Press Release

Communiqué OMS/9

16 janvier 1998

 

LA POUSSEE DE FIEVRE DE LA VALLEE DU RIFT S'ETEND AU KENYA

 

La poussée de fièvre de la vallée du Rift qui a d'abord été signalée dans la province du nord-est du Kenya semble s'étendre à d'autres parties du pays, d'après les experts de l'OMS maintenant sur place. Par ailleurs, l'épidémie devient aussi de plus en plus sérieuse dans les régions voisines de la Somalie.

Environ 300 décès dus à cette poussée ont été notifiés aux autorités gouvernementales à Nairobi. Les estimations communiquées à l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) font état d'un nombre à peu près égal de décès dus à la poussée en Somalie.

Les premiers rapports ont été établis en décembre 1997 dans la province du nord-est. Ces derniers jours, des rapports faisant état de cas humains et animaux d'une maladie caractérisée par les symptômes de la fièvre de la vallée du Rift ont été communiqués dans les provinces du nord-est, de l'est, de la vallée du Rift, du centre et de la région côtière. Ces régions comptent certains parcs nationaux et des cas ont également été signalés dans les environs de Nairobi et de Mombasa.

"A ce stade, nous ne recommanderions pas que les voyageurs renoncent à se rendre au Kenya, mais ils doivent savoir que la fièvre de la vallée du Rift est transmise par des moustiques. Ceux qui comptent se rendre dans des régions proches de celles où ont été signalées des poussées devront se protéger efficacement contre les insectes, notamment porter des chemises à manches longues et des pantalons et utiliser des répulsifs et des moustiquaires, " a déclaré le Dr David Heymann, Directeur de la Division des Maladies émergentes et autres Maladies transmissibles - Surveillance et Lutte (EMC) à l'OMS.

Une deuxième équipe d'experts de l'OMS arrivée au Kenya le 15 janvier a élaboré un plan provisoire de lutte contre l'épidémie en collaboration avec le Ministère Kenyan de la Santé. Il est notamment prévu de mettre en place un système de surveillance clinique des cas dans les hôpitaux de tout le pays afin de détecter les nouveaux cas et de suivre la progression de l'épidémie, et de procéder à la collecte et à l'examen systématiques d'échantillons provenant de personnes et d'animaux ayant contracté la maladie.

L'OMS participe aux travaux d'un groupe de coordination mis sur pied entre les ministères Kenyans, les organisations internationales et les organisations non gouvernementales qui s'occupent de combattre l'épidémie. Le Centre collaborateur de l'OMS au Kenya Medical Research Institute (KEMRI) a été doté des moyens nécessaires pour effectuer des tests sur les cas de fièvre de la vallée du Rift chez l'homme en collaboration avec le Centre collaborateur de l'OMS aux Centers for Disease Control and Prevention à Atlanta, Etats Unis d'Amérique.

On ne possède encore que peu d'informations sur la poussée qui sévit dans le nord-est du Kenya et au cours des semaines à venir, l'OMS et ses partenaires veilleront à renforcer la surveillance et l'examen des cas de fièvre de la vallée du Rift et des autres maladies qui pourraient être associées à cette épidémie. La fièvre de la vallée du Rift n'est peut-être pas seule en cause, mais des constatations récentes donnent à penser que le paludisme et le choléra ne jouent pas un rôle aussi grand qu'on l'a dit. En revanche, la famine a été une cause importante de décès.

L'OMS travaillera aussi avec ses partenaires nationaux et internationaux pour améliorer l'accès au nord-est du Kenya, en grande partie coupé du reste du pays par les inondations, et mettre au point un plan de lutte adapté aux conditions locales. 


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