VIH/sida

Indicateurs d’alerte précoce

La première des priorités est de contrôler la mesure dans laquelle les sites de traitement ARV fonctionnent pour prévenir le plus possible l’apparition des résistances du VIH. Les indicateurs d’alerte précoce de la pharmacorésistance du VIH sont des indicateurs sur les sites de traitement ARV qui s’associent à la prévention des résistances. Les données sont extraites des registres médicaux et pharmaceutiques pendant une durée limitée chaque année, avec un contrôle des habitudes de prescription des ARV, du retrait à temps des médicaments, du respect des rendez-vous pour les consultations, des pourcentages de patients perdus de vue et de patients qui prennent toujours des ARV de première intention après 12 mois de traitement, des pénuries et ruptures de stock d’ARV. La collecte des données peut s’intégrer à d’autres procédures de suivi des traitements ou à l’évaluation de la qualité des données sur les traitements ARV.

Rapports

Orientations sur les indicateurs d’alerte précoce de la pharmacorésistance du VIH


Outils

Indicateurs d’alerte précoce de la pharmacorésistance du VIH – outils d’extraction des données


Rapports de pays


Bilan de la situation en 2008

En supplément de ces enquêtes, l’OMS a mis au point des outils d’assurance qualité pour les sites dispensant les traitements ARV : les indicateurs d’alerte précoce de la pharmacorésistance du VIH. Ces indicateurs permettent d’évaluer un plus grand nombre de sites représentatifs que ce qu’il est possible de faire avec les enquêtes de génotypage. Ils évaluent la mesure dans laquelle les sites fonctionnent de manière optimale pour éviter l’apparition des résistances. Ils portent sur des aspects connus pour être liés à l’apparition ou à la prévention des résistances au niveau des sites, comme les habitudes de prescription, le nombre de sujets perdus de vue au cours de la première année de traitement ARV, la mesure dans laquelle les patients viennent chercher à temps leurs médicaments ou encore les pénuries d’ARV au niveau du site. Le contrôle de ces indicateurs permet d’évaluer les facteurs essentiels sur les sites de traitement, sans avoir besoin de faire des dépenses onéreuses pour les tests de pharmacorésistance, et les résultats peuvent servir à optimiser le fonctionnement des sites de traitement comme du programme national. Comme les données sont extraites rétroactivement, les résultats sont disponibles pour l’analyse plus rapidement que dans des enquêtes prospectives. L’OMS recommande de contrôler six indicateurs (et deux optionnels) pour compléter les résultats des enquêtes de surveillance de la résistance du VIH dans les sites sentinelles de traitement ARV.

L’OMS a fourni des formations et une assistance technique à neuf nouveaux pays en 2008 pour la planification et la mise au point de protocole pour les enquêtes de surveillance des résistances du VIH. Ces neuf pays étaient : le Burkina Faso, le Ghana, Haïti, le Kenya, le Rwanda, le Sénégal, l’Ukraine, le Viet Nam et le Zimbabwe. Dans de nombreux pays, les protocoles en sont encore au stade de l’examen par les comités d’éthique, mais la mise en œuvre des enquêtes a commencé au Burkina Faso, au Mozambique, au Nigéria, en Ouganda, au Swaziland et en Zambie en 2008, pays qui s’ajoutent à ceux qui étaient déjà parvenus à ce stade pendant la première année du projet, à savoir le Burundi, l’Inde et le Malawi, ce qui porte à neuf le nombre total de pays procédant à des enquêtes de surveillance depuis le début du projet.

Pour les enquêtes mises en œuvre jusqu’à présent, on ne dispose que des données démographiques de base, des informations cliniques avant traitement ARV, des données de référence du génotypage et de celles sur les antécédents d’ARV avant traitement ARV. On procède actuellement au nettoyage des données. Aucune des enquêtes, y compris celles qui ont démarré en 2007, n’est arrivée à son terme car les patients sont recrutés sur trois à six mois pour obtenir la taille optimale de l’échantillon et ils doivent être suivis pendant 15 mois.

Pour la formation aux indicateurs, la sélection des sites et l’examen des dossiers médicaux pour évaluer la faisabilité de la collecte des indicateurs ont eu lieu dans 15 pays : Burkina Faso, Burundi, Cambodge, Éthiopie, Ghana, Haïti, Indonésie, Inde, Malawi, Ouganda, Swaziland, Tanzanie, Vietnam, Zambie et Zimbabwe. Le suivi des indicateurs a été mis en œuvre au Burkina Faso, en Éthiopie, au Ghana, à Haïti, au Malawi, au Mozambique, au Swaziland, en Zambie et au Zimbabwe. Les résultats du Malawi ont été publiés dans Antiviral Therapy en mai 2008 et communiqués à la Conférence internationale sur le sida à Mexico, en août 2008.


Partager