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| Communiqué OMS/99/10 5 février 1999 |
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| SELON L'OMS, L'AMÉLIORATION DE LA SANTÉ PUBLIQUE SAUVERA
LES VIES DE MILLIONS DE FEMMES
La Haye Il est « inacceptable » que plusieurs centaines de milliers de femmes meurent chaque année à la naissance de leur enfant, la plupart du temps pour des causes facilement évitables, a déclaré aujourd'hui le Dr Gro Harlem Brundtland, Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé, lors d'une conférence ministérielle sur les questions de population. « Imaginez le coût que représente pour les individus comme pour la société les 600 000 décès maternels et les 7,6 millions de morts périnatales qui surviennent chaque année, a dit le Dr Brundtland lors d'une discussion en groupe sur la santé génésique. » Les ministres de plus de 180 pays se sont rassemblés à la Haye pour évaluer les progrès réalisés en cinq ans depuis la Conférence internationale du Caire sur la population et le développement, en 1994. Le Dr Brundtland a déclaré que, dans le domaine de la mortalité maternelle, on ne constatait pas beaucoup de signes de progrès. « Dans certaines régions d'Afrique, une femme enceinte sur 16 meurt faute d'avoir reçu les soins prénatals nécessaires, a-t-elle rappelé. Or, en Europe et en Amérique du Nord, ce malheur ne frappe qu'une femme sur 4 000. Aucun autre indicateur ne révèle aussi fortement les disparités entre riches et pauvres, entre ceux qui ont tout et ceux qui n'ont rien, entre le monde développé et le monde en développement. » Il est possible d'éviter la plupart des décès et des souffrances au moyen de soins de santé publics simples et peu onéreux. Mais le Directeur général a averti que la condition du progrès résidait dans le renforcement général des systèmes de santé et non dans une fragmentation des mesures apportées au problème. Selon le Dr Brundtland, le manque de progrès provient également du déclin de l'aide internationale. Bien que les pays développés se soient engagés à y consacrer 0,7 % de leur produit intérieur brut, le niveau actuel est de 0,2 % et continue de diminuer. « Je serai claire sur ce point. Ignorer les besoins des gens en matière de santé génésique est contraire aux droits fondamentaux et à la justice sociale. Les gens ont le droit de prendre des décisions libres et informées en ce qui concerne leur vie génésique. Ils ont le droit à l'information et aux soins qui leur permettront de protéger leur santé et celle de leurs proches. Ils ont le droit de profiter des progrès de la science dans le domaine de la santé. » De 5 à 15 % du poids de la morbidité dans le monde est lié à l'ignorance des besoins de santé génésique. Les personnes touchées, en particulier les femmes, sont dans la fleur de l'âge, à une époque de leur vie où leur potentiel, leurs responsabilités et leur productivité sont les plus grands. Dans le monde, pour les femmes en âge de procréer, trois grands groupes de problèmes qui affectent la santé génésique sont à l'origine de plus de 20 % des années de vie en bonne santé perdues : ce sont les maladies sexuellement transmissibles, dont le VIH/SIDA, les complications de la grossesse et de l'accouchement et les cancers des voies génitales. Dix pour cent supplémentaires d'années de vie en bonne santé sont perdues du fait des maladies qui touchent le nouveau-né. « L'OMS va relever ce défi, a assuré le Dr Brundtland. Ce que traduisent pour nous ces niveaux élevés de mortalité maternelle, outre leur signification pour les femmes et les enfants, outre le fardeau de morbidité qu'ils représentent, c'est l'incapacité des systèmes, des politiques et des programmes de santé à répondre aux besoins essentiels des femmes. » Pour de plus amples renseignements, les journalistes peuvent s'adresser à Jon Lidén, OMS, Genève. Téléphone : (41 22) 791 3982. Télécopie : (41 22) 791 4858. Email : lidenj@who.int Tous les communiqués de presse, aide-mémoire et OMS information peuvent être obtenus sur Internet à la page d'accueil de l'OMS: http://www.who.int/ |
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Communiqués
1999 | Note
à la presse 1999 |
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