Press Release

Communiqué de Presse WHA/2
12 mai 1998

 

LA CINQUANTE ET UNIEME ASSEMBLEE MONDIALE DE LA SANTE S'EST OUVERTE A GENEVE

Le Dr Faisal Radhi Al-Mousawi (Bahrein) est élu Président

La Salle des AssembléesLa Cinquante et unième Assemblée mondiale de la Santé s'est ouverte hier à Genève, au Palais des Nations, en présence de plus de 1200 délégués, dont de nombreux ministres de la santé, représentant les 191 Etats Membres de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). La séance d'ouverture de l'Assemblée, qui doit durer six jours, a été présidée par Shri Salem Iqbal Shervani, Président de la Cinquantième Assemblée mondiale de la Santé.

Lors de la cérémonie d'ouverture, M. Flavio Cotti, Président de la Confédération suisse, s'est adressé à l'Assemblée, notant que "malgré les efforts déployés jusqu'ici, la situation sanitaire mondiale présente encore des contrastes criants." En effet, a dit Flavio Cotti, "le constat est amer: malgré tous les efforts déployés jusqu'ici, la santé reste encore souvent l'apanage des nantis. Dans certaines régions du monde, la maladie va de pair avec la misère, les inégalités sociales et le sous-développement. En bref, la pauvreté est un fléau pour la santé. La conscience de l'importance de la santé dans la vie de chacun de nous engage clairement à intensifier notre action politique contre la pauvreté", a conclu le Président de la Confédération.

Dr Faisal Radhi Al-MousawiLes délégués ont ensuite élu le Dr Faisal Radhi Al-Mousawi, Ministre de la Santé de Bahrein, Président de l'Assemblée, dont ils ont également élu les cinq Vice-Présidents, soit le Dr A. Guzman Marcelino (République dominicaine), le Dr N. C. Dlamini Zuma (Afrique du Sud), M. J. Y. Thinley (Bhoutan), le Professeur A. Insanov (Azerbaïdjan) et M. E. K. Pretrick (Etats fédérés de Micronésie), ainsi que les présidents de la Commission A, le Dr G. Durham (Nouvelle Zélande) et de la Commission B, le Dr N. Seripala de Silva (Sri Lanka).

Le Dr Faisal Radhi Al-Mousawi a évoqué dans son discours les cinquante premières années de l'OMS, notant que la meilleure illustration des progrès accomplis est le fait que l'espérance de vie ait augmenté partout dans le monde, passant d'à peine 46 ans au début des années cinquante à 65 ans en 1995. Par ailleurs, l'écart entre la durée moyenne de vie dans les pays développés et les pays en développement s'est réduit, de 25 ans en 1955 à 13 ans en 1995.

Le Président a également souligné que le plus grand défi, pour les pays du monde d'aujourd'hui, est la crise financière qui a débuté au début des années 1980 et conduit à réduire les dépenses publiques consacrées aux projets et aux services de santé à une époque où la demande de ces prestations augmentait, ce qui a obligé de nombreux pays à chercher d'autres sources de financement pour préserver les acquis. Certains de ces pays ont éprouvé à ce sujet des difficultés considérables qui montrent qu'une libéralisation trop rapide de l'économie peut compromettre les prestations sociales en général et les prestations de santé assurées aux pauvres et aux autres groupes vulnérables en particulier.

Prenant la parole mardi matin, le Dr Hiroshi Nakajima, Directeur général de l'OMS, a remarqué que "pour l'ensemble du monde, la santé s'est améliorée au cours de ces cinquante dernières années plus qu'à tout autre moment dans l'histoire." (....) "L'Organisation mondiale de la Santé, qui compte aujourd'hui 191 Etats Membres, peut être fière à juste titre d'avoir rendu ces progrès sensibles par son rôle directeur dans la coopération internationale." Comme l'a souligné le Directeur général, "la pauvreté demeure un facteur important de maladie et d'exclusion des services de santé, mais de nouvelles approches du développement de la santé et de la coopération peuvent sensiblement réduire ce problème par une utilisation plus efficace des ressources et du potentiel humain existants." Evoquant le devoir qu'a l'OMS de représenter les intérêts de la santé de tous les peuples, le Dr Nakajima a dit, "Nous devons faire entendre le point de vue que le commerce et la production d'un revenu économique ne doivent pas sacrifier l'exigence de sécurité et de justice". "Nous devons en effet" a-t-il ajouté, "toujours garder à l'esprit que notre responsabilité n'est pas seulement technique. La recherche et les soins de santé soulèvent des questions éthiques majeures dans des domaines tels que les essais cliniques sur des sujets humains, le clonage, les xénogreffes, les droits des malades, la génétique, la confidentialité des données et les questions de propriété intellectuelle. Dans tous les cas, c'est le souci de la santé des personnes, de leur sécurité et de leur autonomie qui doit prévaloir. Dans notre engagement pour la santé et la coopération internationale, le principe qui doit nous guider est le respect de l'égale valeur et dignité de tous les êtres humains." 

La Cinquante et Unième session de l'Assemblée mondiale de la Santé doit prendre fin le samedi 16 mai 1998.


Pour de plus amples renseignements, les journalistes peuvent s'adresser à l'OMS à Genève, à Philippe Stroot, Coordonnateur des Relations avec les Medias, OMS, Genève. Téléphone : (41 22) 791 2535. Télécopie : (41 22) 7191 4858, e-mail strootp@who.ch.

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