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Communiqué OMS/7 16 janvier 1998
UNE DEUXIEME EQUIPE EST ENVOYEE AU KENYA
POUR ENQUETER SUR LA POUSSEE DE FIEVRE DE LA VALLEE DU RIFT
ET METTRE AU POINT DES MESURES DE LUTTE
L'Organisation mondiale de la Santé a envoyé au Kenya une deuxième équipe qui travaillera avec les autorités nationales et des organismes internationaux, comme l'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix Rouge et du Croissant Rouge, le International Livestock Research Institute (ILRI), Médecins Sans Frontières et Epicentre (Paris), pour poursuivre les enquêtes sur la poussée de fièvre de la vallée du Rift survenue dans le nord-est du Kenya et mettre au point des mesures de lutte.
L'OMS a envoyé une première équipe au Kenya dès que la poussée a été annoncée. La deuxième équipe est arrivée à Nairobi le jeudi 15 janvier. Cette équipe, qui est composée de spécialistes de la fièvre de la vallée du Rift, coordonnera les mesures prises au Kenya dans le domaine sanitaire, poursuivra les investigations entreprises pour déterminer l'ampleur de l'épidémie, renforcera les mesures de lutte au sein des populations humaines et animales, et étudiera la possibilité de vacciner le bétail pour empêcher la propagation de l'épidémie.
Des échantillons recueillis à deux moments différents sur des personnes et des animaux malades par des équipes locales de l'OMS ont été soumis à des tests dans les Centres collaborateurs de l'OMS au National Institute of Virology, Johannesburg, Afrique du Sud, et aux Centers for Disease Control and Prevention, Atlanta, Etats Unis d'Amérique. D'après les épreuves faites sur les échantillons humains, au moins 13 des 36 premières personnes à avoir été examinées étaient infectées par le virus de la fièvre de la vallée du Rift, et les études faites sur les échantillons animaux ont confirmé que les animaux étaient infectés dans des proportions analogues.
L'accès à la région touchée a été rendu difficile par les inondations et les premières enquêtes de l'OMS n'ont pas permis de préciser clairement dans quelle mesure d'autres causes ont contribué au taux élevé de mortalité observé chez les humains et les animaux. D'après les estimations, cette flambée aurait provoqué jusqu'ici jusqu'à 450 cas mortels chez l'homme, et l'on pense que d'autres maladies, comme le paludisme et peut-être le choléra, contribuent aussi au nombre élevé des décès.
Informations connexes:
Kenya: Virus de la Vallée du Rift détecté (6 janvier, 1998)
Epidémie au Kenya: L'OMS ne Recommende pas de Restreindre les Voyages (30 décembre, 1997)
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