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Communiqué OMS/89
27 novembre 1998LES SOINS DE SANTE PRIMAIRES AU 21e
SIECLE SERONT L'AFFAIRE DE TOUSRéunis à Almaty, au Kazakhstan, les 27 et 28 novembre 1998 pour célébrer le 20e anniversaire de la Déclaration d'Alma-Ata, les délégués des gouvernements, d'organisations internationales, d'organisations non gouvernementales et du secteur privé dressent le bilan des soins de santé primaires (SSP) et étudient comment de nouveaux partenariats établis aux niveaux local, national et international pourraient permettre, à travers les SSP, d'améliorer encore la santé des populations et le bien-être social.
L'approche SSP repose sur des systèmes de santé complets et est mise en place en partenariat avec les communautés elles-mêmes. Elle recouvre les divers secteurs et activités qui ont une incidence sur la santé et comprend la prévention, la promotion de la santé, le traitement et la réadaptation.
"La santé pour tous à travers les soins de santé primaires est un moyen extrêmement valable, éthique et rentable d'améliorer la qualité de vie des personnes et des communautés", a déclaré le Dr Jo Asvall, Directeur régional de l'OMS pour l'Europe.
Inspirés par la Déclaration d'Alma-Ata de 1978, les pays ont adopté les uns après les autres les soins de santé primaires comme priorité explicite, ce qui s'est traduit par des améliorations importantes et mesurables de l'état de santé des populations.
Depuis l'adoption de l'approche SSP, les taux de mortalité infantile sont tombés de 90 pour 1000 naissances vivantes en 1975 à 59 en 1995 soit une diminution de 34% - tandis que la couverture vaccinale des enfants de moins d'un an passait de 20 à 80% entre 1980 et 1990. Au milieu des années 70, 38% seulement des habitants des pays en développement avaient accès à une eau de boisson saine et 32% à des réseaux d'assainissement adéquats, alors que ces chiffres étaient passés à 66% et 53% respectivement en 1990.
Mais 20 ans après la Déclaration d'Alma-Ata, le monde est radicalement différent de celui qui avait vu la signature de la Déclaration. L'instabilité économique, la mondialisation et le triomphe du libéralisme se sont traduits par des pressions accrues en faveur de la rentabilité et de systèmes de santé privés, tandis que le mode de vie est de plus en plus influencé par les grandes entreprises et les médias internationaux. Ces tendances contribuent toutes à accroître les inégalités.
Dans ce contexte, la réunion qui a lieu cette semaine vise à définir de grandes orientations pour le développement des systèmes de santé aux niveaux local, national et international. Les mesures qui seront prises à l'avenir exigeront une coopération de nombreux acteurs. Des mécanismes devront être mis en place pour renforcer la collaboration entre les ministères et les divers secteurs de la société, dont le secteur privé.
Alors seulement la santé sera-t-elle l'affaire de tous; alors seulement le monde aura-t-il un chance réelle d'atteindre l'objectif fixé à l'origine dans la Déclaration d'Alma-Ata, la santé pour tous.
L'OMS est composée de 191 Etats Membres. Son siège mondial est à Genève (Suisse) et elle compte six Bureaux régionaux: Harare, Zimbabwe (pour l'Afrique), Washington, Etats-Unis d'Amérique (pour les Amériques), Copenhague, Danemark (pour l'Europe), Alexandrie, Egypte (pour la Méditerranée orientale), New Delhi, Inde (pour l'Asie du Sud-est) et Manille, Philippines (pour le Pacifique occidental).
Pour de plus amples renseignements, les journalistes peuvent s'adresser à l'OMS à Genève, à Gregory Hartl, OMS, Genève. Téléphone : (41 22) 791 44 58. Télécopie : (41 22) 791 48 58. E-Mail: hartlg@who.int
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