Action de santé à visée humanitaire

Préoccupations liées au tsunami au Japon - FAQ

21 mars 2011


Y a-t-il un risque de maladies transmissibles à la suite du tsunami?

Le risque de flambée de maladie transmissible est lié à la taille, à l’état de santé et aux conditions de vie de la population déplacée par le tsunami. La surpopulation dans les abris, l’insuffisance de l’approvisionnement en eau et de l’assainissement, le manque d’accès aux services de santé et les déplacements soudains de population accroissent le risque de transmission des maladies. Cependant, le Japon a atteint des niveaux très élevés de couverture vaccinale depuis de nombreuses années; le risque de maladies transmissibles pouvant être fréquent dans d’autres situations de catastrophe telles que la rougeole, la diphtérie, la coqueluche, le tétanos ou la poliomyélite, est donc limité.

Bien que le risque général de flambées de maladies transmissibles soit plus faible que l’on ne le craint généralement, le risque de transmission de certaines maladies endémiques ou maladies à caractère épidémique peut augmenter à la suite des catastrophes naturelles.

  • Les maladies diarrhéiques peuvent survenir lorsque l’eau de boisson est contaminée et, à la suite d’une catastrophe naturelle, le risque est plus élevé dans les pays en développement que dans les pays développés.
  • Les hépatites A et E sont transmises par la voie féco-orale, en association avec l’absence d’accès à une eau sans risque pour la santé et à l’assainissement.
  • La leptospirose peut se propager lorsque la peau et les membranes muqueuses sont exposées à de l’eau ou de la boue contaminée par l’urine de rats et de certains animaux infectés.
  • Les infections respiratoires aiguës sont une cause majeure de maladie et de décès parmi les populations déplacées. L’absence d’accès aux services médicaux et aux antibiotiques peut encore accroître le risque de décès dus à des infections respiratoires aiguës.
  • La gale est une maladie contagieuse de la peau, et le parasite se transmet habituellement par contact cutané ou contact sexuel avec une personne infectée. L’infection se propage plus aisément dans les situations de surpeuplement et de mauvaises conditions d’hygiène.
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