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| Communiqué OMS/99/02 25 janvier 1999 |
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| PERSPECTIVES POUR L'OMS
En énonçant les grandes orientations pour l'Organisation dans sa déclaration intitulée Perspectives pour l'OMS, le Dr Gro Harlem Brundtland, Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé, a indiqué comment, selon elle, l'OMS devait aborder le siècle prochain. Dans son allocution au Conseil exécutif de l'OMS, dont la cent troisième session a commencé ses travaux aujourd'hui à Genève, le Dr Brundtland a présenté l'action de développement dans le monde et ses incidences pour l'Organisation. "En tant que Directeur général, je me suis engagée à placer la santé au coeur de l'action internationale en faveur du développement", a indiqué le Dr Brundtland. Des investissements judicieux dans le domaine de la santé peuvent être l'un des moyens les plus rentables de promouvoir le progrès et le développement. En améliorant la santé dans les pays pauvres, on augmente le PIB par habitant. Dans les pays riches, on réduit les coûts d'ensemble pour la société. "A l'ère de la mondialisation des échanges et des investissements, à une époque où les pays cherchent par tous les moyens à joindre les deux bouts, nous avions une solution et nous ne le savions pas", a-t-elle ajouté. En ce qui concerne l'action de l'OMS, le Dr Brundtland a dégagé quatre axes stratégiques : renforcer le travail avec les pays; mieux cibler l'action pour obtenir de meilleurs résultats en matière de santé; être plus efficaces dans l'appui au développement du secteur de la santé; et être plus novateurs dans la création de partenariats influents. Le Directeur général a réaffirmé l'engagement en faveur des soins de santé primaires et du principe de l'accès universel à des soins de qualité. "Les gouvernements se doivent de donner aux gens la possibilité d'atteindre ces objectifs sanitaires. Du point de vue politique et institutionnel, la santé est l'un des secteurs les plus difficiles qui soient dans n'importe quel pays", a-t-elle souligné. "Si l'OMS veut assumer un rôle directeur dans le domaine de la santé, nous ne pouvons pas décliner la responsabilité que nous avons d'aider nos collègues à affronter une situation complexe." Tout au long de son allocution, le Dr Brundtland a affirmé la nécessité de forger de nouveaux partenariats, évoquant aussi bien une collaboration plus étroite avec la Banque mondiale et l'Organisation mondiale du Commerce qu'un dialogue nouveau avec le Fonds monétaire international. L'OMS renforce sa présence à l'Organisation de l'Unité africaine ainsi qu'à l'Union européenne. "En plus des gouvernements et des organisations intergouvernementales, nous établissons progressivement des partenariats avec les ONG et le secteur privé", a-t-elle précisé. Décrivant les inégalités toujours croissantes en matière de soins de santé, le Dr Brundtland a fait observer que "jamais autant de personnes n'ont eu accès à un aussi large éventail de services de santé. Mais, parallèlement, jamais autant ne se sont vu refuser l'accès aux prestations de santé, même les plus fondamentales. Le monde en développement supporte 90% du poids de la morbidité, mais les pays pauvres ne recueillent que 10% des ressources allouées à la santé." Le Dr Brundtland a fait observer que la tendance était plutôt à une aggravation de ces inégalités, tant dans les pays développés que dans les pays en développement. Alors que le monde dans son ensemble s'enrichit, le problème de la pauvreté absolue continue de s'aggraver et 70% de ceux qui vivent dans la pauvreté absolue sont des femmes. Malgré les immenses progrès techniques dont bénéficient la santé publique et la médecine, le monde reste mal armé face à des épidémies meurtrières comme le VIH/SIDA, le paludisme et la tuberculose. Si les pays riches continuent de s'enrichir, la volonté d'appuyer le développement international a tendance à s'émousser dans le monde. Parmi les autres faits marquants de la première journée du Conseil, le Dr Julio Frenk et le Dr Chris Murray ont présenté un exposé intitulé "La santé dans le monde : tendances et défis à relever". Retraçant la situation sanitaire mondiale au cours de la deuxième moitié du XXe siècle, ils ont noté que le plus souvent dans le monde la mortalité des hommes et des femmes adultes a sensiblement diminué, mais qu'il y avait toutefois deux exceptions majeures: les niveaux croissants de la mortalité chez les hommes adultes en Europe orientale et l'augmentation sensible de la mortalité des hommes adultes due à l'infection à VIH en Afrique sub-saharienne.Regardant vers l'avenir, le Dr Frenk et le Dr Murray prévoient des transformations profondes en matière de santé au cours des deux prochaines décennies. "D'ici 2020, les principales causes de la charge de la maladie seront probablement les cardiopathies ischémiques, la dépression et les accidents de la circulation. Les tendances en matière de santé devraient être dominées par quatre facteurs : le vieillissement de la population mondiale, l'évolution de l'épidémie de VIH, la mortalité et les incapacités liées au tabac, et la diminution de la mortalité de l'enfant par maladies infectieuses." Pour de plus amples informations, les journalistes peuvent prendre contact avec Valery Abramov, OMS, Genève. Tel: (41 22) 791 2543, Fax (41 22) 791 4858. Email: abramovv@who.int Tous les communiqués de presse, aide-mémoire et OMS information peuvent être obtenus sur Internet à la page d'accueil de l'OMS: http://www.who.int/ |
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Communiqués
1999 | Note
à la presse 1999 |
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