Press Release

Communiqué OMS/37
11 mai 1998

 

LE DIRECTEUR GENERAL SE FELICITE DE L'APPUI DU G-8

AUX ACTIVITES OMS DE SURVEILLANCE DES MALADIES TRANSMISSIBLES

Le Dr Hiroshi Nakajima, Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), a déclaré aujourd'hui à Genève que l'OMS se félicitait de l'engagement pris par le G-8 à combattre et endiguer les maladies transmissibles, et de la confiance qu'il accorde à l'OMS dans l'exécution de cette tâche.

Lors d'une réunion du groupe de huit ministres des affaires étrangères qui a pris fin à Londres samedi 9 mai, les ministres des huit pays les plus industrialisés ont confirmé que "des experts des pays du G-8 et de l'OMS se rencontreront dans le courant du mois pour faire le point sur les systèmes de surveillance mis en place partout dans le monde et pour déterminer comment aider l'OMS à instaurer des réseaux de surveillance mondiale des maladies infectieuses et parasitaires".

Le Dr Nakajima a fait observer que c'était la première fois que le G-8 reconnaissait à l'OMS un rôle directeur dans la surveillance et l'endiguement des maladies infectieuses et parasitaires, s'engageait, et engageait d'autres organes, à soutenir les efforts entrepris en ce sens par l'OMS.

Les ministres des affaires étrangères du G-8 ont souligné que "l'impact des maladies infectieuses et parasitaires demeure préoccupant. Le G-8 entend aider les pays à relever le défi, par exemple en renforçant le secteur de la santé, en développant le potentiel de surveillance et en élaborant des stratégies pour réduire le risque de résistance aux antimicrobiens moyennant des politiques de bon usage des médicaments et de nouvelles interventions".

Il existe déjà plusieurs systèmes de surveillance qui rassemblent à intervalles réguliers des données sur les maladies transmissibles et les zoonoses, données qui sont régulièrement diffusées et mises à profit au sein de l'OMS. Ces systèmes sont actuellement renforcés et élargis. Citons par exemple le réseau contre la grippe qui centralise les informations communiquées par plus de 130 laboratoires participants dans le monde. Les données concernant les souches isolées au cours des 12 mois précédents sont analysées chaque année en février et servent à mettre au point le vaccin antigrippal pour la saison à venir.

On a mis en place ou on est en train de mettre en place des systèmes de suivi et de surveillance d'autres maladies infectieuses et parasitaires comme l'infection à VIH/SIDA, la fièvre hémorragique à virus Ebola et la méningite. D'après le Dr Nakajima "l'OMS partage pleinement l'inquiétude du G-8 à propos de la persistance des maladies infectieuses et parasitaires, y compris du paludisme, de la filariose lymphatique, de la schistosomiase et des helminthiases. La lutte contre les maladies parasitaires est l'une des priorités de l'OMS et l'un des combats les plus difficiles à mener. Nous continuerons d'aider les pays à instaurer des systèmes de surveillance pour toutes les maladies infectieuses et parasitaires qui constituent un grave problème de santé publique car l'un des meilleurs moyens de limiter leur impact est de réunir des données épidémiologiques plus précises pour donner l'alerte".


Pour de plus amples renseignements, les journalistes peuvent s'adresser à l'OMS à Genève, à Gregory Hartl, OMS, Genève. Téléphone : (41 22) 791 44 58. Télécopie : (41 22) 791 48 58. E-Mail: hartlg@who.int

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