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26 janvier 1998
LE CONSEIL EXECUTIF DEMANDE L'INTENSIFICATION DES MESURES PRISES EN VUE DE L'ELIMINATION DE LA MALADIE DE CHAGAS ET DE LA LEPRE
Comme l'ont noté aujourd'hui les participants à la cent-unième session du Conseil exécutif, les mesures prises pour combattre et éliminer la maladie de Chagas et la lèpre ont marqué récemment des progrès spectaculaires. L'interruption de la transmission de la maladie de Chagas pourrait être obtenue d'ici 2010, tandis que la lèpre pourrait être éliminée en tant que problème de santé publique dès l'an 2000.
Mais pour s'assurer de la victoire au bout de la dernière ligne droite, il importe de maintenir les efforts déployés au niveau international. Dans deux résolutions qui seront soumises pour approbation par l'Assemblée mondiale de la Santé en mai prochain, le Conseil exécutif a défini ce que devraient être à son sens les principales orientations de l'action à mener contre ces deux menaces pour la santé publique.
Présente uniquement sur le continent américain, la maladie de Chagas touche entre 16 et 18 millions de personnes et 100 millions de personnnes environ, soit 25% de la population de l'Amérique latine, sont exposées au risque de contracter la maladie. Causée par un parasite, Trypanosoma cruzi, elle est transmise à l'homme par des insectes triatomes et s'étend du Mexique au sud de l'Argentine.
Après une période asymptomatique de plusieurs années qui suit le stade aigu, les personnes infectées présentent des symptômes cardiaques pouvant entraîner une mort brutale et des lésions de l'appareil digestif.
En 1991, les ministres de la santé de l'Argentine, de la Bolivie, du Brésil, du Chili, du Paraguay et de l'Uruguay ont lancé l'initiative du Cône Sud pour l'arrêt de la transmission de la maladie de Chagas. Le Pérou s'est joint à cette initiative en mars 1997. Les pays andins, la Colombie, l'Equateur, le Pérou et le Vénézuela, ont quant à eux mis en route en février 1997 un plan détaillé en vue de la suppression de la transmission vectorielle de la maladie, tandis que les pays d'Amérique centrale, le Costa Rica, le Salvador, le Guatemala, le Honduras, le Mexique le Nicaragua et le Panama, lançaient un plan analogue en octobre 1997.
Selon les données actuellement disponibles sur la désinsectisation des habitations, les dépistages effectués dans les banques du sang et les épreuves sérologiques opérées sur les enfants et les jeunes adultes, la transmission de la maladie de Chagas par les vecteurs et les transfusions sanguines a été interrompue en Uruguay en 1997; elle le sera au Chili en l'an 2000 et au Brésil et en Argentine en 2003.
Tout en exprimant sa satisfaction des progrès réalisés par les Etats Membres sur la voie de l'interruption de la transmission de la maladie de Chagas, le Conseil exécutif a demandé à l'OMS et à son Directeur général d'appuyer les efforts afin d'arrêter la transmission d'ici 2010, d'établir la certification par l'OMS, pays par pays, de l'élimination de la maladie, d'aider les Etats Membres à assurer des activités de surveillance ainsi que l'élaboration et l'exécution de programmes, et de continuer à rechercher des ressources extrabudgétaires à cette fin.
Le Conseil exécutif a également demandé aux Etats Membres encore touchés par la maladie de Chagas d'élaborer, entre autres mesures, un plan d'action en vue de l'élimination de la maladie et d'étudier la possibilité de mobiliser des ressources additionnelles pour éliminer la maladie dans le cadre des soins de santé primaires.
En mai 1991, dans sa résolution WHA44.9, l'Assemblée mondiale de la Santé a défini l'élimination mondiale de la lèpre en tant que problème de santé publique d'ici l'an 2000, comme correspondant à un taux de prévalence inférieur à un cas pour 10000 habitants. Cette résolution a contribué à favoriser une augmentation de la couverture des programmes et l'application de la polychimiothérapie dans le monde entier, si bien que la prévalence mondiale a diminué de 76% depuis 1990. Le nombre des pays d'endémicité a été ramené de 122 en 1985 à 55 au début de 1997, tandis que le nombre cumulatif des personnes guéries avait atteint 8,4 millions au début de 1997.
L'OMS continue d'apporter une aide aux pays pour accélérer les activités d'élimination de la lèpre. Deux conférences internationales sur l'élimination de la lèpre, la première à Hanoi, au Viet-Nam, en juillet 1994 et la deuxième à New Dehli, en Inde, en octobre 1996, ont stimulé l'engagement politique des pays. La coordination des activités entre les ministères de la santé, les organisations non gouvernementales internationales et l'OMS progresse régulièrement dans la plupart des pays, et l'OMS collabore aussi avec la Banque mondiale en Inde et au Bangladesh.
En dépit des progrès considérables réalisés sur la voie de l'élimination de cette maladie, le Conseil exécutif a conclu que les activités devaient être intensifiées dans certains grands pays d'endémicité et dans certaines régions d'autres pays pour garantir un accès suffisant à la polychimiothérapie et en améliorer la couverture.
Tout en prenant acte avec satisfaction des progrès réalisés par les Etats Membres en vue de l'élimination de la lèpre en tant que menace pour la santé publique, le Conseil exécutif a prié l'OMS et son Directeur général de continuer à apporter un soutien technique accru aux Etats Membres en vue de l'éllimination de la lèpre, de continuer à mobiliser des moyens techniques et des ressources financières additionnelles pour son élimination, et de renforcer la collaboration avec les organisations non gouvernementales nationales et internationales pour éliminer la lèpre en tant que problème de santé publique.
Informations connexes:Liste restreinte des Candidats au Poste de Directeur généraé (20 janvier, 1998)
Centt unième Session du Conseil Exécutif commence Lundi 16 janvier, 1998)
Pour de plus amples renseignements, les journalistes peuvent s'adresser à l'OMS à Genève, à Gregory Hartl, Communication pour la Santé et Relations publiques, OMS, Genève. Téléphone : (41 22) 791 4458. Télécopie : (41 22) 791 4858. E-mail hartlg@who.chTous les communiqués de presse, aide-mémoire et OMS information peuvent être obtenus sur Internet à la page d'accueil http://www.who.ch/
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