VIH/sida

Informations générales

Stratégie mondiale OMS de prévention et d’évaluation de la pharmacorésistance du VIH

Table des matières

Stratégie recommandée par l’OMS

Soutien de nos partenaires

Bilan de la situation en 2008

HIV drug resistance laboratory

L’apparition de pharmacorésistances du VIH est inévitable, compte tenu de la vitesse de réplication et de mutation du virus et de la nécessité du traitement antirétroviral à vie. Pour préserver l’efficacité des traitements antirétroviraux (ARV) de première et seconde intention, l’OMS recommande aux pays de mettre sur pied une stratégie nationale de prévention et d’évaluation de la pharmacorésistance du VIH. Elle a réuni des experts et des institutions travaillant dans ce domaine pour former le HIVResNet, un réseau mondial de personnes, d’institutions et de pays conseillant l’OMS pour l’élaboration et la mise en œuvre d’une approche de santé publique visant à prévenir et évaluer la pharmacorésistance du VIH. Avec l’appui de ce groupe, l’OMS a mis au point une stratégie complète pour réduire le plus possible l’apparition et la transmission de la pharmacorésistance du VIH, avec des documents d’information technique et des protocoles génériques.

La stratégie de lutte contre la pharmacorésistance du VIH a pour finalité de prolonger la vie et d’en optimiser la qualité pour les personnes vivant avec le VIH, en soutenant un fonctionnement optimal des programmes de traitement ARV, en préservant l’efficacité des médicaments antirétroviraux de première et seconde intention utilisés dans les pays en développement et aussi en réduisant potentiellement la transmission du VIH. Voir l’article publié dans Antiviral Therapy en mai 2008.

Stratégie recommandée par l’OMS

La stratégie recommandée par l’OMS donne au niveau des pays des orientations pour les activités suivantes :

  • En coordination avec les conseils nationaux pour le sida, les ministères de la santé devraient constituer des groupes de travail sur la pharmacorésistance du VIH, réunissant des planificateurs des programmes de traitement ARV, des cliniciens, des épidémiologistes, des biologistes des laboratoires, des spécialistes du suivi et de l’évaluation, des membres des communautés, ainsi que des organisations partenaires, pour élaborer la stratégie.

  • La première des priorités est de contrôler la mesure dans laquelle les sites de traitement ARV fonctionnent pour réduire le plus possible l’apparition des résistances évitables du VIH. Les indicateurs d’alerte précoce à la pharmacorésistance du VIH sont des indicateurs sur les sites de traitement ARV qui s’associent à la prévention des résistances. Les données sont extraites des registres médicaux et pharmaceutiques pendant une durée limitée chaque année, avec un contrôle des habitudes de prescription des ARV, du retrait à temps des médicaments, du respect des rendez-vous pour les consultations, des pourcentages de patients perdus de vue et de patients qui prennent toujours des ARV de première intention après 12 mois de traitements, des pénuries et ruptures de stock d’ARV. La collecte des données peut s’intégrer à d’autres procédures de suivi des traitements ou à l’évaluation de la qualité des données sur les traitements ARV. Pour en savoir plus sur les indicateurs précoces et les outils de collecte de données, cliquer ici.

  • Des enquêtes pour surveiller la prévention de la pharmacorésistance du VIH et les facteurs associés dans des sites sentinelles de traitement ARV devraient avoir lieu sur des sites représentatifs. L’OMS recommande un cycle de roulement d’enquêtes sur 9 à 30 sites, avec la réalisation d’enquêtes dans 3 à 10 sites par an sur 3 ans, le cycle recommençant la quatrième année avec les sites de la première année. On procède à un génotypage de référence sur des échantillons pour des cohortes de 100 à 150 patients démarrant le traitement ARV afin d’évaluer les résistances de départ, puis un autre échantillon est prélevé douze mois plus tard pour étudier la charge virale et faire un nouveau génotypage en cas de charge virale détectable. On évalue les facteurs liés au patient et au site, potentiellement associés à la prévention ou à l’émergence des résistances. Voir l’article publié dans Antiviral therapy, en mai 2008.

  • Des enquêtes pour évaluer les pharmacorésistances transmises (aussi appelées « enquêtes sur le seuil » de pharmacorésistance du VIH) devraient se limiter au départ aux zones géographiques où l’on risque d’observer en premier des pharmacorésistances qui ont été transmises : villes ou zones de planification sanitaire où les traitements ARV sont largement distribués depuis plus de 3 ans. L’OMS recommande le génotypage des spécimens restants collectés à partir de sujets de moins de 25 ans (et, pour les femmes, sans antécédents de grossesse), consécutivement diagnostiqués avec le VIH dans le cadre d’enquêtes sérologiques ou à des sites de dépistage, dans chaque zone. Des enquêtes séparées peuvent être réalisées pour différents sous-groupes intéressants dans chacune des zones. À l’aide d’une méthode d’échantillonnage séquentiel faisant appel à la bionomie, la résistance transmise aux classes de médicaments et aux médicaments concernés est classée dans les catégories < 5 %, 5–15 %, > 15 % sur la base d’un petit nombre d’échantillons collectés à partir de sujets remplissant les conditions requises et consécutivement diagnostiqués avec le VIH. Les critères de sélection des sites et des participants sont conçus pour diminuer le plus possible la probabilité que les participant aient été infectés depuis plus de 3 ans et qu’ils aient des antécédents de traitement. Voir l’article dans Antiviral Therapy, en mai 2008.

  • L’élaboration d’une base nationale de données pour conserver les informations sur la pharmacorésistance du VIH est recommandée. Des données sélectionnées dans cette base apporteront une contribution aux bases régionales et mondiales du réseau OMS HIVResNet. Des applications sont disponibles auprès de l’OMS pour enregistrer et analyser les données ressortant des enquêtes préconisées par l’OMS. Elles ont été mises au point pour réduire le plus possible la saisie de données et pour utiliser celles qui sont collectées systématiquement dans le cadre de la surveillance du VIH et des soins aux patients.

  • Des groupes de travail nationaux sur la pharmacorésistance du VIH coordonnant les enquêtes recommandées par l’OMS devraient désigner un laboratoire national ou régional de génotypage agréé par l’OMS pour obtenir des résultats de qualité garantie pour les enquêtes. HIVResNet procède à des évaluations des laboratoires pour leur agrément, avec des examens des établissements et un test annuel d’assurance qualité, et il fournit une assistance technique. Voir l’article dans Antiviral Therapy, en mai 2008.

  • L’examen des activités de prévention de la pharmacorésistance du VIH mises en œuvre dans le pays comportent les points suivants :
    • Directives nationales sur les critères pour bénéficier des traitements ARV et sur la prescription de ces traitements
    • Ressources et formation pour soutenir et contrôler l’observance
    • Levée des obstacles à un accès permanent aux soins, dont les dépenses à la charge du patient et les difficultés de transport
    • Ressources et personnel pour le suivi des patients sous traitement ARV
    • Assurance qualité continuelle des médicaments ARV
    • Continuité de l’approvisionnement en médicaments ARV ; suivi des pénuries
    • Normes minimales d’enregistrement des données sur les traitements ARV
    • Programmes de prévention pour réduire la transmission du VIH par les personnes en traitement
    • Analyse des données sur la pharmacorésistance du VIH et la prévention des résistances

  • Les groupes de travail nationaux sur la pharmacorésistance du VIH doivent présenter chaque année des rapports sur tous les aspects de la stratégie et les diffuser. Les rapports annuels devraient comporter des recommandations pour la prévention de l’apparition et de la transmission de la pharmacorésistance du VIH. Pour un exemple de modèle de rapport annuel dans MS Word, cliquez ici s'il vous plaît.

Aide de nos partenaires

En novembre 2006, la Fondation Bill et Melinda Gates a accordé à l’OMS une subvention de 15,2 millions de dollars US sur cinq ans pour mettre en œuvre la stratégie de lutte contre la pharmacorésistance du VIH dans les pays les plus touchés par l’épidémie et qui étendent l’accès aux traitements antirétroviraux. En 2007, la stratégie mondiale de l’OMS a également reçu l’aide de gouvernements nationaux, parmi lesquels ceux de l’Espagne, du Canada, de l’Italie et des Etats-Unis, ainsi que des aides pour des pays spécifiques de la part de nombreux autres partenaires.


Bilan de la situation en 2008

Voir le Bilan de la situation en 2008 pour être informé des progrès dans ces domaines et d’autres.


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