santé et les équipes mobiles de secours, avec l'appui du Ministère de la Santé. Il est prévu de poursuivre cette surveillance, de vacciner environ 100 enfants contre la rougeole dans un centre de secours et de lutter contre les vecteurs du paludisme par des pulvérisations d'insecticide et la destruction des sites potentiels de reproduction. Le Ministère de la Santé publique publie des avertissements et des informations sur la propagation des maladies. Son bureau d'épidémiologie surveille aussi attentivement la situation dans les zones touchées par le tsunami et il est en contact quotidien avec l'OMS.
  • Maldives: Le Ministère de la Santé signalait au 1er janvier les problèmes suivants : diarrhées aiguës (419), fièvres virales (287), IRA (73), fièvres virales accompagnées de vomissements (16). Le Ministère de la Santé n'envisage pas de procéder à une vaccination antirougeoleuse de masse, la dernière campagne systématique du PEV ayant eu lieu juste avant le 26 décembre. On n'a pas observé jusqu'ici de modification significative de la situation épidémiologique. Le Ministère de la Santé surveille attentivement l'éventualité de poussées épidémiques de dengue, de choléra, de typhoïde, de shigellose, d'hépatites A et E, de fièvre fluviale du Japon et de leptospirose.
  • Somalie: Les problèmes les plus couramment observés sont principalement les maladies véhiculées par l'eau, la rougeole, les traumatismes et les infections aiguës des voies respiratoires.
Salubrité de l'environnement (accès à l'eau potable, situation de l'hygiène et de l'assainissement)
  • Sri Lanka: Jusqu'à présent, le réseau municipal d'adduction d'eau fournit de l'eau potable aux camps situés dans les temples et les écoles visités par les équipes médicales. Selon l'évaluation de l'équipe de l'OMS, dans au moins 4 des 80 camps du district de Batticaloa, les lieux d'aisance sont notoirement insuffisants, d'où un risque épidémique très élevé. Les équipes de l'OMS, revenant d'une évaluation rapide des besoins sanitaires, signalent que ce sont l'assainissement et l'évacuation des ordures qui posent des problèmes importants de santé publique devant être traités d'une manière planifiée. L'OMS et l'UNICEF aident les autorités locales à coordonner l'action pour ce qui est de l'approvisionnement en eau potable et de l'assainissement dans les camps. On a dépassé désormais le stade de l'action d'urgence et les efforts portent actuellement sur l'action à court et à moyen terme. Il faut développer l'hygiène et l'éducation sanitaire dans les camps. La prévention des épidémies par l'amélioration de l'approvisionnement en eau et de l'assainissement est au centre des préoccupations.
  • Inde: A l'exception des îles Nicobar, on signale que l'approvisionnement en eau potable est normal dans toutes les zones touchées. Sur le continent, des quantités suffisantes de chaux et de comprimés de chlore ont été mises à la disposition des zones affectées. On signale que 80 % du réseau d'adduction d'eau a été rétabli à Port Blair. Trois points d'eau ont été installés avec des groupes électrogènes à Car Nicobar. Sur les autres îles, l'eau provient de puits et de sources et les efforts se poursuivent pour rétablir les systèmes d'adduction d'eau. L'archipel de Nicobar a reçu 248 m3 d'eau.
  • Maldives: Les atolls et îles les plus affectés continuent de faire état d'une contamination de l'eau ou de problèmes de salinité. Presque tous les atolls touchés signalent le blocage ou la rupture des systèmes d'évacuation des eaux usées.
  • Somalie: Il y a un système d'approvisionnement en eau et 120 puits de surface. Tous les systèmes et les sources dans les zones visitées ont été partiellement détruits. Presque tous les puits de surface observés sont soit complètement enterrés, soit contaminés par l'eau de mer. En raison du sol rocheux, il n'y a pas de latrines dans la majorité des villages côtiers. Leurs habitants se servent d'un terrain découvert pour cet usage. Sauf à Bayla et à Eyl, il n'y a ni poste de santé, ni centre de santé maternelle et infantile. Les besoins les plus urgents sont les suivants : aide alimentaire pour une période de six mois, abris, ustensiles, vêtements, notamment pour les familles qui ont perdu leur maison, restauration des systèmes d'adduction d'eau et des puits de surface. Il faudra apporter de l'eau par camion-citerne dans certaines zones, construire des latrines pour améliorer l'assainissement, fournir des médicaments et tenir compte de l'assainissement et des indications maritimes pour la réinstallation des populations.
Autres problèmes sanitaires (santé maternelle et infantile, santé mentale, etc.)
  • Sri Lanka: Ceux qui ont été traumatisés doivent pouvoir bénéficier de programmes de santé mentale et d'aide psychosociale. Il faut définir des programmes pour les enfants, notamment ceux qui ont perdu leurs parents, et les développer dans les camps. Dans l'un d'entre eux, les administrateurs ont permis l'établissement d'un service de navettes pour que les résidents puissent aller voir les membres de leur famille hospitalisés. Ce type d'initiative simple facilite la récupération et améliore la santé mentale. Des résultats préliminaires dans le district de Galle donnent à penser que le nombre total d'enfants affectés est de 228, dont 28 ont perdu leur père et leur mère, 126 leur mère et 74 leur père. Les autorités étudient l'établissement d'une structure de conseil psychosocial en fonction du type et du degré de stress. Elles envisagent aussi de mobiliser 28 psychiatres sri-lankais, 100 étudiants en psychiatrie, des spécialistes des ONG et des expatriés, ainsi que des institutions étrangères, pour proposer un service de conseil de qualité et créer une équipe de conseillers psychosociaux, pour l'instant en nombre insuffisant dans le pays.
  • Inde: Des fonctionnaires visitent actuellement les régions sinistrées pour poursuivre les évaluations sanitaires. Des services de conseil et d'aide sociale sont nécessaires pour les victimes, notamment les familles de disparus. L'OMS est en discussion avec l'Institut national de la santé mentale et des neurosciences (Centre collaborateur de l'OMS pour la santé mentale), la Société indienne de psychiatrie et l'Institut Vidyasagar des sciences médicales à New Delhi pour venir en aide dès que possible aux organismes travaillant dans les districts sinistrés. Thaïlande: De nombreuses personnes sont traumatisées et ont exprimé leur volonté de ne plus retourner dans leurs villages. L'équipe du Ministère de la Santé publique chargée de la santé mentale s'occupe de ces groupes de victimes. Un spécialiste universitaire de l'aide psychosociale coordonne ses activités avec le Ministère et a mobilisé des conseillers pour venir en aide aux victimes.
Système de santé et infrastructures sanitaires (installations sanitaires opérationnelles, accès, etc.)

Les priorités immédiates de l’OMS consistent à déployer rapidement davantage d'effectifs (dans les domaines de spécialisation, notamment catastrophes et santé, maladie et surveillance, eau et assainissement, soutien psychosocial, logistique, etc.) dans les pays sinistrés. L’OMS met sur pied des équipes importantes dans ses bureaux et ses antennes de pays qui disposent de cellules de crise opérationnelles 24 heures sur 24. Elle s’efforce d’appuyer les autorités nationales, en collaboration avec l’UNICEF et les autres principaux partenaires dans le domaine de la santé au niveau des pays et sur le terrain. Le réseau mondial OMS d’alerte et d’action en cas d’épidémie (GOARN) a été mobilisé et met sur pied un réseau d’alerte et d’intervention rapides (EWARN) pour la surveillance des maladies, la vérification et l’action en Indonésie, à Sri Lanka, aux Maldives, en Thaïlande et en Inde.

  • Sri Lanka: De nombreux blessés légers ont été orientés vers les hôpitaux et des médicaments essentiels ont été fournis dans les établissements de santé.
  • Maldives: Les principaux problèmes restent les transports et l’accès à la population éparpillée dans les îles sur 900 kilomètres. Seules des quantités réduites d’aide peuvent être acheminées vers les îles par bateau, hydravion ou hélicoptère. Ces deux derniers jours, les conditions atmosphériques ont entravé les secours. Des petits groupes de sinistrés ayant préféré rester sur des îles qui avaient subi de gros dégâts sont toujours exposés aux effets de la catastrophe. Une réinstallation permanente concernant certaines îles est envisagée. La décision de reconstruire les installations de santé sera prise à la suite de celle sur la réinstallation permanente.

Aide de l’OMS et assistance coordonnée

La stratégie de l’OMS face à la crise de l’Asie du Sud-Est comprend les éléments suivants:

Aspects interorganisations et mondiaux
  • Le Directeur général est actuellement à Aceh et poursuit sa tournée à Sri Lanka et en Indonésie pour évaluer la situation et les opérations de l’OMS.
  • L’appel éclair des Nations Unies sera lancé et une réunion d’information aura lieu le 6 janvier à New York. Le Secrétaire général de l’ONU se trouve quant à lui à Jakarta pour le lancement de l’appel éclair concernant les secours et le relèvement.
  • Le Sommet des chefs d’Etat de l’ANASE aura lieu à Jakarta le 6 janvier. La coordination de l’aide, le relèvement à long terme et le projet de mise sur pied d’un système d’alerte avancée pour la région figurent à l’ordre du jour.
  • Une réunion spéciale des ministres européens de la santé, des affaires étrangères et du développement sur la catastrophe aura lieu le 7 janvier.
  • Une réunion d’information aura lieu le 11 janvier à Genève avec les missions des Etats Membres de l’OMS au niveau ministériel.
  • Une coordination quotidienne a été mise en place avec l’UNICEF au Siège de l’OMS et des mesures communes sont prises dans la plupart des pays.
  • L’équipe de base commune spéciale qui est en train d'être mise sur pied interviendra à partir de Bangkok. Jan Egeland est devenu membre du groupe de base et des téléconférences ont lieu quotidiennement entre le bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU, le terrain, le groupe de base et les unités militaires chargées de la catastrophe.
  • La réunion d’information du comité permanent interorganisations sur le séisme/tsunami dans l’océan indien à Genève a eu lieu le 3 janvier 2005 en présence de représentants de la FAO, du CICR, de World Vision, du CIAB, du PAM, de l’IFRC, du HCR, du PNUD, de l’UNICEF, de l’OMS et de divers antennes du bureau de coordination des affaires humanitaires. La réunion d’information suivante devait avoir lieu le 5 janvier.
  • Margaret Wahlstrom, le coordonnateur spécial du Secrétaire général pour l’assistance humanitaire aux pays sinistrés a terminé sa visite aux Maldives.

Le déploiement de membres du personnel de l’OMS à Sri Lanka, en Indonésie et aux Maldives se poursuit. Au total, 190 nouveaux kits sanitaires d’urgence (NEHK), 100 kits chirurgicaux et 40 kits diarrhées devraient arriver dans la région de l’Asie du Sud-Est. Ces kits permettront de couvrir les besoins suivants:

  • Alerte avancée – suivre les cas de maladies potentiellement mortelles chez les sujets à risque grâce à la mise sur pied rapide d’un système de surveillance et d’alerte avancée comprenant des rapports épidémiologiques quotidiens (mobilisation immédiate et déploiement du GOARN).
  • Santé publique – fournir des conseils sur les questions critiques de santé publique (notamment riposte aux flambées de maladies, qualité de l’eau, évacuation des excrétas, menaces chimiques, prise en charge des maladies chroniques et santé mentale) et combler les lacunes critiques avant que d’autres ne puissent prendre le relais.
  • Accès aux soins de santé essentiels – collaborer avec tous les partenaires pour assurer un accès équitable à des soins de santé essentiels de qualité adéquate grâce à des hôpitaux et centres de santé clés.
  • Fournitures médicales – veiller à ce que la chaîne d’approvisionnement soit aussi efficace que possible et répondre aux besoins des usagers.
  • Coordination – assurer une intervention commune des partenaires de la santé aux niveaux local, national et international sur la base de stratégies approuvées et d'une action commune.
Information sur les pays

Indonésie: Le Directeur général est à Aceh aujourd’hui. Le personnel de l’OMS et de l’UNICEF a établi une base à Banda Aceh. Le personnel de l’OMS (12 personnes) est arrivé à Aceh (coordonnateurs en cas de catastrophe, trois épidémiologistes, deux logisticiens, un journaliste et un administrateur). Le principal problème est celui de la logistique et des télécommunications à Banda Aceh. La sécurité pose également quelques difficultés. Actuellement, un entrepôt est en place. L’on disposera prochainement de moyens de transport, de véhicules et de bureaux. Des VSAT seront installés dans le pays le plus rapidement possible. Dix NEHK sont arrivés, ce qui permet de répondre aux besoins en situation de crise de 100 000 personnes pendant 3 mois. La sécurité à Meulabo (dans l’ouest de Sumatra) suscite quelques préoccupations.

  • pour les NEHK – 1,9 million de personnes ;
  • pour les kits chirurgicaux –10 000 interventions/opérations ;
  • pour les kits diarrhées – 40 000 cas.

Sri Lanka: l’équipe de l’OMS sur le terrain, qui comprend désormais 9 personnes, a été renforcée notamment par un spécialiste des maladies, par des experts de l’eau et de l’assainissement et par des épidémiologistes. Elle devrait encore être renforcée ces prochains jours. Trois antennes sont en train d’être mises sur pied dans les zones touchées. Quatre NEHK permettent de couvrir les besoins sanitaires d’urgence de 40 000 personnes pendant trois mois. Les équipes d’évaluation sanitaire rapides de l’OMS revenant des districts du nord ont fait état de 80 camps de personnes déplacées un peu partout dans les trois districts sinistrés. Des réunions de coordination ont lieu tous les jours au secrétariat de la présidence sous la direction du Conseiller de la Présidente. Le Ministère de la Santé a tenu sa réunion de coordination hebdomadaire et a remercié la communauté internationale et en particulier l’OMS. Il signale que la situation sanitaire dans les camps est sous contrôle grâce aux efforts conjoints du système de santé national et de la communauté internationale. Le Ministère de la Santé a demandé l’aide de la communauté internationale pour la remise en état des infrastructures et la reconstruction. Il fournira des équipes médicales sur le terrain notamment là où les installations de santé ont subi des dégâts. Six hôpitaux de terrain étrangers devraient être implantés dans les zones les plus éloignées grâce à la générosité de différents pays.

Inde: L’OMS a appuyé les activités de vaccination au cours des dernières 24 heures dans le district de Cuddalore (Tamilnadu), à Pondicherry ainsi qu’à Karikal U.T. En tout 3 172 enfants ont été vaccinés contre la rougeole et la poliomyélite et ont reçu de la vitamine A.

Maldives: Quatre personnels supplémentaires sont venus renforcer les effectifs du bureau de pays (un logisticien ainsi que trois experts des maladies et de la surveillance). Cinq NEHK sont arrivés ce qui permet de couvrir les besoins sanitaires d’urgence de 50 000 personnes pendant trois mois. Dix kits chirurgicaux devraient arriver prochainement.

Myanmar: L’OMS participe à la coordination de la santé, à l'échange d'informations et à des évaluations des besoins avec le Ministère de la Santé, les organismes du système des Nations Unies et les ONG par l’intermédiaire du groupe de l’ONU chargé de la préparation face aux catastrophes et de la gestion des secours. L’OMS continue de fournir régulièrement au Ministère de la Santé, aux ambassades et aux ONG internationales des mises à jour, les documents normatifs pertinents et l’assistance technique nécessaire.

Par l’intermédiaire du Programme d’action sanitaire d’urgence pour l’Asie du Sud-Est, les besoins financiers de l’action sanitaire de l’OMS au cours des trois prochains mois sont évalués à US $40 millions. L’OMS remercie l’orchestre philharmonique de Vienne pour sa contribution en espèces ainsi que les Gouvernements des pays suivants pour la rapidité de leurs contributions : Royaume-Uni (DFID) (dons en espèces et en nature), Italie (en nature), Suisse (en nature), France (en espèces), Norvège (en nature), Canada (en nature), Chine (en nature), Finlande (en espèces), Allemagne (en nature). D’importants témoignages de soutien de personnes du monde entier sont également parvenus à l’OMS.

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