Politiques de financement de la santé

Quelques exemples de pays


Éthiopie

En Éthiopie, les dépenses de santé, tant publiques que privées, sont très faibles au regard des fonds nécessaires pour alléger la très lourde charge de morbidité qui pèse sur le pays. La question primordiale est de savoir si le pays peut consacrer davantage de ressources pour financer un nombre limité de mesures sanitaires très efficaces par rapport à leur coût. En effet, le niveau des dépenses est très faible alors qu’il est possible d’adopter des mesures d’un très bon rapport coût/efficacité pour lutter contre les maladies qui constituent une priorité absolue.

D’autres questions fondamentales se posent également concernant la gestion des ressources humaines dans le système de santé public, la mise en œuvre d’une politique de décentralisation de l’autorité de l’Etat, la répartition des dépenses de santé publique dans les régions et les services et entre les dépenses de fonctionnement et les investissements, l’exécution du budget, la capacité institutionnelle à absorber et à utiliser efficacement des fonds supplémentaires et les liens entre secteur public et secteur privé.

L’examen des dépenses publiques effectué avec la Banque mondiale, a permis d’analyser l’efficacité des dépenses engagées par les services publics de santé. Il a aussi permis d’estimer le montant des ressources financières nécessaires pour réduire de façon marquée la charge de morbidité et de faire ainsi ressortir certains points cruciaux à prendre en compte pour une utilisation fructueuse des ressources qui seront consacrées à la santé à l’avenir.

Pour plus d'informations, consulter notamment le chapitre 4 de l'étude ci-dessous.

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