VIH/sida

Principaux faits sur l'épidémie de VIH et les progrès enregistrés dans les régions et pays en 2010

Source: Rapport de situation 2011: la riposte mondiale au VIH/sida

Afrique subsaharienne

C’est l’Afrique subsaharienne qui a connu la plus forte augmentation du nombre des personnes sous traitement antirétroviral (ARV) en 2010, de 3 911 000 en décembre 2009 à environ 5 064 000, soit une hausse de 30% en un an. Environ 49% des personnes ayant besoin du traitement ARV dans la région en bénéficiaient à la fin de 2010.

Trois pays de la région ayant une épidémie généralisée (Botswana, Namibie, Rwanda) sont parvenus à l’accès universel au traitement en le fournissant à au moins 80% des personnes qui en ont besoin. Deux pays ayant une épidémie généralisée (Swaziland, Zambie) avaient une couverture estimée entre 70% et 79%.

Grâce à l’extension des traitements antirétroviraux (ARV), il y a eu 460 000 de décès liés au sida en moins en 2010 (30%) par rapport à 2004.

Sur les 1,36 million de femmes enceintes vivant avec le VIH dans la région, environ 50% bénéficiaient du schéma le plus efficace de prévention de la transmission mère-enfant en 2010.

On enregistre également des progrès importants dans la diminution de l’incidence du VIH chez l’enfant. On estime que 390 000 enfants ont été infectés par le VIH en 2010, soit 30% de moins que les 560 000 enfants atteints lors du pic de 2002-2003.

En 2010, le traitement pédiatrique contre le VIH a été donné à 456 000 enfants, ce qui représente 21% de tous ceux qui en ont besoin en Afrique subsaharienne. Il y a cependant un écart important des taux de couverture entre l’Afrique orientale et australe (26%) et l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale (9%).

Sur les 45 pays signalant des ruptures de stock d’ARV, 50% étaient dans la région africaine.

Concernant le VIH, cette région supporte la charge la plus lourde du monde. Environ 22,9 millions de personnes soit près de 68% de tous ceux qui vivent avec le VIH dans le monde, se trouvent en Afrique subsaharienne. Les femmes représentent 59% des personnes vivant avec le VIH dans cette région.

On estime qu’il y a eu 1,9 million de nouvelles infections dans la région en 2010, soit plus de deux tiers (70%) de toutes les nouvelles infections dans le monde.

L’épidémie de VIH en Afrique du Sud reste la plus forte du monde avec, selon les estimations, 5,6 millions de séropositifs en 2009. Ce chiffre est égal au nombre total de personnes vivant avec le VIH dans toute la région asiatique.

Dans l’immense majorité des cas, les nouvelles infections sont dues à des rapports hétérosexuels non protégés, tarifés ou dans le cadre de relations à long terme, ou à la transmission de la mère à l’enfant.

Toutefois, il apparaît de plus en plus que les rapports sexuels entre hommes et les injections de drogues sont des problèmes croissants dans la région.

Il semble aussi qu’une grande proportion des hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes en ont aussi avec des femmes.

Par exemple, au Sénégal, quatre cinquièmes (82%) des hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes et ayant répondu à une enquête, ont déclaré avoir aussi des rapports sexuels avec des femmes. Parmi ceux ayant participé à une étude à Lagos, 50% ont déclaré avoir des rapports sexuels avec leurs petites amies et un tiers de ceux qui ont répondu à une enquête au Malawi étaient mariés ou cohabitaient avec des femmes.

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