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Communiqué OMS/90
1 décembre 1998JOURNEE MONDIALE DU SIDA 1998
L'épidémie de SIDA : le Directeur général invite
les services de santé à répondre davantage
aux besoins des jeunesDans son message à l'occasion de la Journée mondiale du SIDA, le Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), le Dr Gro Harlem Brundtland a souligné que, pour ralentir la propagation du SIDA chez les jeunes, les services de santé doivent être davantage axés sur leurs besoins.
Chaque minute, cinq jeunes sont infectés par le VIH et la moitié des nouvelles infections concerne aujourd'hui des jeunes de 15 à 24 ans. En Afrique, la région la plus touchée, 60% des nouvelles infections touchent ce groupe d'âge. En Afrique du Sud, il ressort d'une étude portant sur des adolescentes enceintes de 15 à 19 ans que le taux de VIH-positives atteint près de 13%, dont 9,5% avaient été infectées avant l'âge de 15 ans.
Ainsi que l'a déclaré le Dr Brundtland, "Ces statistiques constituent pour nous un rappel alarmant car sous sommes tout simplement en train de trahir nos jeunes et le secteur de la santé doit accepter sa part de responsabilité. Il faut que les services de santé répondent davantage aux besoins des jeunes et que le personnel de santé sache aborder avec les jeunes les questions qui concernent leur vie. Les jeunes peuvent s'aider eux-mêmes, mais ils ont besoin d'informations exactes et de traitements appropriés une solution consiste à leur offrir des services de santé réceptifs auprès desquels ils n'éprouvent aucune gêne."
Il est très important de rationaliser les services de santé pour qu'ils répondent aux besoins des jeunes. Le manque de bienveillance du personnel, l'excès de paperasserie ou une attitude perçue comme un non-respect de la confidentialité sont autant de facteurs qui risquent de dissuader les jeunes de s'adresser aux services de santé. C'est particulièrement grave dans le cas des maladies sexuellement transmissibles de l'adolescent qui peuvent favoriser non seulement des complications potentiellement mortelles comme le cancer du col de l'utérus, mais aussi la transmission du VIH.
"Lorsqu'un jeune contracte une maladie sexuellement transmissible, y compris le VIH, il lui faut parfois longtemps pour l'accepter en raison de l'association avec la vie sexuelle. Des semaines, des mois ou, dans le cas du VIH, des années peuvent s'écouler avant qu'ils ne cherchent à se faire soigner. Une attitude inamicale des services de santé qui stigmatise le comportement des jeunes ne fera qu'aggraver la situation."
Un centre de santé qui est à l'écoute des besoins des jeunes offre, outre l'accès à un traitement médical, un endroit idéal pour un travail de sensibilisation au VIH/SIDA. L'éducation sexuelle a fait ses preuves pour ce qui est de la réduction des risques d'infection surtout chez les jeunes, qui peuvent être amenés à se protéger dès le début de leur vie sexuelle.
L'OMS a lancé une initiative sur le VIH/SIDA et les maladies sexuellement transmissibles. Il s'agit, dans le cadre de l'ONUSIDA, d'aider les ministères de la santé à intensifier leurs efforts pour renforcer les systèmes de santé en vue d'une riposte adéquate à l'épidémie. Le traitement des maladies sexuellement transmissibles fera partie de la stratégie de prévention.
Ainsi que l'a dit le Dr Brundtland, "Les jeunes ne sont pas seulement au coeur de l'épidémie aujourd'hui, ils sont aussi au coeur de la solution. Investir dans la jeunesse est une politique rentable. Les comportements et les attitudes qu'adopteront les adolescents dans leurs relations avec autrui et en matière de sexualité et d'usage rationnel des substances dureront toute la vie. Et ces comportements influenceront également la santé et le bien-être de leurs propres enfants."
Pour de plus amples renseignements, les journalistes peuvent s'adresser à Christopher Powell, Communication pour la Santé et Relations publiques, OMS, Genève. Téléphone : (41 22) 791 2888. Télécopie : (41 22) 791 4858. Email : powellc@who.int.
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