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| Communiqué OMS/14 2 mars 1999 |
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LA FLAMBEE AFGHANE MORTELLE IMPUTEE A UNE INFECTION RESPIRATOIRE AIGUË D'ALLURE GRIPPALE A leur retour d'Afghanistan, deux experts médicaux de l'Organisation mondiale de la Santé ont déclaré qu'une maladie mystérieuse ayant fait plusieurs dizaines de victimes dans une zone montagneuse reculée du nord de l'Afghanistan était une infection respiratoire aiguë d'allure grippale. Le nombre élevé de décès est dû à des infections bactériennes secondaires aggravées par des conditions médiocres d'hygiène et de nutrition et à l'absence d'antibiotiques. Les informations provisoires concernant les deux groupes de villages les plus peuplés font état de 196 décès. Il est impossible de déterminer le nombre total des morts, aucune information n'ayant été reçue de certains villages qu'il n'est simplement pas possible d'atteindre en raison des conditions météorologiques. Le Dr Thomas Grein et le Dr Takaaki Ohyama - qui se sont rendus en Afghanistan pour le compte du Siège de l'OMS peu après l'arrivée des premières informations concernant la maladie à la mi-février - ont regagné Dushanbe, au Tadjikistan, dimanche dernier. Ils ont dit avoir traité 20 malades avec un antibiotique, le chloramphénicol, qui avait sensiblement amélioré leur état, et en avoir informé les autorités sanitaires. Des échantillons cliniques prélevés par les deux médecins seront analysés sous peu afin de déterminer la nature exacte de la maladie. Une flambée d'une maladie non identifiée à Darwaz, au Badakhstan qui est situé au nord de l'Afghanistan, a d'abord été signalée à l'OMS le 13 février . Le 26 février, une équipe spécialisée de l'OMS est arrivée par hélicoptère dans un des villages touchés, Jamarche Bala, avec le soutien logistique de l'Organisation des Nations Unies. D'autres villages ont reçu la visite de Médecins sans frontières et de Focus ( Fondation Aga Khan ). La flambée a éclaté vers la mi-janvier, après le retour au village de Waram de deux hommes jeunes qui souffraient d'une infection respiratoire aiguë et qui habitaient chez le chef du village. Dans les deux jours qui ont suivi, une quarantaine de personnes vivant sous le même toit et dans les habitations voisines sont tombées malades. La maladie s'est ensuite propagée dans tout le village, touchant 70 à 80 % des foyers. Ce village compte 5 400 habitants. Des décès sont survenus chez les habitants des deux sexes, mais surtout chez les nourrissons et les personnes âgées. Selon le chef du village, les plus gravement touchés par la maladie étaient "ceux qui avaient déjà eu des problèmes de santé". Le cas le plus récent remonte au 26 février. La maladie, qui est d'allure grippale, se caractérise par de la fièvre, des céphalées et des myalgies d'installation brutale, suivies de douleurs thoraciques et de toux. Les habitations et les installations sanitaires sont surpeuplées tous les membres d'une même famille (de 7 à une vingtaine) vivant dans une seule pièce. Les réserves d'eau ne sont pas protégées. L'eau provient d'un ruisseau qui traverse le village. Les gens ne se lavent pas à cause du froid et la nutrition est de qualité médiocre. En hiver, le régime alimentaire de subsistance se limite à du pain et à des oignons. On ne trouve pas de services de santé dans cette zone reculée qui a échappé aux équipes de vaccination systématique. Le centre de santé de base le plus proche se trouve à six jours de marche en été. Les premières conclusions de l'équipe OMS envoyée sur place sont que la flambée, actuellement sur le déclin, est due à un syndrome d'allure grippale ayant touché une part importante de cette population isolée et peu accessible qui n'est peut-être pas souvent exposée à la grippe. On a observé un pourcentage élevé de complications secondaires, principalement des pneumonies. La mortalité inhabituelle (dans le cas de la grippe) a atteint 1 à 2% de la population totale, principalement du fait de surinfections bactériennes et de l'absence d'antibiotiques et de la médiocrité des conditions de vie, notamment sur le plan nutritionnel. L'OMS et ses partenaires sur place aident actuellement les autorités locales à organiser le traitement de suivi et la livraison de fournitures médicales supplémentaires à la zone concernée. Pour de plus amples informations, les journalistes peuvent prendre contact avec Valery Abramov, OMS, Genève. Tel: (41 22) 791 2543, Fax (41 22) 791 4858. Email: abramovv@who.int Tous les communiqués de presse, aide-mémoire et OMS information peuvent être obtenus sur Internet à la page d'accueil de l'OMS: http://www.who.int/
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Communiqués
1999 | Note
à la presse 1999 |
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