|
Communiqué OMS/81
6 novembre 1998ELTON JOHN FAIT UN DON A L'OMS POUR COMBATTRE L'HEPATITE B
Lors d'une brève cérémonie, le Dr Gro Harlem Brundtland, Directeur général de l'OMS, a remercié Sir Elton « au nom de l'Organisation mondiale de la Santé et des enfants qui vont bénéficier de ce don ».
La vedette de rock Sir Elton John a fait aujourd'hui un don important à l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour combattre l'hépatite B. Une partie des recettes du concert organisé à Genève et des fonds provenant d'une vente de charité sera utilisée pour acheter du vaccin contre l'hépatite B pour les pays en développement et sensibiliser l'opinion publique à cette grave maladie.
L'un des vaccins les plus efficaces et les plus surs jamais mis au point pourrait virtuellement éliminer cette maladie si les enfants étaient vaccinés partout », a déclaré le Dr Brundtland. « L'Organisation mondiale de la Santé ne peut pas le faire toute seule. Parmi nos partenaires les plus puissants figurent les personnalités dont l'art nous charme et nous inspire un monde meilleur. Peu d'artistes égalent Sir Elton John en la matière et encore moins en générosité ».
Dans sa lettre, distribuée au concert, Elton John écrit : "L'hépatite B est une maladie qui ressemble beaucoup au VIH/SIDA. L'une comme l'autre ont un puissant pouvoir infectieux et nous exposent tous à un risque où que nous vivions, dans le monde en développement ou dans le monde industrialisé. Toutes deux sont transmises par voie sanguine, par voie sexuelle ou par des aiguilles contaminées. Et toutes deux sèment la mort de nombreuses années après l'infection".
Contrairement au VIH, le virus de l'hépatite B peut se propager d'un enfant à l'autre au sein d'un ménage, et ce mode de transmission est fréquent dans les pays en développement.
Sur 2 milliards de personnes infectées dans le monde, la plupart ont guéri, mais plus de 350 millions sont des porteurs chroniques du virus. On estime que plus de 70 millions de ces porteurs mourront d'une cirrhose du foie ou d'un cancer du foie par suite de cette infection.
Cependant, de grands progrès sont faits dans la lutte contre cette maladie. Depuis 1991, l'OMS a encouragé l'utilisation du vaccin anti-hépatite B dans le cadre des programmes nationaux de vaccination dans tous les pays, faisant de celui-ci le septième vaccin universel utilisé par le Programme élargi de Vaccination de l'OMS (PEV) pour combattre les principales maladies de l'enfance. L'un des buts du PEV est de réduire de 80 % l'incidence de l'hépatite B chez l'enfant d'ici à l'an 2001. Au cours de la seule année 1997, les efforts de vaccination ont permis à 2,4 millions d'enfants dans le monde d'éviter de contracter cette maladie redoutée.
En 1991, seuls 20 pays utilisaient le vaccin contre l'hépatite B. Cette année, 100 pays ont indiqué à l'OMS qu'ils utilisaient ce vaccin de manière systématique dans le cadre de leurs activités nationales de vaccination. Cette augmentation spectaculaire s'explique principalement par la chute du prix du vaccin pour les pays en développement. Lorsqu'il a été introduit pour la première fois, le vaccin coûtait près de US $20 la dose. Aujourd'hui, il ne coûte plus que 50 à 60 cents la dose dans les pays en développement. Il est encore plus cher que les autres vaccins du PEV, mais c'est le premier vaccin contre un cancer humain répandu (le cancer du foie).
De grands résultats ont été obtenus en l'espace de sept ans seulement, mais les progrès ont été inégaux. Alors qu'il n'y a que cinq pays de la Région OMS du Pacifique occidental qui n'utilisent pas ce vaccin, il n'y en a que cinq qui l'utilisent en Afrique subsaharienne.
"Un obstacle de taille à l'action mondiale de lutte contre l'hépatite B est le fait que le financement pour les pays les plus pauvres d'Asie et d'Afrique ne s'est pas matérialisé", déclare le Dr Mark Kane du Programme élargi de Vaccination de l'OMS. "Nous sommes très reconnaissants à Elton John de nous aider à faire prendre conscience de ce besoin non satisfait. Les pays les plus pauvres de la planète ne peuvent pas se permettre ce vaccin et leurs enfants ne sont donc pas protégés. C'est inacceptable du point de vue médical et moral. Nous avons besoin de l'aide de tous nos partenaires pour mettre ce vaccin à la disposition de tous les enfants, quel que soit leur niveau socio-économique".
Pour de plus amples informations, les journalistes peuvent prendre contact avec l'OMS à Genéve: Valery Abramov, OMS, Genève. Tel: (41 22) 791 2543, Fax (41 22) 791 4858. Email: abramovv@who.int
Tous les communiqués de presse, aide-mémoire et OMS information peuvent être obtenus sur Internet à la page d'accueil de l'OMS: http://www.who.int/
Communiqués
1997 | Communiqués 1998 | Aide-mémoire © WHO/OMS, 1998 | Crédits | Contact OMS
|