Communiqués de presse 1999

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Communiqué OMS/99/20
8 avril 1999

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POUR L'OMS, LES MAUVAIS TRAITEMENTS INFLIGES AUX ENFANTS CONSTITUENT UN PROBLEME MAJEUR DE SANTE PUBLIQUE

D'après l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), les mauvais traitements infligés aux enfants constituent désormais un problème majeur de santé publique partout dans le monde. Une estimation récente de l'OMS montre que dans le monde, 40 000 000 d'enfants âgés de 0 à 14 ans souffrent de mauvais traitements et de défaut de soins et ont besoin de prestations sanitaires et sociales.

Plusieurs études internationales différentes conduites dans 19 pays (en Afrique du Sud, en Suède, en Répubique dominicaine notamment) font état de taux de sévices sexuels allant de 7 à 34% pour les filles et de 3 à 29% pour les garçons.

La charge de morbidité liée aux traumatismes subis est écrasante du point de vue des coûts et du développement socio-économique. Une étude réalisée aux Etats Unis d'Amérique a par exemple révélé un coût annuel de US$ 12,4 milliards pour 2 millions de cas de mauvais traitements à enfant..

"Les enfants victimes de mauvais traitements présentent toute une gamme de troubles physiques, affectifs et du développement qui peuvent les empêcher de mener une vie saine et productive. Outre des problèmes de santé, les enfants maltraités ont des difficultés scolaires, des problèmes de toxicomanie et des démélés avec la justice. Il s'agit d'un problème de santé publique d'une importance capitale pour l'OMS et d'un défi pour le prochain millénaire" dit le Dr Bjorn Thylefors, Directeur du Département de l'OMS sur la prévention des incapacités et des traumatismes et la réadaptation.

Lors d'une réunion tenue récemment au Siège de l'OMS à Genève, des experts venus de toutes les régions du monde ont présenté des conclusions et des études de cas qui montrent que les mauvais traitements infligés aux enfants posent un problème auquel il est impératif de s'attaquer dans les pays développés comme dans les pays en développement. Ces 24 experts représentaient des disciplines aussi diverses que la prévention de la violence et des traumatismes, la médecine, les sciences sociales, la santé publique, la psychiatrie, la psychologie et le droit.

Des programmes exécutés dans certains pays ont montré qu'il est possible de réduire la prévalence des mauvais traitements à enfant quand des conseils d'éducation sont prodigués aux parents dans un environnement favorable avant et après la naissance par des personnels infirmiers et/ou des agents de santé communautaires. Ces programmes sont d'autant plus efficaces qu'ils sont centrés sur l'enfant et la famille et basés dans la communauté.

Ainsi que l'ont recommandé les experts, la communauté internationale pourrait prendre des initiatives importantes, notamment:

1) mettre en place un système mondial de collecte de données sur les mauvais traitements infligés aux enfants et établir des estimations de l'impact de ces cas sur la santé publique et de leur coût;

2) échanger des informations sur les interventions et les méthodes les plus efficaces en matière de prévention des cas de mauvais traitements et de défaut de soins aux enfants;

3) poursuivre les activités d'évaluation et de recherche sur la prévention des mauvais traitements à enfant;

4) élaborer des programmes nationaux de prévention des mauvais traitements à enfant ainsi que des programmes d'aide sociale aux victimes et aux familles.

Les points forts et les caractéristiques des différentes cultures doivent être utilisés dans toutes les approches du problème.

Dans ce domaine, le premier souci de l'OMS est avant tout le bien-être et la santé de l'enfant. Qu'il s'agisse des mauvais traitements infligés aux enfants, de la prévention des toxicomanies ou de la promotion de la santé mentale, l'OMS réaffirme la valeur de la Convention de l'ONU relative aux droits de l'enfant comme la base de l'action de la communauté internationale contre les mauvais traitements infligés aux enfants partout dans le monde.


Pour de plus amples renseignements, les journalistes peuvent s'adresser à Gregory Hartl, OMS, Genève. Téléphone : (41 22) 791 44 58. Télécopie : (41 22) 791 48 58. E-Mail: hartlg@who.int

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