VIH/sida

Principaux faits sur l'épidémie mondiale de VIH et progrès enregistrés en 2010

Source: Rapport de situation 2011: la riposte mondiale au VIH/sida


Au delà de 2011: progrès du traitement en dépit des incertitudes pesant sur le financement

Une étude de 2011 indique que les investissements dans les programmes de traitement ARV ont un impact sensible sur l’activité économique et la productivité de la main d’œuvre, avec des gains qui devraient atteindre 34 milliards de dollars et 18,5 millions d’années de vie dans les pays à revenu faible ou intermédiaire d’ici 2020. Cela dépasse largement les coûts de ces programmes.

Conséquences des nouvelles données montrant que l’initiation précoce du traitement ARV fait baisser la morbidité et la mortalité liées au sida, fin 2010 sur les 93 pays ayant transmis des informations, 88 suivaient les nouvelles recommandations de l’OMS de commencer le traitement ARV pour tous les patients dont la numération des CD4 est égale ou inférieure à 350/mm3.

L’initiative Traitement 2.0, lancée par l’ONUSIDA et l’OMS en 2010, continue d’alimenter l’innovation et l’efficacité dans des secteurs clés, comme des tests diagnostiques et des schémas thérapeutiques plus simples et plus abordables, ainsi qu’une prestation intégrée et décentralisée des services pour le VIH.

Exemples de gains d’efficacité dans les pays:

  • En Afrique du Sud, une nouvelle stratégie pour les appels d’offre, visant à renforcer la concurrence entre les fabricants de médicaments pour faire baisser le coût des traitements, a entraîné une diminution générale de 53% du coût des antirétroviraux et des économies estimées à US $685 millions sur deux ans.
  • En Ouganda, l’utilisation d’associations à doses fixes simplifiées d’antirétroviraux pour les enfants, par opposition à des sirops et des préparations monomédicamenteuses de principes actifs plus coûteuses et moins pratiques, est passée de 17% à 100% pour ceux qui en ont besoin au cours des deux dernières années, ce qui a permis des économies de 2 millions de dollars.
  • Au Mozambique, après l’introduction de dispositifs d’analyse des CD4 dans certains établissements de soins de santé primaires, la durée médiane pour obtenir les résultats est passée de 27,5 jours à un seul et la proportion de patients perdus de vue avant l’initiation du traitement ARV a été ramenée de 64% à 33%.
  • Au Malawi, en transférant la délivrance des traitements des hôpitaux aux centres de santé et des médecins aux agents infirmiers, les patients dans le district de Thyolo commencent désormais leur traitement dans les 3 semaines suivant le diagnostic, contre trois mois auparavant. Les services de conseil et de dépistage du VIH ont également été transférés des agents infirmiers à des assistants formés.

Après des années d’augmentation sensible, le financement international des programmes de lutte contre le VIH a baissé en 2010 à la suite de la crise financière mondiale. Actuellement, on estime à 16 milliards de dollars les fonds annuels qui y sont consacrés, ce qui est bien en dessous des 22 à 24 milliards de dollars annuels nécessaires d’ici 2015 pour une action complète, efficace et mondiale contre le VIH, selon le cadre d’investissement de l’ONUSIDA.

L’OMS travaille avec ses États Membres pour optimiser le traitement, la prévention et les diagnostics du VIH, ainsi que pour améliorer l’intégration et l’efficacité des programmes. En mai cette année, l’Assemblée mondiale de la Santé a adopté la nouvelle Stratégie mondiale OMS du secteur de la santé sur le VIH/sida, 2011-2015, visant à éliminer les nouvelles infections chez les nourrissons, réduire de 50% le nombre des nouvelles infections chez les jeunes, faire baisser de 35% le nombre des décès liés au sida et diminuer de 50% le nombre des décès liés à la tuberculose.

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