VIH/sida

Principaux faits sur l'épidémie mondiale de VIH et progrès enregistrés en 2010

Source: Rapport de situation 2011: la riposte mondiale au VIH/sida


Progrès de la réponse du secteur de la santé

1. Traitement du VIH, soins et appui

Fin 2010, le nombre des personnes sous traitement antirétroviral (ARV) dans les pays à revenu faible et intermédiaire avait atteint 6,65 millions et a été multiplié par plus de 16 en sept ans. Cela représente une couverture de 47% des personnes nécessitant un traitement, contre 39% fin 2009.

Au total, 7,4 millions de personnes vivant avec le VIH ont globalement accès au traitement ARV, ce chiffre englobant celles qui vivent dans les pays à revenu élevé.

Le nombre d’enfants bénéficiant du traitement pédiatrique du VIH dans les pays à revenu faible et intermédiaire a augmenté, passant de 71 500 en 2005 à 456 000 en 2010. En revanche, on estime que la couverture est beaucoup plus faible pour les enfants (23%) que pour les adultes (51%).

Globalement davantage de femmes ont accès au traitement ARV (53%) que d'hommes (40%).

Le nombre des établissements fournissant les traitements ARV, un indicateur clef de la capacité des systèmes de santé à dispenser les traitements, est passé de 18 386 en 2009 à 21 641 en 2010 dans 109 pays à revenu faible ou intermédiaire, soit une augmentation de 18% en un an.

Dix pays à revenu faible ou intermédiaire, dont trois ayant une épidémie généralisée (Botswana, Namibie et Rwanda) et sept ayant des épidémies concentrées ou de faible niveau (Cambodge, Chili, Croatie, Cuba, Guyana, Nicaragua et Slovaquie) sont parvenus à l’accès universel aux traitements antirétroviraux, c’est-à-dire, selon l’acceptation courante, qu’ils fournissent la thérapie antirétrovirale à au moins 80% des personnes qui en ont besoin.

Sur les 22 pays prioritaires pour l'élimination de la transmission mère-enfant, 5 ont atteint l'objectif de fournir des traitements antirétroviraux efficaces pour la prévention de la transmission mère-enfant à 80% des femmes enceintes vivant avec le VIH et ayant besoin de ces traitements: l'Afrique du Sud, le Botswana, le Lesotho, la Namibie et le Swaziland.

11 pays, dont 2 ayant une épidémie généralisée (le Botswana et la Namibie) et neuf ayant des épidémies concentrées ou de faible niveau (Belarus, Chili, Équateur, Guyana, Jamaïque, Mexique, Ouzbékistan, Paraguay et Uruguay) sont parvenus à l'accès universel au traitement pédiatrique du VIH en délivrant celui-ci à plus de 80% des enfants qui en ont besoin.

On dispose de données limitées sur l’accès des populations clés aux traitements ARV comme les personnes qui s'injectent des drogues, les professionnels du sexe et les hommes qui ont des rapports sexuels avec d'autres hommes. En Europe orientale et en Asie centrale, les personnes qui s’injectent des drogues représentent 62% des cas de VIH notifiés mais seuls 22% d’entre elles sont sous traitement ARV.

Un total de 2,1 millions de personnes ayant la tuberculose ont eu un dépistage du VIH en 2010, 488 000 (23%) étaient positives. 46% des personnes dépistées positives reçoivent un traitement ARV.

En 2010, un nombre croissant de pays ont adopté les nouvelles lignes directrices de l’OMS sur le traitement préventif à l’isoniazide (TPI). La couverture du TPI reste faible de l'ordre de 12% selon les indications d' un sous-groupe de 50 pays notifiant le nombre total d’adultes et d’enfants récemment inscrits pour les soins du VIH.

2. Prévention de la transmission mère-enfant du VIH

Les progrès de la prévention de la transmission mère-enfant du VIH (PTME) ont été le moteur de l’engagement mondial récent et du plan mondial décidé lors de la réunion de haut niveau des Nations Unies en juin 2011, pour éliminer d’ici 2015 les nouvelles infections par le VIH chez les enfants.

En 2010, 48% des femmes enceintes vivant avec le VIH dans les pays à revenu faible ou intermédiaire (716 500 sur 1,49 million) suivaient des schémas thérapeutiques plus efficaces, excluant la névirapine en dose unique.

On estime que 35% des femmes enceintes selon les estimations dans les pays à revenu faible ou intermédiaire en 2010 ont eu un dépistage de VIH, contre 7% en 2005.

Entre 2009 et 2010, la couverture prophylactique par le traitement antirétroviral des 1,48 million de nourrissons, qui selon les estimations sont nés de mères vivant avec le VIH, est passée de 32% à 42%.

Dans 65 pays à revenu faible ou intermédiaire fournissant des données, on a signalé que 28% des nourrissons ont eu le dépistage du VIH au cours des deux premiers mois de leur existence, contre 6% en 2009 dans 54 pays ayant fourni des données .

3. Prévention dans le secteur de la santé

Plus de 550 000 garçons et hommes ont été circoncis pour la prévention du VIH dans les pays prioritaires d’Afrique subsaharienne en 2010.

La disponibilité et l’innocuité du sang et des produits dérivés pour les transfusions restent une source de préoccupation. Dans les pays à faible revenu pour lesquels on a des données, seulement 53% des dons de sang ont été contrôlés avec assurance de la qualité en 2008.

En 2010, environ 3,2 millions de jeunes âgés de 15 à 24 ans vivaient avec le VIH, dont 64% de jeunes femmes. Dans certaines régions, les niveaux de prévalence dans ce groupe sont disproportionnés par rapport aux jeunes hommes: par exemple, en Afrique subsaharienne, 71% des 15-24 ans infectés sont des jeunes filles et 29% des jeunes hommes.

4. Connaissance du statut sérologique

Plus de 95 millions de tests de dépistage du VIH ont été faits en 2010 dans 119 pays à revenu faible ou intermédiaire, soit une augmentation par rapport aux 67 millions de tests signalés en 2009 dans 100 pays.

Le nombre notifié d’établissements de santé dispensant des services de conseil et dépistage du VIH a atteint 131 000 en 2010 (dans 119 pays), contre 30 300 en 2007 (dans 78 pays).

5. Services pour les populations clés

Une analyse des données dans les pays à revenu faible ou intermédiaire a conclu que les hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes avaient une probabilité 19,3 fois plus élevée de vivre avec le VIH par rapport à l’ensemble de la population, la prévalence du VIH signalée pour ce groupe peut s'élever jusqu'à 33%.

Les programmes de réduction des risques pour les personnes s’injectant des drogues sont restés limités en 2010. Sur les 107 pays transmettant des données, 42 avaient des programmes portant sur les aiguilles et les seringues et 37 offraient la thérapie de substitution aux opioïdes.

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