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| Communiqué OMS/99/21 9 avril 1999 |
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FLAMBÉE
ÉPIDÉMIQUE DE POLIOMYÉLITE L'Organisation mondiale de la Santé a confirmé aujourd'hui que la poliomyélite était à l'origine de la flambée de paralysies observées chez les enfants en Angola. Elle a envoyé une équipe en mission pour travailler avec le Ministère de la Santé et lutter contre cette épidémie. Presque tous les cas ont été observés chez des enfants de moins de cinq ans et la plupart ont entre un et deux ans. Ils vivent dans des quartiers surpeuplés de Luanda, la capitale, où les familles se sont réfugiées pour échapper au récent conflit. Le nombre des cas a augmenté beaucoup ces derniers jours et atteint aujourd'hui 206, selon des rapports non confirmés. L'OMS a reçu hier la confirmation par le centre d'essais le plus proche, le National Institute for Virology, en Afrique du Sud, que le poliovirus sauvage de type 3 avait été isolé dans 11 des 22 échantillons de selles prélevés chez les enfants paralysés d'Angola. La vaccination n'a pas été faite ou seulement partiellement pour 90 % de ces enfants qui ne sont donc pas protégés du virus. La poliomyélite est une maladie très infectieuse qui envahit le système nerveux et peut provoquer la paralysie en quelques heures. L'OMS et l'UNICEF travaillent avec le Ministère de la Santé angolais pour organiser une campagne de vaccination afin de maîtriser cette flambée en vaccinant 700 000 enfants. Une campagne de type Journée nationale de vaccination, au cours de laquelle des millions d'enfants devraient être vaccinés en quelques jours, est prévue pour cet été. L'OMS est le fer de lance de l'action internationale visant à éradiquer la poliomyélite d'ici la fin de l'an 2000. On a découvert le dernier cas dans l'hémisphère occidental en 1991 au Pérou et, en 1997, on a signalé au Cambodge le dernier cas dans la Région du Pacifique occidental qui comporte la Chine. Il ne reste plus que trois zones majeures de transmission dans le monde : en Asie du Sud (Afghanistan, Pakistan, Inde), en Afrique de l'Ouest (principalement au Nigéria) et en Afrique centrale (principalement la République démocratique du Congo). A la suite des campagnes de vaccination de masse couvrant des centaines de millions d'enfants, le nombre des cas dans le monde a diminué de près de 90 % en dix ans, passant de 35 000 à 5 000 en 1999. Il suffit de quelques gouttes de vaccin pour garantir à un enfant une protection à vie contre la poliomyélite. L'OMS a lancé en 1988 son initiative mondiale d'éradication de la poliomyélite. Ses principaux partenaires sont le Rotary International, l'UNICEF, les Centers for Disease Control et les gouvernements de l'Allemagne, de l'Australie, du Canada, du Danemark, des Etats-Unis d'Amérique, du Japon et du Royaume-Uni. L'éradication de la poliomyélite repose sur quatre stratégies principales : couverture élevée de la vaccination systématique par le vaccin antipoliomyélitique oral ; Journées nationales de vaccinations pendant lesquelles des millions d'enfants de moins de cinq ans sont vaccinés au cours d'une seule journée ; surveillance efficace de la paralysie flasque aiguë et du poliovirus sauvage ; campagnes de vaccination porte à porte, dites de « ratissage ». Pour de plus amples informations, les journalistes peuvent prendre contact avec Valery Abramov, OMS, Genève. Tel: (41 22) 791 2543, Fax (41 22) 791 4858. Email: abramovv@who.int Tous les communiqués de presse, aide-mémoire et OMS information peuvent être obtenus sur Internet à la page d'accueil de l'OMS: http://www.who.int/ |
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Communiqués
1999 | Note
à la presse 1999 |
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