Vaccination, vaccins et produits biologiques

Résultats prometteurs d’un essai clinique sur un vaccin candidat à un stade avancé contre le paludisme

Enfants africains souriants
OMS/V. Moorthy

Les premiers résultats d’un essai clinique de grande ampleur en phase 3 du vaccin candidat au stade le plus avancé contre le paludisme, le RTS,S/AS01, annoncé lors du Forum mondial sur le paludisme à Seattle, montrent une réduction de 55 % de la fréquence des accès palustres sur une période de 12 mois de suivi chez les enfants âgés de 5 à 17 mois lors de la primo-vaccination. « On n’était jamais parvenu aussi près d’un vaccin contre le paludisme. S’il est homologué, ce sera le premier vaccin humain contre une maladie parasitaire », a déclaré le Directeur général de l’OMS, le Dr Margaret Chan, lors de son discours d’orientation aux participants du Forum qui doit durer trois jours, un événement majeur pour les experts du paludisme dans le monde entier.

L’essai en phase 3 du RTS,S porte sur 15 460 enfants dans sept pays d’Afrique subsaharienne : le Burkina Faso, le Gabon, le Ghana, le Kenya, le Malawi, le Mozambique et la République-Unie de Tanzanie. Les deux tranches d’âge participant aux essais sont des nourrissons ayant reçu trois doses du vaccin antipaludique en même temps que les autres vaccinations systématiques de l’enfance aux âges de 6, 10 et 14 semaines et des enfants plus âgés, ayant entre 5 et 17 mois à leur première dose de RTS,S.

Alors que tous ceux qui ont participé aux essais sont enthousiasmés par les derniers résultats sur le groupe des enfants âgés de 5 à 17 mois, l’efficacité du vaccin dans la population qui doit être ciblée, les nourrissons de 6 à 14 semaines, n’est pas encore connue.

L’OMS a donné des conseils au partenariat responsable de la mise au point du RTS/S — GlaxoSmithKline Biologicals et l’initiative pour un vaccin antipaludique du Programme PATH — depuis le commencement du développement du vaccin. Le groupe d’experts conseillant l’OMS sur les essais du vaccin antipaludique en phase 3, le groupe conjoint d’experts techniques sur les vaccins antipaludiques, a examiné les derniers résultats et étudiera les nouveaux résultats de l’essai à mesure qu’ils seront disponibles.

Si toutes les informations de l’essai requises pour la santé publique, dont les données sur l’innocuité et l’efficacité, sont jugées satisfaisantes, l’OMS pourrait publier une recommandation d’utilisation dès 2015. Les gouvernements d’Afrique reconnaissent souvent l’utilité des recommandations de l’OMS pour l’établissement des politiques nationales.

Le paludisme est une maladie parasitaire qui engage le pronostic vital et qui se transmet par les piqûres de moustiques infectés. Selon les estimations, il y a eu en 2009 225 millions de cas et 781 000 décès, concernant pour la plupart des enfants vivant en Afrique.

Les mesures actuellement recommandées par l’OMS pour la prévention, le diagnostic et le traitement ont entraîné des baisses importantes de la charge du paludisme ces dernières années, avec 1,1 millions de vies sauvées depuis 2000 selon les estimations. Une nouvelle intensification de ces mesures, pour parvenir à l’accès universel et à une utilisation généralisée, est actuellement une priorité mondiale de la santé.

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