Press Release

Communiqué OMS/24

16 février 1998

 

L' INTERDICTION D'IMPORTER DES PRODUITS ALIMENTAIRES N'EST PAS UN BON MOYEN DE LUTTE CONTRE LE CHOLERA

L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) n'a pu établir de lien entre des flambées de choléra et des produits alimentaires importés, alors même qu'au moins 50 pays de la planète sont touchés par le choléra, épidémique ou endémique, chaque année depuis 1961. C'est ce qu'a déclaré le Directeur général de l'OMS, le Dr Hiroshi Nakajima, dans une note verbale.

Le Dr Nakajima indique en conséquence que "l'interdiction d'importer des produits alimentaires comme les fruits de mer, le poisson d'eau douce ou les légumes ne constitue pas une mesure appropriée pour lutter contre la propagation internationale du choléra et peut représenter une difficulté supplémentaire pour l'économie des pays affectés"

Une note verbale est un document officiel de l'OMS envoyée par le Directeur général aux Etats Membres. Le Directeur général a jugé indispensable de faire cette mise au point concernant la transmission d'origine alimentaire de la bactérie responsable de la maladie, Vibrio cholera 01, après la décision prise récemment par plusieurs pays d'interdire l'importation de poisson frais en provenance d'un certain nombre de pays touchés par le choléra.

Des cas de choléra ont pu survenir épisodiquement à la suite de la consommation de produits alimentaires, généralement des fruits de mer, transportés d'un pays à l'autre par des voyageurs à titre individuel, mais l'OMS n'a jamais établi qu'une flambée de choléra avait été provoquée par des produits alimentaires importés, ainsi que l'a souligné le Directeur général. Les produits qui préoccupent le plus les pays importateurs sont les fruits de mer, le poisson d'eau douce et les légumes susceptibles d'être consommés crus.

L'Organisation mondiale de la Santé estime que la meilleure solution concernant l'importation de produits alimentaires en provenance de zones touchées par le choléra consiste pour les pays importateurs à définir, avec les exportateurs, les bonnes pratiques d'hygiène à suivre pendant la manipulation et le traitement afin d'éviter, d'éliminer ou de réduire au maximum le risque de contamination potentielle et à prendre les dispositions voulues pour garantir une bonne application de ces mesures.


Pour plus de renseignements les journalistes peuvent s'adresser à Gregory Hartl, OMS, Genève. Tél. (41 22) 791 4458, fax (41 22) 791 4858. E-mail: hartlg@who.ch

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